Ma micro-librairie #0

Attention, j’ai un truc en tête mais ne sais pas encore trop comment le verbaliser. Tentative donc…

Je pense, j’espère qu’on reviendra sous peu à une généralisation des petits (par la taille) commerce de proximité dans les villes et les villages.

Je pense aussi qu’on aurait tout à gagner à ce que chacun possède et gère son micro-commerce, proposant des choses différentes.

Les gens n’auraient pas une activités mais plusieurs qui fonctionnerait en parallèle car les seuls commerces qui fonctionnerait serait ceux qui proposent de l’alimentaire et des biens de fortes consommation.

Mais quid des autres ? Un libraire qui ne vend que des livres pourrait-il vivre de son activité dans une commune ne comptant que 16000 habitants ? Pas sûr. D’autant plus que suivant ma réflexion, il n’y aurait pas UN libraire mais un ensemble de micro-librairie spécialisée ou, en tous cas, typée selon les goûts de son gérant. Du coup, ce mini-libraire devrait, par exemple, être aussi écrivain publique, juriste, réparateur de PC,…

Je pense vraiment que ce serait bien. Ca recréerait du lien social, de l’activité dans les villages (Pont-à-Celles où je vis est carrément morte, ce n’est plus qu’une cité dortoir ou peu s’en faut) et donnerait d’autres perspectives à une multitude de gens.

Pour que cela fonctionne il faudrait aussi revoir nos déplacements, ne plus accepter de faire 30 ou 40 kilomètres pour aller travailler par exemple, privilégier les achats en vrai (ce que je ne fais pas concernant les livres et que j’ai déjà expliqué), relativiser les distances et le temps. Se dire par exemple : ok, ce soir après le repas, plutôt que de rester à la maison, nous allons avec les enfants, faire le tour des quelques librairies du village ouvertes jusque 22h pour acheter les livres du mois pour toutes la famille. Cela nous prendra toute la soirée, nous allons devoir marcher un peu, rentrer tard mais nous verrons du monde, dénicherons de bons livres et passerons du temps ensemble. Si vous n’y voyez aucun intérêt, ne poursuivez pas votre lecture, vous allez vous faire chier.

Ce qui précède est un aperçu de ma vision idéale du commerce locale récupéré. Ce vision n’est pas réaliste et ne le sera sans doute plus jamais. Elle demanderait trop de changements, trop de sacrifices, trop de collaborations entre les gens, trop de « retours en arrière ».

Mais j’aime y penser.

Pour l’instant, l’idéal de la librairie est pour moi le géant Amazon. C’est « ouvert » le soir, la nuit même, il y a toujours ce que je cherche et les vendeurs/algorithme sont vraiment bons pour me conseiller des titres que je ne connais pas (en plus c’est pratique pour moi qui sort très difficilement de mes murs).

Mais on est loin de ma vision exposée plus haut.

Certains me diront, de vraies librairies existent encore, tu n’as qu’à y aller dépenser tes sous pour être raccord avec ce que tu dis. Non, je ne le pense pas. Dans ma vision, je ne me déplace pas loin, je me déplace en famille et les librairies sont spécialisées et multiples (sous-entendus, je trouverai d’office ce que je cherche ou me ferai habillement conseiller de nouvelles choses par des gens qui connaissent très bien quelques sujets).

Qu’est-ce qui m’empêcherait d’ouvrir une librairie en vrai tel que je l’imagine ? Outre mes problèmes de confiances en moi, l’investissement de départ (stock de base, location, garantie), les frais de fonctionnement, le manque critique de rentabilité des librairies indépendantes actuellement et mon incapacité à générer des revenus passifs complémentaires qui pourraient contrebalancer une activité qui ne rapporte pas grand chose. Car oui, l’argent est le nerf de la guerre que vous le vouliez ou non, dès lors que vous avez des enfants, une maison et que vous ne voulez pas vivre n’importe où et n’importe comment.

Bref : vision idéale impossible pour l’instant mais envie tout de même de trouver ou d’envisager une solution de transition…

Ainsi…

À défaut d’avoir une multitude de vraies mini-librairies sans cesse dans le brin financièrement parlant. Ne pourrions nous pas envisager une multitude de micro-librairie fictive tenue par des passionné de bouquin, animées en ligne et permettant de vrais achats ? Ok, ce n’est pas aussi excitant mais ça me semble mieux que rien. Cela permettrait à chacun de s’imaginer un commerce, de présenter ses rayons imaginaires, l’ambiance imaginaire de son enseigne et de discuter réellement ensuite avec de vrais clients.

Quelles différences avec un e-shop ? Tout ! Pas de catalogue à rallonge, pas de recommandation gérée par une IA, du récit, des choix, de la vie, des interactions, des vrais gens derrière…il me semble. À la place, des publications mensuelles ou hebdomadaires selon l’inspiration et le temps de chacun qui raconte le commerce, comme les épisodes d’un roman d’aventure mais avec des liens qui renvois vers une boutique en ligne (Amazon). Un timbre, une voix, un style, des personnages, un lieu,… Qui aimerait lire un exemple ?

 

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