Pensée du soir…

Il est 23h52, je devrais dormir avant que mon fils se réveille mais j’ai envie de poser par écrit une idée qui me trotte en tête.

† Je viens de passer presque deux heures sur Amazon à essayer de dénicher quelques nouveaux livres pour ma fille (j’y ai aussi cramé deux heures de sommeil hier). J’ai enfin trouvé mais ça a été assez difficile. j’ai continué en zieutant l’un ou l’autre titre pour moi. Mais je n’ai pas réussis à me décider car il y en avait de trop qui me donnaient envie et je n’ai pas la possibilité de faire exploser ma visa pour l’instant. Bref.

† J’adore dénicher des bouquins un brin obscurs… et j’ai toujours voulu être libraire. Problème, il faut déjà vendre des tonnes de livres pour gagner sa vie. Un vieux bouquiniste avec qui je causais un jour m’avoua qu’il est impossible, selon lui, pour un jeune aujourd’hui d’ouvrir une librairie classique (financièrement parlant). Ceux qui le veulent pourront cracher sur Amazon et autres grosses boutiques en ligne disant que c’est de leur faute. Moi j’adore Amazon. Pourquoi ? Parce qu’il y a toujours tout ce que je cherche (et bien plus encore) et que ses algorithmes de recommandation sont vachement efficaces. Je ne suis même pas sûre que les librairies soient si moribondes que ça. Les mauvaises meurent sans doute mais il y en a encore qui survivent (Molière à Charleroi par exemple). Mais ce n’est pas le genre d’endroit qui m’excite beaucoup personnellement. Le seul intérêt que j’y vois c’est de pouvoir me procurer rapidement un livre grand public dont j’ai envie, des mangas et des livres d’histoire notamment (comme je suis radin, je prend les livraisons gratuites d’Amazon et il faut quand même quelques jours, Charleroi par contre est à quelques minutes en voiture de chez moi).

Je fantasme plutôt sur des micro-librairies spécialisées (intenable du point de vue business pour le gérant). Ces micro-librairies ne seraient pas spécialisées du point de vue des thématiques qu’elles proposeraient mais de la personnalité et des goûts du tenancier. Je m’explique en prenant mon cas. Dans ma micro-librairie, vous pourriez trouver tous les bouquins de Harry Crews et d’autres romans ultra noirs américains. Il y aurait aussi des livres complètements bizarres, des pavés (j’aime bien les très gros livres où l’on peut se perdre), deux ou trois séries de mangas, l’intégral de Chesterton, un rayon éphémère sur la boxe, plus quelques livres de cuisine en lien avec les titres précédents. Point barre. Chez mon voisin, vous trouveriez tout autre chose mais, là aussi, sélectionné avec attention et pour des raisons bien particulières.

Serait-ce possible ? Je ne le pense pas. Comme je l’ai dit, une pareille boutique ne tournerait sans doute jamais assez que pour en vivre. Par contre en se laissant un peu aller à la fiction, on pourrait imaginer :

  • Qu’un libraire reçoive des subsides de l’état à chaque fois qu’il vend un bouquin qui n’est pas grand public (une prime pour incitation à la culture).
  • Inventer, grâce à la réalité augmentée, un manière pour n’importe qui de créer une librairie virtuelle mais que l’on peut réellement visiter de chez soi (causer avec le vendeur, sentir le poids des livres, les odeurs,…). Ses boutiques seraient connectées à Amazon (par exemple) et fonctionneraient avec un système semblable à l’affiliation.  Ainsi, je pourrais ouvrir ma librairie toutes les nuits de 23h à 2h du matin, vendre dix bouquins, gagner quelques euros en m’étant amusé et ce, sans frais de local, de stock, etc…

Ceci me donne aussi une idée d’histoire/chronique d’une librairie imaginaire et nomade avec lien… à creuser. 

† Il y a tellement de choses cool à faire, tester et mettre en place, s’il ne fallait pas bêtement gagner sa vie (ou en étant plus malin/efficace ce que je ne suis pas pour l’instant).

 

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