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Pensée du soir…

Il est 23h20, mon fils dort à côté de moi dans le divan. Ce petit diable ne veut pas encore passer ses nuits paisiblement. Vu ma propre difficulté à dormir sereinement, comment lui en vouloir ?

† Je pense souvent au rôle que j’ai a jouer dans sa vie. C’est un peu effrayant car je le vois avec sa grande sœur. C’est carrément flippant de se rendre compte à quel point ma personnalité influence ses connaissances. À 6 ans, ma fille sait plus ou moins ce qu’est le jdr. Elle sait déjà raconter des histoires. Elle invente de petits jeux. Elle utilise des expressions comme « de plus… » qui sont amusantes à entendre dans sa bouche. Elle s’est déjà endormie en écoutant Johnny Cash dans mes bras (c’était il y a longtemps). Elle aime les livres (en tout cas que je lui en lise plusieurs pages tous les soirs). Elle dessine énormément en jouant sur les perspectives, elle a déjà goûté du poulpe et de la langue de lapin. C’est ma fille et celle de personne d’autre notamment via ce genre de détails. Elle est ce qu’elle est en partie parce qu’elle grandi à mon contact. C’est une putain de responsabilité que d’avoir cet impacte sur quelqu’un. Dans mon cas, ça me rend fier autant que cela m’effraie. Bref…

† J’ai découverts un super artiste/écrivain de jdr sur Instagram. Il a écrit Woodfall que je compte acheter dès que possible. Son travail m’impressionne et me plait car il s’inscrit parfaitement dans cette nouvelle vague de création qui porte énormément d’attention au design et qui tente des pistes plus étranges et originales en terme de graphisme, de présentation et de…saveurs. J’ai envoyé mon jeu Mules 1399 aux responsables du Troll et Légende pour le présenter durant leur festival. On verra si ça passe. Je pense que je vais me refaire les trois premières saisons de Boardwalk Empire. J’ai commencé à écrire quelques paragraphes sur un lieu bien sombre : Le reliquaire de Sainte Otek. Je n’ai pas encore grand chose. Mais je vais y aller à fond sur la conception et la présentation. J’ai choisi d’utiliser un style art déco/pop pour habiller l’affaire. Il s’agit d’un lieu de culte aménagé dans un organe géant au milieu d’un marais immense. À découvrir bientôt. En attendant, voici le titre avec la font que j’ai sélectionné.

Les projets en attente

Je ne finalise pratiquement jamais rien pour tout un tas d’excuses. Les deux plus importantes étant : ma peur chronique des problèmes potentiels et le manque de temps. Ce sont de vrais problèmes auxquels je n’ai pas encore trouvé de solution. Pendant ce temps, je continue à avoir des idées et à commencer un nombre incalculable de jeux, d’histoires, de jdr,…larvaires.

En voici quelques-uns :

Moule : la micro-cité aux 47 estaminets (une ville pour le jdr)

Moule est une micro-cité à utiliser dans vos jeux de rôle. Lieu de débauche, on y boit, on y fume, on y mange et l’on y prépare ses aventures au rythme paisible d’un vieux canal. Vous le savez, tous bons scénarios commencent dans une auberge. Moule compte 47 estaminets, pourquoi ne pas y débuter votre campagne (ou y faire arrêt entre deux grosses bastons) ? Moule est une ville à boire sans modération, serez vous capable d’explorer ces 47 enseignes en préservant votre dignité ?

MST (un comics et un jdr)

MST (Mon Seigneur de la Tige) est un angelot déchu tombé sur terre en pleine époque médiévale. Flanqué d’un véritable arsenal de guerre, il compte bien imposer son bon vouloir (et son réseau de maisons closes) sur les différents quartiers de la ville.
Jeu de pouvoir, romance, action pulp et répliques couillues, MST mélange allègrement les genres. Scarface version XIII siècle, Deadwood religieux ou Boardwalk Empire à la mode « gros, gros flingues ». MST est une histoire décalée, impertinente et attachante, bourrée d’humour extrêmement grinçant.

† Le chemin de briques noires (un livre-jeu)

Un phénomène étrange a complètement remodelé les alentours de Charleroi en ce début de XX siècle. Les mines, les corons et les terrils ont été réarrangés en une sorte de venelle connue sous le nom de Chemin de briques noires. Votre personnage, Casimir Bosniec, un chasseur de monstres et pilleur de tombes à la jambe de bois, est bien décidé à découvrir ce qui s’y passe. Accompagné de sa corneille obèse, il s’en va tuer du monstre et si possible, amasser des richesses. Plongez avec lui dans l’enfer des mines du Pays Noir, rencontrez les habitants torturés du Chemin de briques noires et déjouez les plans d’une entité maléfique et rampante.

Voici maintenant le seul truc que j’ai véritablement finalisé : Splatchhhh! Voilà, j’imagine que j’ai voulu écrire ceci pour la postérité 🙂

Pensées du soir…

Il est minuit quarante deux. Mon fils dort à côté de moi dans le divan. Il a un mois et fait beaucoup de coliques. J’écoute l’album Filosofem de Burzum en fond. Je viens de mettre en ligne quelques mots sur un personnage bizarre pour le jeu de rôle, j’écris un gros scénario qui devrait être publié dès que j’aurai terminé et j’essaie de boucler Mules, un jeu de plateau que je voudrais présenter durant le Troll et Légende de cette année. Quand j’ai un peu de temps je lis les aventures de l’Apprenti Épouvanteur (j’en suis au tome VII et j’ai aussi lu le quatrième tome de Lord Baltimore). Je suis toujours autant rassuré d’avoir des livres en attente à portée de main (le suivant est une édition des deux premiers volumes de la saga du Sorceleur). La semaine passée, j’ai joué à l’Auberge Sanglante  avec un ami et ma compagne (nous avons eu un peu de mal avec la prise en mains mais c’est très chouette et terriblement beau et immersif). Margot, ma fille, a inventé son premier petit jeu avec des bracelets de deux couleurs qui représentent un chemin et deux licornes qui se font la course. Je suis fier d’elle. J’ai aussi envie de m’acheter Zombicide Black Plague . Un jour, je finirai par écrire tout ce que j’ai à écrire, à publier le tout et à le proposer sur des salons et dans des boutiques obscures. Ce jour là, je pourrai être un peu satisfait de moi.

Lowtech, lowcost et Print-and-play

Je passe une bonne partie de ma vie sur les ordinateurs et j’aime assez bien la technologie. D’un point de vue pratique évidemment mais aussi sous différents aspects conceptuels. Par contre, j’en deviens complètement dépendant et, ça, ça me dérange. Du coup, je me dis que promouvoir un peu plus la réalité, via des jeux « à table » notamment et des rencontres en vrai, ne saurait pas être une mauvaise chose (ne serait-ce que pour conserver une once de sociabilité). D’où ce côté un brin lowtech, old school et « fait mains » de ce que je propose ici.

Ensuite…lowcost ne veut pas dire que tout est toujours gratuit mais simplement que la moindre petite chose ne coûte pas directement les yeux de la tête. J’ai envie que ce que je fasse soit accessible et que s’amuser ne soit pas un luxe. En fait, c’est parce que nous avons toujours besoin de choses extravagantes matériellement parlant que ça coûte cher. Si nous privilégiions un peu plus le côté imagination et intellect, s’amuser serait beaucoup, beaucoup moins coûteux. Je ne vends rien actuellement donc c’est vraiment du coût de fabrication final dont je parle.

Enfin, le Print-and-play consiste à imprimer directement chez soit un fichier PDF téléchargé en ligne. J’aime assez bien ce type de publication car, à mon sens, elle rassemble très bien les deux concepts énoncés plus haut. De plus, elle crée une sorte de proximité entre le créateur et le consommateur. C’est une sorte de circuit-court, peu coûteux, totalement indépendant et qui ne nécessite pas de machinerie bien lourde.

Le jeu de rôle pour tous

Certains on entendu parler du jeu de rôle, peu s’y sont essayé, pensant, à tord, que ce n’était pas fait pour eux. Avec ces lignes, j’aimerais leur faire reconsidérer leur position et, éventuellement, leur donner envie de s’y essayer.

préjugés

Je pense que le jdr peut en rebuter certains à cause de l’image qu’il renvoie et qui n’est pas forcément au goût de tout le monde. On s’imagine souvent des types bizarres racontant des choses tout aussi étranges dans les arrières salles de boutiques pas toujours très accueillantes.

Selon mon expérience, c’est une vision assez juste mais elle est très limitative. Il n’y a pas que les quadragénaires célibataires ventrus et les matheux faméliques qui jouent aux jeux de rôles et il ne faut pas forcément aimer Star Wars et le seigneur des Anneaux pour s’y mettre.

Le message que je voudrais faire passer est le suivant : tout le monde peut faire du jdr (et devrait au moins s’y essayer une fois dans sa vie).

Pourquoi ?

Car le jeu de rôle est avant tout matière à histoire et évasion. Tout le monde aime les histoires et beaucoup de gens aiment se distraire (cinéma, littérature,…). Le jdr c’est tout cela en même temps mais en mieux. Parce que dans le jdr, le pratiquant n’est pas un simple spectateur, il prend réellement part à l’aventure.

tous les styles

Le jeu de rôle peut se pratiquer dans n’importe quel contexte, réaliste ou fantastique, ancien, moderne ou futuriste. Il a ceci d’intéressant qu’il n’a aucune limite. Il est ainsi tout à fait possible de jouer un conducteur de train dans les années 30, un contrôleur des impôts en 2089, un escargot aveugle et carnivore, un aventurier homme/girafe dans un futur post-apocalyptique, un membre de triade dans un japon 2D rose, une armée de pygmées embarquée à bords d’autos tamponneuse dans une kermesse géante, un compagnon menuisier en train d’enquêter sur une charpente aux angles étranges, un pompier doté de super pouvoir, une fermière féministe à l’époque de la Rome antique, une pièce d’échec dotée de conscience, un barbapapa inconnu aux prises avec une secte schtroumf dans un carnaval vénitien. Franchement, et même si la phrase est bateau : l’imagination est la seule limite.

pour tous

Ensuite, le jdr n’est pas réservé à une certaine catégorie de personne (âge, sexe, milieu social). Qu’est-ce qui empêche une famille de prendre part à une aventure le vendredi soir après le repas ? Une équipe de nuit de s’aventurer durant leurs pauses dans l’univers bizarre d’Alice au Pays des Merveilles, un groupe de vieillards de vivre des batailles épiques en terre celte, des enfants de partir explorer la jungle de tarzan sur des tapis volants, un couple de monter un commerce de liqueurs dans une ville proche de Constantinople aux XVIIème siècle ? Absolument rien.

abordable

Enfin, le jdr est un hobby abordable financièrement parlant. Les fans adorent acheter tout un tas de bouquins, des suppléments, une xième version d’un livre qu’ils ont déjà. Et c’est très bien car ça fait vivre le secteur et ça donne du travail à certains. Mais, je vous assure qu’avec un seul livre de règle générique et quelques dés, vous avez tout ce qu’il vous faut. Ça demande, certes plus de travail mais, pour une trentaine d’euros, vous pouvez jouer votre vie durant.

mission

Ainsi, j’aimerais d’une part aider à changer l’image du jdr afin de le rendre accessible à d’autres profils (surtout aux familles). Et, d’autre part, proposer du jdr très particulier à des profils alternatif (comme moi)…créer une niche dans la niche et dans d’autres niches. Évidemment, cette approche n’est pas neuve ni originale mais je pense que je peux y apporter quelque chose.

Comment faire ?

Écrire ce type d’articles (vulgarisation) de temps en temps, organiser des séances grand publique à l’occasion, proposer du contenu libre de droit ainsi que divers conseils sur ce site et faire le compte rendu de l’ensemble régulièrement. D’allons essayer mais tout doucement, sans aucune promesse et sans pression !

Tentative de manifeste (WIP)

Ceci est le début d’une somme de points inspirés d’autres réflexions que j’aime bien avec les sources (quand je les retrouve).

  1. Faire des liens plutôt que répéter. > lien1
  2. Partager librement en se disant que montrer à tous évite d’être volé par un (source)
    ce sera de toute façon copier donc il faut amener une autre valeur (dans mon cas l’originalité et l’abondance. > lien1
  3. Ne pas réinventer la poudre sauf si c’est plus facile. > lien1
  4. Livrer coûte que coûte (autrement dit arrêter d’hésiter et faire). > lien1, lien2
  5. Rester lowtech par raz-le-bol et pour se libérer (voir point précédent)
  6. Privilégier la qualité à la quantité mais ne pas s’empêcher de créer beaucoup d’ébauches.

Marche arrière (ou pas) !

Je vais faire court car le sujet m’ennuie mais je voulais qu’il soit abordé.

J’ai tenté l’aventure « entrepreneur ». J’ai essayé de vendre des trucs et ça m’a royalement fait chier sans m’apporter grand chose d’autre que du stress.
Je n’ai plus rien fait d’agréable pendant presque trois ans, j’ai failli foutre ma famille en l’air et je me suis épuisé.
J’ai une vie bien remplie entre ma famille, mon travail alimentaire et les travaux dans ma maison. Ce qui ne me laisse pas beaucoup de temps pour autre chose. Malheureusement, je fais partie de ces gens qui n’arrivent pas à arrêter de penser. Dans mon cas, cela se traduit par une créativité maladive et pesante. J’invente plein de truc tout en étant incapable de les concrétiser. Couplez ça au manque de temps, ça devient un véritable enfer intellectuel.

Pour y remédier, j’ai décidé de m’enlever la pression du business. J’ai repris un poste d’employé, j’essaie de terminer ma maison et de recréer du lien avec ma famille (j’ai une compagne, une fille et un fils prévu en janvier). C’est un ouvrage important mais c’est ma priorité (je suis heureux à la maison). À côté de cela, j’ai décidé d’utiliser le peu de temps vacant qu’il me reste à essayer d’avancer d’un point de vue créatif et de me poser une peu. Pour ce faire, je reprend ce blog perso et vais partager tout ce que je crée gratuitement (mais je ferai tout imprimer un jour car je rêve d’une livre épais portant mon nom à léguer à mes enfants).

Sur la forme, je vais faire simple car quand je cherche à trop bien faire, je n’avance pas. Je ne suis pas un pro de l’orthographe et mon phrasé et parfois un peu spécial. C’est ainsi.

J’ai besoin de cette prise de position « extrémiste » pour trancher avec le passé. Je ne sais pas ce que cela donnera ni si je vais m’en vouloir à terme mais j’ai besoin d’avancer, d’échanger et de me libérer. Si certains en profite, tant mieux. Y en a plein le cul de se prendre la tête pour rien. J’espère aussi que cet espace me libérera un tant soit peu de mon anxiété chronique.

Ainsi, profitez de tout ce contenu mais faites le vivre et discutons un peu. Voici ce qui attend ceux qui me liront…

  • Le catalogue : C’est une sorte de base de donnée pour l’imaginaire. J’y met tout ce qui me passe par la tête (histoires, jeu, jeu de rôle) et j’essaie de catégoriser chaque entrée. Puisez-y ce que vous voulez pour agrémenter vos propres créations.
  • Le blog : j’y parle de mes lectures et de ma vie en générale (jeux, créations, achats,…) sans trop de retenue et sans chercher à plaire.

J’ai vraiment envie que cet espace soit vivant, n’hésitez donc pas à m’envoyer des messages et à laisser des commentaires. Je ne vais pas chercher à vous vendre quoi que ce soit. Mon contenu est réservé aux adultes. Facebook, Instagram, mailing list et autres me font royalement chier et ne sont dès lors pas prévu au programme (d’ailleurs rien ne l’est vraiment).

micro-newsletter

Dans son livre Cosmos Incorporated, Maurice G. Dantec présentait une société futuriste où chaque personne possède son propre dieu personnalisé. De la même manière, je pense qu’un maximum de personnes devrait publier une newsletter. Ce serait des mails très personnels et très…typés/personnalisés indirectement. Cela permettrait de s’abonner à des profils qui nous correspondent très fort. L’idée n’est pas de s’enfermer dans un carcan mais de créer des relations/communautés liées par plusieurs topic. Ce ne serait plus 1000 personnes qui aiment les caniches mais 100 X 10 personnes qui aiment les caniches et l’astrophysique par exemple. Ça pourrait aller très loin et j’imagine que ce serait très nourrissant pour les abonnés. Car en une newsletter on aurait des nouvelles de plusieurs sujets qu’on aiment et surtout de ce qui les relie dans le fond (peut être des principes, des inclinations, des traits de personnalité), potentiellement reliés entre eux. L’idée est aussi de donner accès à la « technologie » newsletter à vraiment tout le monde : ma mère, ma voisine, des gens très éloignés des IT et de la com. Il faudrait d’une part former et désacraliser (comme avec l’art contemporain). C’est en fait accessible (prix, disponibilité) mais ce n’est pas encore entré dans les pratiques populaires. Je me demande à quoi ressemblerai la newsletter de cette voisine timbrée que je ne supporte pas ou celle du type qui me cuit mes frites. Ensuite, on pourrait avoir des programmes type Tinder qui proposent des profils de newsletter avec lesquels on a beaucoup d’atome crochu. Il pourrait aussi avoir de la curation autour de certains topics (pour garder la qualité et ouvrir un peu sur d’autres sujets ou d’autres mélanges de sujets). Attention, comme je l’ai indiqué, il faut rester curieux.