Pensée du soir…

Il est 00h45. Mon fils s’est réveillé dans son petit lit vers minuit trente, je l’ai pris avec moi dans le canapé et il vient de se rendormir. Ce petit bonhomme va déjà avoir 8 mois !

Ces satanés projets qui encombrent mon esprit trop étroit. Je ne parviens à en mener aucun à terme (ou presque) par manque de temps et, aussi, car ils ont tendance à perdre toutes saveurs dès lors que j’ai trop joué avec. Quoi que la réalité soit un peu plus nuancée. Car cette abondance d’échappatoires (car c’est bien ce que sont toutes ces idées au fond, des portes vers un ailleurs) me fait souvent du bien. Je ne sais pas trop comment l’expliquer mais j’associe des sensations à chaque concept, bien souvent rassurante et accompagnée d’un brin de nostalgie ou plutôt de romantisme.

Par exemple… un de mes projets s’appelle PELOTÉE. C’est un jeu de plateau qui propose de simuler des parties de balle-pelote explosive en prenant la tête d’une équipe de mutilés. À tous moments, la pelote peut péter à la tronche des joueurs, les estropiant au fur et à mesure des matchs. Il faut gérer ces blessures et, éventuellement, remplacer les membres manquants par des prothèses, travailler sa notoriété pour attirer de nouveau sponsors, imaginer le background de son équipe (membres, style, le local, les sponsors,…). Voilà pour le concept en lui même. Mais ce n’est pas tout. Car, dans sa forme aboutie, le jeu serait accompagné d’autres manifestations sur le plan physique cette foi, qui lui donnerait encore plus saveur. Et c’est là, justement, qu’une sorte d’alchimie opère avec mon être. C’est à ce moment là, quand l’idée rencontre la matière qu’il se passe quelque chose.

Pelotée serait normalement vendu en print and play ou au format papier. Il y aurait les règles, le plateaux et des personnages en papier. Mais…

  • Il y aurait aussi des figurines vendue dans des pochettes surprises (comme les Monster in my Pocket). Mieux encore, ces pochettes seraient uniquement disponibles dans des bars (comme Les Templiers), des bistrots et dans les clubs de balle-pelote.
  • Il y aurait des cartes de pin-ups vintage qui servirait à annoncer les résultats en écrivant sur leurs seins ou sur leurs fesses (directement sur les cartes).
  • Il y aurait un championnat à Charleroi dans les différents café le mardi soir + des séances d’échange et, pourquoi pas, de customisation de figurines.

Croupes, Charleroi, jouet de mon enfance et lieux que j’aime bien. Ce sont des choses qui, lorsque j’y pense, évoque en moi des sensations, des souvenirs et des sentiments agréables. Du coup, des que je pense à Pelotée, j’associe tout ça et y prend du plaisir. J’aime me plonger (mentalement) dans le concept et l’explorer. PELOTÉE est aussi fortement inspiré par La confrérie des mutilés de Brian Evenson.

Le gore et le métal bourrin arrive dans le jeu de plateau et le jeu de rôle. Ça ne m’attire qu’à moitié (le côté métal) mais j’aime bien les illus’ très sombres comme celles de Cryptic Explorers (celui-ci me fait même pensé à BLAME! dont je suis super fan) ou Mork Borg. Je trouve ça amusant, cette percée de l’imagerie Death Métal dans le jeu (et ici) Ça montre aussi qu’il y en a vraiment pour tout le monde et qu’aucune niche n’est à l’abris d’un bon produit bien ciblé et développé intelligemment. Ci-dessous, une vidéo de Cryptic Explorers !

J’ai commencé à chipoter sur un chouette programme qui permet d’animer des personnages en temps réel. Mon but ? Créer une série de podcast animée par une sorte d’alter ego encore plus « rugueux » que moi afin d’y présenter, dans un style très cru, intimiste et minimaliste, tout un tas de trucs que j’aime : Le OL’ FAT JAMES’S SHOW. J’y travaille assez sérieusement. La marionnette virtuelle est créée, les visuels aussi et j’arrive à animer grossièrement la chose. Je pourrais y passer des heures avant de me lancer mais je pense, au contraire, que je vais y aller comme un bourrin, voir ce que ça donne et affiner au fur et à mesure que je me familiariserai avec le programme. L’idée, c’est de pouvoir partager plein de chose rapidement sans avoir à montrer ma tête en vrai. J’essaye de faire quelque chose de très personnel et il faut que je reste naturel. Le personnage est massif, porte un bonnet noir et est assis/debout (je ne sais pas très bien) derrière un pupitre représentant trois larges fessiers. Ça devrait retenir l’attention et me permettre des monologues de fous.

Je pense que je vais poster ces vidéos sur Youtube, mettre l’équivalent sonore sur Soundcloud et les notes (comme Tim Ferris) sur ce blog. Si je veux aller au bout du concept, je dois aussi mettre deux visuels sur Spreadshirt et connecter l’affaire au programme d’affiliation d’Amazon. Ainsi, si l’un de mes recommandations fait mouche et qu’il y a achat, je toucherai une petite partie du bénéfice de ce dernier. Ce qui me permettra d’acheter de nouveaux jeux et de nouveaux livres (à terme et si l’idée à du succès (ce qui, venant de moi, m’étonnerait beaucoup)) dont j’ai vachement envie. J’aimerais vraiment gagner quelques sous par moi même et construire une micro business qui fonctionne. Le but n’est pas de gagner grand’chose mais simplement de réussir à faire tourner quelque chose moi-même. J’ai besoin de réussir.

Je profiterais aussi de cette vitrine pour présenter mes propres créations comme Moule et les dizaines d’idées qui dépérissent dans mes notes fautes de pleins de chose (sans doute un manque de couilles au final).

Je suis aussi tombé sur ce qui me semble être la forme ultime que devrait prendre un livre d’idées avortées. C’est un livre de Arno Scmidt. Une brique de plus de 1500 pages dont le texte est répartit sur trois colonnes avec de petits dessins, des notes supplémentaires. Ce serait parfait pour tous mes concepts et ça formerait le pavé que je rêve d’écrire un jour (et ça permettrait de pas foutre bêtement tout ce que j’ai en tête à la poubelle). Voici le livre en question :

Source : https://helmholtz-hzi.bibliotheca-open.de/Services/Raum-für/Arno-Schmidt

J’arrive aussi tout doucement à la fin de la première étape d’un gros travail d’écriture pour une maison d’édition de jdr française. Il s’agit de l’écriture d’une campagne d’horreur contemporaine en sept scénarios pour un total de 180000 signes. C’est une première pour moi et un excellent exercice qu’un texte aussi long. Mais c’est difficile. J’y travaille depuis longtemps, par petite séance alors que j’ai déjà tout en tête depuis autant de temps. Il faut donc se motiver à avancer. Comme dans tout.

La suite bientôt…

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