Archives de catégorie : pensées du soir

Pensée du soir…

Il 23h34, tout le monde dort. J’ai normalement un peu le temps d’écrire avant que le petit ne se réveille pour prendre son biberon.

Avant tout, je voudrais remercier les quelques personnes qui m’ont envoyé des messages bien sympathiques concernant Moule et ce blog suite à la parution d’un article sur Le FIXdi6dent (merci à eux aussi). C’est très agréable de se savoir lu et de lire que son travail est apprécié.

† J’ai terminé à 99% un gros travail d’écriture sur une sorte de campagne d’horreur contemporaine pour une maison d’édition française. Il me reste un peu de correction et une bonne grosse relecture. Ensuite, ma partie sera prête. Hâte de voir le résultat.

Ma fille et moi sommes en train de lire un bouquin carrément magique : La cité des livres qui rêvent. C’est l’histoire d’un dragon écrivain à qui son parrain à légué une sorte de texte qui l’emmène à Bouquinbourg. Là, des centaines de librairies attendent les passionnés de littérature. Sous terre, un énorme labyrinthe abrite des livres interdits que s’arrachent des fous, chasseurs de livres. C’est terriblement bien écrit, intelligent et bourré d’histoires dans l’histoire, de méta-récits, de dessins incroyables et d’idées complètement originales. Je ne sais pas si c’est le contenu lui même qui la berce ou la mélodie qui se dégage des mots mais ma fillette ne tient pas plus de 5 à 10 minutes avant de sombrer dans le sommeil lorsque je me mets à lui lire quelques pages (à moins qu’elle ne trouve ça vraiment chiant et préfère ne pas me le dire 🙂 mais je ne pense pas).

Côté écriture, illus’ et créations, j’ai terminé plusieurs deux choses. Un récit Halloween pour enfant : Graisse et tentacules, une histoire du ♥craft Club qui raconte l’histoire des trois fillettes chevauchant des Sombres Rejetons de Shub-Niggurath pour lutter contre l’ignoble patron d’une chaîne de fast-food. Et la version bêta de Caisses à Charbon, un jeu de courses de chariots à vapeur dans l’univers de CORTEZ ** ****.  Je cherche d’ailleurs des testeurs pour ce dernier projet.

J’ai aussi pris des notes pour un jeu de pêche dans le même setting. Un truc contemplatif qui peut se jouer en partie sur un fond d’écran. À venir…

Je suis aussi en train d’essayer de mettre par écrit les grandes lignes de ce qui pourrait un jour devenir une ligne éditoriale concernant mon « travail » de création. Entre autre, il y est question de design un brin austère, de bizarrerie assumée, de Print-and-play, de mode solo, de contenu dense, labyrinthique et tentaculaires et d’ero guro pop belgicisé lowcost. Je n’y suis pas encore mais ça avance. J’aime en fait de voir que les choses commencent à prendre du sens et qu’une sorte de grand courant émerge doucement de mon bordel imaginaire.

† J’ai très envie de m’acheter Rangers of Shadow Deep et Raiders of the Deep.

voilà pour l’instant…

Pensée du soir…

Les petits dorment et ma compagne coud à côté de moi. Enfin au calme. Pour l’instant, une demi-heure de tranquillité relève du luxe !

† Je pense souscrire à un nouveau Kickstarter : Seekers Beyond The Shroud. Il s’agit d’un livre d’aventure solo plutôt sombre. C’est en anglais malheureusement. Ce n’est pas que je ne le comprends pas mais ça gène encore ma lecture, surtout pour du roman (ou apparenté). Et c’est du contemporain, ce qui n’est à priori pas ma tasse de thé. Mais j’ai vraiment envie de voir comment c’est construit puis le graphisme me plait. À voir donc…

† Je croix avoir trouvé une bonne méthode pour les combats dans mes différents jeux. Utiliser le système de Battleground fantasy warfare ou faire des pions papiers de tous les personnages. Je pense vraiment que ça me fera gagner du temps. Puis, j’ai toujours aimé les jeux de bataille. Et enfin, ça me permettra de créer des personnages et des bandes sans me prendre la tête (juste un concept, une illu’ et des caract’.

† J’ai aussi fait quelques dessins pour ce qui ne devait être qu’une entrée dans mon livre des idées avortées. J’en dirai plus bientôt…

† Plus des croquis, dont une partie est déjà mise au propre pour un jeu de Bluespunk.

Enfin, Annelyse m’a offert Sub Terra. J’ai lu La voie du tablier et suis sur Les indes noires.

Pensée du soir…

Il est 22h59 tout le monde dort à la maison.

† Je viens de mettre en ligne une nouvelle page « Le livre des idées avortées« . C’est là que je vais mettre tout ce qui déborde question concept. J’écrirai ça rapidement, au fur et à mesure, en mettant le plus de liens et de références possible.

† Depuis quelques temps, j’ai envie de travailler sur un jeu de pirates à l’époque des charbonnage avec un côté Pimp My Ride. J’ai posté un proto-pitch dans un groupe d’auteurs de jdr, ça a été un flop d’incompréhension (à une exception près). Il faut donc que je revois la manière dont je présente mes idées. Mais pour l’heure, voici une partie de ce que j’ai déjà écrit. Attention…c’est « râpeux »…

*

CORTEZ ** *****
Piraterie au temps des charbonnages

Quand Germinal rencontre l’île au trésor et l’Agence-Tous-risque en version NSFW !

Avertissement

Cortez n’a d’autre prétention que de fournir un cadre particulier à un jeu de pirate. Il ne se compare en rien à une mastodonte de connaissance tel Pavillon Noir et n’est en rien un jeu historique. Les libertés prises avec la réalité, la cohérence et le reste sont aussi grosses que la bêtise humaine. Ne cherchez donc pas en ces lignes de vérités sur la piraterie, ni plus sur la navigation, ni même sur le vrai Charleroi. Ceci n’est que fables et fariboles avec un arrière goût de poiscaille et de gin à deux sous.

Présentation

CORTEZ ** ***** est un setting pour le jeu de rôle. Les joueurs y incarnent des pirates luttant pour leur survie dans un dédal de canaux infestés de monstres géants tout en essayant de prendre le contrôle du fameux CHAPELET NOIR, l’archipel trois fois maudit situé au centre de SAMBRE, le fleuve spirale.

Entretenez et tunez votre bateaux, coulez (capturez) celui de vos adversaires, tuez des monstres et explorer les recoins cachés des canaux vaseux, établissez des commerces, marchandez, volez, extorquez. Si vous ne prenez pas le dessus sur les autres, vous finirez la panse ouverte ficelé comme une morue à l’ancre d’une péniche ou au fond du gosier puant d’un silure titanesque.

Sambre, le fleuve spirale

Sambre est un fleuve épais, lent et huileux qui s’écoule en une longue spirale paresseuse. Sept fois qu’il s’enroule Sambre, à travers une campagne miséreuse piquée de charbonnages essoufflés et de hameaux oubliés. Des joncs fins qui tremblent sous le vent recouvrent ses berges fatiguées tandis que des nénuphars racornis aux teintes pisseuses abritent à une faune rachitique et apeurée.

Sambre la noire, parfois mâle, parfois femelle infestée de poissons cauchemardesques. Une poiscaille impie, léviathans aveugles, qui chasse et baise dans ses eaux troubles. Surgissant de la vase, les monstres bouffent du batelier, ne recrachant que le fer des armes et les cris d’horreur poussés par des gorges béantes. On les chasses, les bêtes. Pour la gloriole ou juste pour ne pas crever. Rarement on les manges car elles puent la vase et la fumée des rafiots à vapeur. Il arrive qu’elle gisent aussi, à moitié dévorées par leurs semblables, toquant contre les lourdes portes de fer qui ferment les écluses rouillées.

Et il y en a des écluses ! Elles dissimulent, coquines, des canaux qui creusent des raccourcis irréguliers et peu sûres de boucles en boucles, pourfendant le cours du fleuve de chemins de traverses empruntés seulement par les plus hardis au sang échauffé.

Il est long, Sambre, et mal famé. Hanté par des pirates de tous bords. Ce sont d’anciens mineurs jetés là par la fermeture des charbonnages moribonds ou encore des vagabonds, des types qui ont tout perdus, des criminels, des ivrognes violents et cruels qui cherchent à fuir l’ennui ou à tâter la fortune. Elle est mooooche la populace de Sambre !

De ci, de là, des ports minuscules fendent les rives et écartent les cuisses pour accueillir ces butors de kermess. On y trouve du charbon, du gin, toujours des restes de filles et parfois des pièces détachées ou de la tôle pas trop froissée.

Et il en faut des pièces pour les rafiots. Pas de chaloupes policées ni de trois-mâts briqués de frais par ici. Ce n’est que péniches séniles, remorqueurs fatigués et bateaux de pêches reconvertis en sabordeurs. Une flottille déguenillée, un cancéreux de fer à la dérive qui crache une épaisse fumée noire peinant à décoller dans le ciel toujours gris. Les gars du fleuve font ce qu’ils peuvent pour ne pas prendre l’eau et rafistolent leurs embarcations avec les moyens du bord. On investit dans du blindage, dans un harpon supplémentaire. On achète une cargaison de charbon pour remplir la cale et voguer encore quelques temps. On amasse jalousement un arsenal pour ne pas finir au fond de Sambre, coulé par une bande adverses ou déchiqueté par un monstre. Car les risques et les combats sont nombreux, les pillages, les abordages monnaie courante. On tue, on éventre, on égorge et ont fait mal avec des armes qui n’en sont pas vraiment. Pioches, haches de mineurs, couteaux, piques, fourches. Sur Sambre, on tue comme on est…minablement.

Et tout ça pourquoi ? Pour cinq îles de mauvaises vies qui forment un archipel trois fois maudit au bout du fleuve. Le Chapelet Noir, source de vicieux fantasmes et de rêves fiévreux qui poissent les draps rongés de vermines dans les cales puants la sueur et les relents de chaudières.

Mais qui veille sur ce foutoir ? Personne. Hormis, une poignée de dieux invoqués à tour de bras par 1000 bouches édentées qui ne les méritent pas. Un panthéon misérable, de 5 couillons que l’on craint autant qu’on ne les aime et inconnu partout ailleurs. [Sainte-Sambre] règne sur cette cours divine. Matrone entre deux âges, bouille à baise aux courbes généreuses, elle est souvent représentée, croquées ou sculptée, sous les traits d’une sirène à la lourde poitrine et à la longue chevelure trempée, armée de deux harpons. On la prie pour tout et pour n’importe quoi et on lui dresse des autels à la surface de l’eau. Tout près, tout près des flots afin que de pouvoir lui chuchoter des crasses à l’oreille. Il y a aussi [Le noyé]. Un gamin débil, farceur d’un temps qui tomba un jour à l’eau pour ne jamais revenir. Allez savoir pourquoi, il monta au ciel avec les autres couillons et on se tourne à présent vers lui quand on cherche quelque chose. Le noyé serait le dieux des chasseurs de trésor s’il y avait des trésors sur Sambre. Puis, il y a [La Fausse Borgne], une vieille bougresse tordue. Elle est invoquée par les mourants et ceux qui s’apprêtent pour le combat. Il ne faut pas oublier [La Lavandière], jeune étourdie penchée sur la rive, décolleté béant qui frétille tel un appât, tentant le marin pour le ramener à terre. On ne parle pas de l’offrande qu’on lui verse mais tout batelier solitaire sait de quoi il s’agit. Et enfin, il y a l'[Éclusier]. Il est connu sous les traits d’un vieillard barbu confit dans le gin et fumant la pipe, une bouteille à la main. Il est le dieu de l’ivresse, de la fête et de tout ce qui est hasardeux. Les pirates lui versent les fonds de verres en guise d’offrande ou récitent son nom lorsqu’ils curent leur pipe par dessus le bastingage.

Voilà Sambre, sans pudeur et sans fard. Une lieu parmi d’autres, ni plus, ni moins sauf pour ceux qui tentent d’y survivre.

*

Qu’en pensez-vous ?

Je suis en train d’écouter Earl SweatshirtJe et, si vous ne connaissez pas, vous devriez essayer !

 

Pensée du soir…

Il est 23h05. Mes enfants et ma compagne dorment.

Je viens de remettre de l’ordre dans mes notes. Cela consiste en fait à trier tous les papiers sur lesquels j’ai griffonné depuis quelques semaines, les regrouper par concept puis les ranger dans l’une de mes deux fardes (dans une pochette utilisée si les notes viennent compléter une idée existante, dans une nouvelle pochette dans le cas contraire). Et c’est déprimant. J’ai aussi fait une sorte d’inventaire ou de listing de tout ce que contiennent ces deux fardes. Il y a 70 concepts tout juste.

Farde 1 :

01. Mook fiction
02. Bam*****
03. La chasse aux truffes
04. Dough
05. Amsterdamer + MylittleGriot
06. La librairie du marécage
07. Pentagruel
08. Rame tentaculaire
09. Western X DragonBallZ
10. App’ de contes
11. Plantation et grabataires
12. Saato
13. Mr. Bouquin
14. Archiver son imaginaire
15. Commerce de boite de conserve ++
16. Tu dépasses les bornes
17. Baleinier
18. Camargue
19. Caton, l’ours stoic
20. Le saule de réglisse
21. Otto10
22. MST
23. Taches dans des toiles
24. Ghost Whore
25. Les gardiens de sapins
26. Les tutos de l’oncle Otto
27. Splatchhhh!
28. Ramesh + 6000 gueux sur un terril
29. Troupeaux de nanotech
30. Moule
31. Pep******
32. Le Satcho
33. XXX + Moshe
34. Macarone & Stromboli
35. Coiffeur funk
36. US Pipes
37. Le chemin de briques noires
38. fille chauve souris
39. K7 K7 K7
40. Les pierrots (suite de cbn)
41. Rue de la petite misère
42. Jeu de plateforme
43. Moulins pré-SS
44. Chasseur de profonds
45. The Giant’s gloryhole
46. 2 chapeaux pointus
47. Pelotée
48. Chars hantés
49. Toriball (boing boing)
50. Livre à déchiré
51. Draveurs
52. Chope Chop Shubshub
53. Terrils esclavagistes
54. Parc à mitraille

Farde 2 :

01. Faisandé
02. Morbid German Sumotori
03. Monorad
04. Golem SS
05. Ol’ FAT James’s Show
06. 3 bonnets
07. Mules1399
08. Cablage
09. Jeu de l’anguille
10. Petite Peste
11. La rondelle du nord
12. Les gnomes
13. Les parapluies de Grimsh
14. Luciole
15. Choucroute et panzerwheel
16. Cortez

Je suis tombé sur un jeu qui me donne foutrement envie de tâter du jeu vidéo : Alder’s Blood. Le graphisme est magnifique, le thème excellent et ça semble amusant à jouer.

J’ai eu une nouvelle idée pour le Ol’ Fat James’s Show. Je pourrais faire comme si c’était des archives sur lesquelles j’ai mis la main. J’écrirais un faux article dans lequel j’expliquerai le concept, le contexte, les idées, la forme, le contenu, le créateur et ajouterais que les podcasts ont disparus. Il ne reste que quelques visuels et les notes qui seraient publiées régulièrement.

Pensée du soir…

Il est 00h45. Mon fils s’est réveillé dans son petit lit vers minuit trente, je l’ai pris avec moi dans le canapé et il vient de se rendormir. Ce petit bonhomme va déjà avoir 8 mois !

Ces satanés projets qui encombrent mon esprit trop étroit. Je ne parviens à en mener aucun à terme (ou presque) par manque de temps et, aussi, car ils ont tendance à perdre toutes saveurs dès lors que j’ai trop joué avec. Quoi que la réalité soit un peu plus nuancée. Car cette abondance d’échappatoires (car c’est bien ce que sont toutes ces idées au fond, des portes vers un ailleurs) me fait souvent du bien. Je ne sais pas trop comment l’expliquer mais j’associe des sensations à chaque concept, bien souvent rassurante et accompagnée d’un brin de nostalgie ou plutôt de romantisme.

Par exemple… un de mes projets s’appelle PELOTÉE. C’est un jeu de plateau qui propose de simuler des parties de balle-pelote explosive en prenant la tête d’une équipe de mutilés. À tous moments, la pelote peut péter à la tronche des joueurs, les estropiant au fur et à mesure des matchs. Il faut gérer ces blessures et, éventuellement, remplacer les membres manquants par des prothèses, travailler sa notoriété pour attirer de nouveau sponsors, imaginer le background de son équipe (membres, style, le local, les sponsors,…). Voilà pour le concept en lui même. Mais ce n’est pas tout. Car, dans sa forme aboutie, le jeu serait accompagné d’autres manifestations sur le plan physique cette foi, qui lui donnerait encore plus saveur. Et c’est là, justement, qu’une sorte d’alchimie opère avec mon être. C’est à ce moment là, quand l’idée rencontre la matière qu’il se passe quelque chose.

Pelotée serait normalement vendu en print and play ou au format papier. Il y aurait les règles, le plateaux et des personnages en papier. Mais…

  • Il y aurait aussi des figurines vendue dans des pochettes surprises (comme les Monster in my Pocket). Mieux encore, ces pochettes seraient uniquement disponibles dans des bars (comme Les Templiers), des bistrots et dans les clubs de balle-pelote.
  • Il y aurait des cartes de pin-ups vintage qui servirait à annoncer les résultats en écrivant sur leurs seins ou sur leurs fesses (directement sur les cartes).
  • Il y aurait un championnat à Charleroi dans les différents café le mardi soir + des séances d’échange et, pourquoi pas, de customisation de figurines.

Croupes, Charleroi, jouet de mon enfance et lieux que j’aime bien. Ce sont des choses qui, lorsque j’y pense, évoque en moi des sensations, des souvenirs et des sentiments agréables. Du coup, des que je pense à Pelotée, j’associe tout ça et y prend du plaisir. J’aime me plonger (mentalement) dans le concept et l’explorer. PELOTÉE est aussi fortement inspiré par La confrérie des mutilés de Brian Evenson.

Le gore et le métal bourrin arrive dans le jeu de plateau et le jeu de rôle. Ça ne m’attire qu’à moitié (le côté métal) mais j’aime bien les illus’ très sombres comme celles de Cryptic Explorers (celui-ci me fait même pensé à BLAME! dont je suis super fan) ou Mork Borg. Je trouve ça amusant, cette percée de l’imagerie Death Métal dans le jeu (et ici) Ça montre aussi qu’il y en a vraiment pour tout le monde et qu’aucune niche n’est à l’abris d’un bon produit bien ciblé et développé intelligemment. Ci-dessous, une vidéo de Cryptic Explorers !

J’ai commencé à chipoter sur un chouette programme qui permet d’animer des personnages en temps réel. Mon but ? Créer une série de podcast animée par une sorte d’alter ego encore plus « rugueux » que moi afin d’y présenter, dans un style très cru, intimiste et minimaliste, tout un tas de trucs que j’aime : Le OL’ FAT JAMES’S SHOW. J’y travaille assez sérieusement. La marionnette virtuelle est créée, les visuels aussi et j’arrive à animer grossièrement la chose. Je pourrais y passer des heures avant de me lancer mais je pense, au contraire, que je vais y aller comme un bourrin, voir ce que ça donne et affiner au fur et à mesure que je me familiariserai avec le programme. L’idée, c’est de pouvoir partager plein de chose rapidement sans avoir à montrer ma tête en vrai. J’essaye de faire quelque chose de très personnel et il faut que je reste naturel. Le personnage est massif, porte un bonnet noir et est assis/debout (je ne sais pas très bien) derrière un pupitre représentant trois larges fessiers. Ça devrait retenir l’attention et me permettre des monologues de fous.

Je pense que je vais poster ces vidéos sur Youtube, mettre l’équivalent sonore sur Soundcloud et les notes (comme Tim Ferris) sur ce blog. Si je veux aller au bout du concept, je dois aussi mettre deux visuels sur Spreadshirt et connecter l’affaire au programme d’affiliation d’Amazon. Ainsi, si l’un de mes recommandations fait mouche et qu’il y a achat, je toucherai une petite partie du bénéfice de ce dernier. Ce qui me permettra d’acheter de nouveaux jeux et de nouveaux livres (à terme et si l’idée à du succès (ce qui, venant de moi, m’étonnerait beaucoup)) dont j’ai vachement envie. J’aimerais vraiment gagner quelques sous par moi même et construire une micro business qui fonctionne. Le but n’est pas de gagner grand’chose mais simplement de réussir à faire tourner quelque chose moi-même. J’ai besoin de réussir.

Je profiterais aussi de cette vitrine pour présenter mes propres créations comme Moule et les dizaines d’idées qui dépérissent dans mes notes fautes de pleins de chose (sans doute un manque de couilles au final).

Je suis aussi tombé sur ce qui me semble être la forme ultime que devrait prendre un livre d’idées avortées. C’est un livre de Arno Scmidt. Une brique de plus de 1500 pages dont le texte est répartit sur trois colonnes avec de petits dessins, des notes supplémentaires. Ce serait parfait pour tous mes concepts et ça formerait le pavé que je rêve d’écrire un jour (et ça permettrait de pas foutre bêtement tout ce que j’ai en tête à la poubelle). Voici le livre en question :

Source : https://helmholtz-hzi.bibliotheca-open.de/Services/Raum-für/Arno-Schmidt

J’arrive aussi tout doucement à la fin de la première étape d’un gros travail d’écriture pour une maison d’édition de jdr française. Il s’agit de l’écriture d’une campagne d’horreur contemporaine en sept scénarios pour un total de 180000 signes. C’est une première pour moi et un excellent exercice qu’un texte aussi long. Mais c’est difficile. J’y travaille depuis longtemps, par petite séance alors que j’ai déjà tout en tête depuis autant de temps. Il faut donc se motiver à avancer. Comme dans tout.

La suite bientôt…

Pensée du soir…

Il est 23h40, Ernest dort à côté de moi dans le canapé. Ce petit diable grandit bien mais est encore fort agité certaines nuits alors, il reste parfois près de papa pour laisser maman se reposer 🙂

† Mes deux premiers livres étant publiés sur Amazon, je me remets à travailler sur Mules1399. J’ai un peu tâté l’un ou l’autre projet mais il faut absolument que je me concentre sur un chantier avant d’en attaquer un nouveau. C’est TRÈS difficile et, à vrai dire, je n’arrive pas à m’y tenir (voir plus loin) mais j’essaie !

Pour rappel, j’avais présenté Mules1399 à l’occasion du Trolls et légendes 2019. Les retours avaient été positifs mais il y avaient tout de même des améliorations à apporter. J’ai mis un peu de temps à trouver des solutions mais ça commence à aller. De plus, j’ai décidé d’ajouter des profils de porteurs qui viendront s’ajouter au jeu de base comme des add’ons sous forme de petites cartes. La feuille de compagnie va aussi évoluer pour pouvoir accueillir ces nouveautés. Voici quelques exemples de cartes et une version test de la feuille de compagnie.

† Je suis en train de cogiter (bien que je ne devrais pas) à un autre jeu : CORTEZ ** ****, un jeu de pirate au temps des charbonnages dans une zone bizarre située au centre d’une fleuve en spirale. Je pose mes idées, dessine des cartes et collecte des images de péniches. Je pense que ça va être rafraîchissant. J’aimerais en faire un jeu de rôle/wargame. À voir.

† Je suis en train de lire le 8ème tome de l’Apprentis Épouvanteur : Le destin de l’épouvanteur. C’est toujours aussi agréable à lire et passionnant. J’ai aussi commandé les tomes 3, 4 et 5 de Gleipnir et j’ai acheté Auztralia.

† Je dois aussi me concentrer sur les travaux de ma maison. Il est grand temps que je finisse !

Pensée du soir…

Il est 23h38, il fait crevant de chaud dans mon putain de pays et j’ai franchement pas envie d’aller me coucher.

Àprès presqu’un an de doute, d’hésitation, de peur, j’ai enfin mis mes deux premiers bouquins sur Amazon (il me reste à les valider ce week-end et ils seront réellement disponible) : Licorne et Marketing (une sorte d’intro à la communication pour les gens qui n’y connaissent rien avec un style très girly) et Moule : la micro-cité aux 47 estaminets.

J’avais décidé de lever le pied côté projets perso’s car je n’arrivais pas à y travailler de manière raisonnable et ça commençait à avoir des répercussions désagréables sur ma vie de famille. Je pense avoir désormais trouvé un rythme qui convient plutôt bien. Cela m’a permis d’avancer un peu sur Mules1399 mais aussi sur un tout nouveau projet que j’appelle pour l’instant Boing Boing ou Toriball. Voici quelques visuels. Il s’agit d’une espèce de lutte sumo livrée par des enfants montés sur des ballons rebondissants.

Je me suis enfin acheté F*ck, that’s délicious d’Action Bronson. et ma compagne m’a offert Zombicide Black Plague pour mon anniversaire.

† Bonus :  je me suis aussi essayé à de l’illustration en mode kawaii avec cette version gentillette de Shub Niggurath… (qui va sans doute devenir un petit jeu pour les enfants).

Pensée du soir…

Il est 22h51, j’écris ceci rapidement car mon fils a du mal à dormir…

Ça faisait longtemps que je ne m’étais pas acheté de bouquins. Mais en voici trois qui viennent d’arriver. Je ne les ai pas encore lu, évidemment, mais ça promet de bons moments. Batman la malédiction qui s’abattit sur Gotham parce que j’ai envie de découvrir ce personnage depuis un bail mais que jusque là, les dessins proposés ne plaisaient pas. Deathbed parce que ça à l’air carrément délirant. Et Sherlock Frankenstein & la ligue du mal parce la cover de Mignola m’a donné envie.

Il y a quelques jours, je découvrais sur Instagram une suite de posts intéressants. Des types présentaient du jeu de rôle sur une seule A4, sous forme de flyers/pamphlets.

 

Voir cette publication sur Instagram

 

Another great little #Dungeon from Nate Treme! #TheMepheticLaboratoryOfThePescamancer is a fishy #DungeonPamphlet for quick #Games!

Une publication partagée par Diogo Nogueira (@diogo_nogueira) le


Du beau travail graphique selon moi et pas mal d’idées sympas. En creusant un peu, il apparaît que ça rentre dans le cadre d’un concours lancé sur itch.io. Je vais réfléchir à une idée pour y participer. Ce site a de plus l’air ultra intéressant. Initialement dédié aux jeux vidéos indépendants, il semble être le repaire de toute une communauté d’amateurs de jeux bizarres au sens large. À explorer donc. Je suis notamment tombé sur ceci.

Pensée du soir…

Il est 22h34, je vais commencer à travailler un peu sur mes différents projets mais avant j’avais envie d’écrire un peu sur ce que j’ai en tête et sur ce qui se passe. Mon fils est en train de s’endormir près de moi dans le divan. Nous écoutons (en sourdine) un album de Wreck of the Hesperus vraiment excellent (je pense que je l’ai même en vinyle). C’est étrange à quel point la musique lente et grave calme les bébés.

Je suis en train d’écrire un mini jeu de simulation de balle pelote. La balle pelote c’est un sport populaire (dans le bon sens du terme) qui se pratique principalement dans nos régions. Ça se joue à 5 contre 5 sur un terrain aux formes étranges. Le but est de gagner des points en prenant du terrain à l’adversaire à l’aide d’une pelote propulsée à coup de mains. Je vais en faire une version normale et une version « améliorée » appelée La balle pelote indisposée. En gros, la pelote explose par moment, mutilant les joueurs. Les équipes de vétérans sont composées d’estropiés raclipotés avec des prothèses plus ou moins évoluées.

L’un de mes jeux de plateau (un des seuls que j’ai presque terminé) a été accepté par le Troll & Légendes pour être présenté dans leur espace de démonstration. Mon prototype s’appelle Mules1399. On y incarne le boss d’une compagnie de poste consistant en une poignée de bossus et de simples d’esprit qui transportent des livres d’une abbaye moyenâgeuse à l’autre. C’est un jeu de gestion de ressources principalement, les ressources étant des gueux, des manants et autres. Dans Mules1399 on joue donc des salopards prêts à tout pour s’enrichir. Il y a aussi des cartes événements et une partie roleplay. Ceux qui seraient intéressés peuvent venir le tester avec moi ces 20 et 21 avril au Troll & Légendes à Mons.

Je vais aller faire imprimer le plateau chez Copy2000, c’est un « imprimeur » type université pas trop cher. Passer par ce genre de pme local accessible à tout le monde est raccord avec mon envie de faire du jeu de top qualité sur le fond mais lowcost sur la forme. Je pourrais même envisager d’y mettre en dépôt numérique certains de mes livres/jeux (à terme). Ceux qui voudraient les avoir iraient directement les acheter/faire imprimer là-bas et le patron garderait une commission. J’aime bien cette idée. Mes revendeurs serait les « imprimeurs du coin ». Je me comprend en parlant d’imprimeur. Ce ne sont pas des gens qui font du travail d’art. Ce sont des entrepreneurs qui font du volume de qualité basique mais c’est pile poile ce qu’il me faut (il n’y a rien de péjoratif dans ce que j’écris).

Il va falloir que je fasse une grosse séance de scann. J’ai plein de dessins à numériser afin de les utiliser ici pour illustrer du fluff  pour mon setting : Mortbourg. J’ai beaucoup dessiné ces derniers temps et je commence à avoir une sacrée matière. J’ai notamment un scénario avec un bref système de jeu, des pré-tirés et des pnj pour enfants. Ça s’appelle Deux chapeaux pointus, j’avais fait ça spécialement pour ma fille mais elle n’a pas accroché.

J’ai envie de m’acheter le tome 8 de L’apprenti épouvanteur et quelques mangas. Il y a aussi un nouveau titre de Woco dont la cover a été dessinée par Mike Mignola qui me tente : Our encouters with evil. Ho, il faut absolument écouter cette chanson.

Pensée du soir…

Ma compagne est en train d’allaiter notre petit dans le divan près de moi, ils sont à moitié endormis. Pendant ce temps là, ma fille dort à l’étage. Je profite donc de ces quelques minutes de liberté pour écrire une poignée de mots.

Voici quelques croquis pour Mules1399 représentant des porteurs amochés (ou mulets). Le style est volontairement « brut ». Ne sont-ils pas beaux ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le kickstarter auquel j’ai souscris (pour la première fois) semble cartonner auprès du public. C’est un jdr occulte western : Casket Land. Le graphisme est superbe est la communication de la créatrice, Marie Enger, est intéressante. Je vois à l’instant que Kickstarter prévois un système d’intégration de leur contenu sur des sites externes. Testons….

J’ai mis à jour mon article sur Trois Bonnets, le quartier gnome de la ville de Grimsh en y présentant trois premier lieux.

Le jeu vidéo serait-il une piste à explorer ? Deux sources d’interrogation : Dummy Dojo et Inmost (pour le graphisme dans les deux cas).

Pensée du soir…

…commencé hier ou avant-hier matin et terminé ce soir. Il est 00h36, le petit dort dans le divan, à côté de moi.

† Un ami m’a conseillé de rassemblé tout ce que j’écris non pas en un livre mais en un endroit. Une zone géographique imaginaire, un setting rien qu’à moi, un univers de jeu. L’idée est séduisante et cela semble fonctionner. Mais, je dois me laisser porter et ne pas trop prévoir. Sans quoi je vais encore avoir une liste interminable de choses à faire et de paramètres à intégrer mais rien de concret. Du coup, j’avance doucement, sans plan véritable.

J’ai, par contre, une idée assez précise de la forme à donner à ce setting. Ce sera un ensemble de carte interactives qui renverra vers des articles de plus en plus précis. Ainsi, à travers un peu de code, l’utilisateur pourra réellement explorer cet univers, s’enfonçant toujours de plus en plus loin dans ses obscures replis. Le fait de ne pas publier de version papier (de ne pas chercher à le faire en tout cas) me libère aussi de devoir « clore un sujet ». Je peux effectivement compléter à l’infini et rendre disponible du travail en cours.

J’ai littéralement couvert des dizaines de feuilles en essayant de dessiner une carte de ma zone. A force, je pense avoir quelque chose de séduisant. La forme me plait assez bien. Et le tout est relativement logique. 

† J’ai aussi commencé le premier quartier gnome de la ville de Grimsh située dans le duché au nord-ouest : 3 bonnets.

† En écrivant tout ceci, je me suis demandé : à qui je m’adresse ? Réponse ; aux types comme moi. Ceux qui aimerait jouer mais qui n’en ont pas le temps car ils sont entrés dans la vie active, font passer leur famille avant leur plaisir personnel et commence à être épuisé (mettre photo de feuille). Le truc, c’est que nous ne disposons plus de temps, que sortir seul le soir n’est plus vraiment possible. Acheter tout ce que l’on veut non plus car, même si nous disposons de plus d’argent, celui part dans la maison, les enfants et les travaux. Du coup, ont fait des listes pour plus tard, on essaie de voler quelques minutes par-ci, par-là et on continue à imaginer des trucs en essayant de trouver des solutions.

Je pense qu’une des pistes sérieuses passe à la foi par l’utilisation de la technologie et une modification des narrations, ou plutôt des échanges. Les cessions doivent être étalée, comme dans un jeu par mail. Il faut du contenu plus volumineux pour qu’une grosse partie de l’évasion puisse se faire sur le pouce et en solitaire. Les interactions doivent être plus rares et doivent pouvoir se faire à distance. Il faut aussi privilégier les jeux en solo et les jeux stratégiques avec des sortes de rapport de bataille qui influe une trame plus longue. Jouer sur le long court, lentement mais de manière profonde. Je pense aussi qu’il faut penser à la mobilité. Les gammes de jeux comprenant 50 livres, c’est chouette mais pas très pratique. Il faut des supports légers, petits, pas cher car on va les abîmer (ou nos enfants s’en chargeront). Penser donc au format ‘zine. Une autre solution est de privilégier le « tout numérique » des blogs, des pages web et du print-and-play. Mais j’avoue que ça a beaucoup moins de charme.

† La difficulté de jouer avec les enfants… une foi par semaine, le vendredi, on essaie de faire une soirée jeu à la maison. On joue pour l’instant à des jeux simples car ma fille a 6 ans. C’est amusant de lui donner le goût au jeu mais c’est parfois frustrant de rester dans la simplicité. J’ai par moment envie de lui dire : ok, maintenant, on va jouer à quelque chose de vraiment cool. Mais pour avoir testé un mini jdr perso avec elle il y a moins d’un an (voir plus loin), ce n’est pas encore gagné.

Pourtant, il commence à y avoir pas mal de jeu de rôle pour les enfants (un peu plus grands). Je suis tombé une adaptation de « Mon petit poney » et sur Kids on Bikes qui a l’air sympa (il faudra d’ailleurs que j’achète un exemplaire de chaque). J’ai acheté Mouse Guard mais j’ai un peu de mal à le lire (manque de temps et bouquin un peu bordélique).

Pour ma fille, j’ai commencé à écrire un mini jeu qui se passe dans un manège magique situé sous le « vrai » manège où elle monte à poney. On y accède via un box sois-disant hanté. Là en-bas, il y a des licornes, des pégases et des nains du purins dans une sorte de Poudlard dédié aux chevaux merveilleux. Ceux que ça intéresse, peuvent y jeter un œil par ici (c’est en cours, pas fini).

† À découvrir : Cankor par Matthew Allison (qui me rappelle que j’ai toujours un jeu de super héro qui attend) et un clip de rap délirant à la fois flippant et rafraîchissant.

 

 

Pensée du soir…

Il est 23h20, mon fils dort à côté de moi dans le divan. Ce petit diable ne veut pas encore passer ses nuits paisiblement. Vu ma propre difficulté à dormir sereinement, comment lui en vouloir ?

† Je pense souvent au rôle que j’ai a jouer dans sa vie. C’est un peu effrayant car je le vois avec sa grande sœur. C’est carrément flippant de se rendre compte à quel point ma personnalité influence ses connaissances. À 6 ans, ma fille sait plus ou moins ce qu’est le jdr. Elle sait déjà raconter des histoires. Elle invente de petits jeux. Elle utilise des expressions comme « de plus… » qui sont amusantes à entendre dans sa bouche. Elle s’est déjà endormie en écoutant Johnny Cash dans mes bras (c’était il y a longtemps). Elle aime les livres (en tout cas que je lui en lise plusieurs pages tous les soirs). Elle dessine énormément en jouant sur les perspectives, elle a déjà goûté du poulpe et de la langue de lapin. C’est ma fille et celle de personne d’autre notamment via ce genre de détails. Elle est ce qu’elle est en partie parce qu’elle grandi à mon contact. C’est une putain de responsabilité que d’avoir cet impacte sur quelqu’un. Dans mon cas, ça me rend fier autant que cela m’effraie. Bref…

† J’ai découverts un super artiste/écrivain de jdr sur Instagram. Il a écrit Woodfall que je compte acheter dès que possible. Son travail m’impressionne et me plait car il s’inscrit parfaitement dans cette nouvelle vague de création qui porte énormément d’attention au design et qui tente des pistes plus étranges et originales en terme de graphisme, de présentation et de…saveurs. J’ai envoyé mon jeu Mules 1399 aux responsables du Troll et Légende pour le présenter durant leur festival. On verra si ça passe. Je pense que je vais me refaire les trois premières saisons de Boardwalk Empire. J’ai commencé à écrire quelques paragraphes sur un lieu bien sombre : Le reliquaire de Sainte Otek. Je n’ai pas encore grand chose. Mais je vais y aller à fond sur la conception et la présentation. J’ai choisi d’utiliser un style art déco/pop pour habiller l’affaire. Il s’agit d’un lieu de culte aménagé dans un organe géant au milieu d’un marais immense. À découvrir bientôt. En attendant, voici le titre avec la font que j’ai sélectionné.

Pensée du soir…

Ce soir, pendant que mon fils dort enfin quelques minutes, je m’amuse à essayer les balises html « area » qui permettent de rendre cliquable une zone précise dans une image…comme ceci (attention, ça ne fonctionne pas sur gsm) :

Normalement, rien ne se passe SAUF si vous cliquez pile poile sur le gros œil du personnage ci-dessus (une autre fenêtre s’ouvre et vous découvrez un abominable gnomoush dont je parlera plus tard). Ça peut sembler ballot. Sauf que ce genre de petits twists va me donner la possibilité de proposer une méthode d’exploration de contenu un peu particulièrement d’ici quelque temps. En plus, ce n’est que du html donc c’est accessible à presque n’importe qui (qui fait l’effort d’essayer de comprendre un minimum). Au passage, merci à Pascal D. pour ses pistes de recherche (sait-on jamais qu’il me lirait un jour). Par la suite, il faudra que j’essaie de faire en sorte qu’une image change en fonction de l’heure à laquelle un utilisateur affiche une page web. J’ai trouvé les explications par ici mais ça à l’air déjà vachement plus compliqué.

J’ai pratiquement terminé mon dossier pour Mules1399, le jeu que j’aimerais présenter durant le Troll et Légende. Voici un aperçu du plateau…

Je suis aussi tombé sur l‘une ou l’autre chose à découvrir absolument :

  • De l’ASMR Lovecraftien (ces vidéos chuchotées sensées vous détendre créés ici par un type déguisé en Profond).
  • Un mini jdr/fanzine crée à l’arache mais qui me donne vraiment envie. Ca s’appelle A Night at the Golden Duck, il s’agit de l’exploration d’une auberge qui renferme un véritable trésor : un canard en or. J’aime beaucoup cette manière ultra simple de réaliser un produit fini. C’est très simple mais c’est particulier et terminé. Ces gens vendent leur truc alors que moi, je n’en suis jamais qu’à essayer de terminer. Est-ce que l’ultra minimalisme (pour ne pas dire le « fait à la va-vite » serait la solution pour avancer ?
  • Un type qui s’interroge intelligemment sur la manière de distribuer ce qu’il crée.

Il n’y a pas très longtemps, quelqu’un a qualifié ce que j’écris de trop « pipi, caca, vomi, sperme ». Dans un premier temps, je l’ai assez mal pris. Puis, en y réfléchissant, j’en ai conclu que cette personne (dont j’aime beaucoup le travail et que je respecte en tant qu’entrepreneur, ne le connaissant pas sur le plan humain) avait totalement raison et que ça m’allait très bien. Evidemment, cela ne joue pas en ma faveur. Qui aurait envie de lire ce genre de truc ? Et bien, à y regarder de plus prêt, il semblerait que cette « scène » existe déjà et qu’elle attire du monde. Ça s’appelle de l’ero guro. En français, on ne trouve pas grand chose à se mettre sous la dent question explication. Mais en gros, ce sont des créations violentes, absurdes et souvent tournées vers les choses de la chaire. Du coup, ça me semble assez bien correspondre à ce « pipi,caca, vomi, sperme » dont ce professionnel du secteur a affublé l’une de mes propres créations rolistiques. Mais ce n’est pas tout. Comme j’aime parfois me prendre la tête sur des choses carrément inutile. Je me suis demandé : quel est mon style a moi exactement ? Quoi que je parlerais plutôt de « patte » que de style car du style je n’en ai pas beaucoup à l’écrit et même si je ne suis pas un mancho question illustration, ce n’est pas la gloire non plus. Mais, c’est vrai que je commence à avoir ma propre approche. Donc. Comment l’appelé. Après pas quelque temps de réflexion et de recherche en ligne, je qualifierais donc ma patte de ero guro pop belgicisé à tendance « marque blanche » OU de l’ero guro belgicisé premier prix OU de belgo-guro pop lowcost. J’imagine que quelques explications s’imposent…

  • Ero guro > pour le côté fesse, violence et absurdité.
  • Pop > pour le côté « produit », pub et répétitif de ce que je fais (quoi que Pulp serait bien aussi car il y aurait la notion de simple et populaire qui me plait).
  • Belgicisé > parce que je met toujours une sorte de détachement super froid et d’humour assez noir dans ce que j’imagine. Et je pense que c’est une approche très belge dans la lignée de films comme C’est arrivé près de chez vous ou Calvaire.
  • Lowcost/marque blanche > pour le côté « à l’arrache » (vrai ou non), un peu brute et parfois désuet de ce que j’aime faire. C’est assez bizarre car ce style fait des adeptes dans d’autres milieu (la mode notamment), il suffit de regarder des marques comme Supreme, Vetement ou Balenciaga. Mais pas encore dans l’univers du jdr ! Quoi que ont peu entrevoir des pistes chez certains. Par exemple, ceci (ou ici) que j’ai découvert aujourd’hui.

Voilà ce qui me trottait en tête ce soir…

Gnomoush