Archives de catégorie : jeux

Pensée du soir…

Les petits dorment et ma compagne coud à côté de moi. Enfin au calme. Pour l’instant, une demi-heure de tranquillité relève du luxe !

† Je pense souscrire à un nouveau Kickstarter : Seekers Beyond The Shroud. Il s’agit d’un livre d’aventure solo plutôt sombre. C’est en anglais malheureusement. Ce n’est pas que je ne le comprends pas mais ça gène encore ma lecture, surtout pour du roman (ou apparenté). Et c’est du contemporain, ce qui n’est à priori pas ma tasse de thé. Mais j’ai vraiment envie de voir comment c’est construit puis le graphisme me plait. À voir donc…

† Je croix avoir trouvé une bonne méthode pour les combats dans mes différents jeux. Utiliser le système de Battleground fantasy warfare ou faire des pions papiers de tous les personnages. Je pense vraiment que ça me fera gagner du temps. Puis, j’ai toujours aimé les jeux de bataille. Et enfin, ça me permettra de créer des personnages et des bandes sans me prendre la tête (juste un concept, une illu’ et des caract’.

† J’ai aussi fait quelques dessins pour ce qui ne devait être qu’une entrée dans mon livre des idées avortées. J’en dirai plus bientôt…

† Plus des croquis, dont une partie est déjà mise au propre pour un jeu de Bluespunk.

Enfin, Annelyse m’a offert Sub Terra. J’ai lu La voie du tablier et suis sur Les indes noires.

Pensée du soir…

Il est 00h45. Mon fils s’est réveillé dans son petit lit vers minuit trente, je l’ai pris avec moi dans le canapé et il vient de se rendormir. Ce petit bonhomme va déjà avoir 8 mois !

Ces satanés projets qui encombrent mon esprit trop étroit. Je ne parviens à en mener aucun à terme (ou presque) par manque de temps et, aussi, car ils ont tendance à perdre toutes saveurs dès lors que j’ai trop joué avec. Quoi que la réalité soit un peu plus nuancée. Car cette abondance d’échappatoires (car c’est bien ce que sont toutes ces idées au fond, des portes vers un ailleurs) me fait souvent du bien. Je ne sais pas trop comment l’expliquer mais j’associe des sensations à chaque concept, bien souvent rassurante et accompagnée d’un brin de nostalgie ou plutôt de romantisme.

Par exemple… un de mes projets s’appelle PELOTÉE. C’est un jeu de plateau qui propose de simuler des parties de balle-pelote explosive en prenant la tête d’une équipe de mutilés. À tous moments, la pelote peut péter à la tronche des joueurs, les estropiant au fur et à mesure des matchs. Il faut gérer ces blessures et, éventuellement, remplacer les membres manquants par des prothèses, travailler sa notoriété pour attirer de nouveau sponsors, imaginer le background de son équipe (membres, style, le local, les sponsors,…). Voilà pour le concept en lui même. Mais ce n’est pas tout. Car, dans sa forme aboutie, le jeu serait accompagné d’autres manifestations sur le plan physique cette foi, qui lui donnerait encore plus saveur. Et c’est là, justement, qu’une sorte d’alchimie opère avec mon être. C’est à ce moment là, quand l’idée rencontre la matière qu’il se passe quelque chose.

Pelotée serait normalement vendu en print and play ou au format papier. Il y aurait les règles, le plateaux et des personnages en papier. Mais…

  • Il y aurait aussi des figurines vendue dans des pochettes surprises (comme les Monster in my Pocket). Mieux encore, ces pochettes seraient uniquement disponibles dans des bars (comme Les Templiers), des bistrots et dans les clubs de balle-pelote.
  • Il y aurait des cartes de pin-ups vintage qui servirait à annoncer les résultats en écrivant sur leurs seins ou sur leurs fesses (directement sur les cartes).
  • Il y aurait un championnat à Charleroi dans les différents café le mardi soir + des séances d’échange et, pourquoi pas, de customisation de figurines.

Croupes, Charleroi, jouet de mon enfance et lieux que j’aime bien. Ce sont des choses qui, lorsque j’y pense, évoque en moi des sensations, des souvenirs et des sentiments agréables. Du coup, des que je pense à Pelotée, j’associe tout ça et y prend du plaisir. J’aime me plonger (mentalement) dans le concept et l’explorer. PELOTÉE est aussi fortement inspiré par La confrérie des mutilés de Brian Evenson.

Le gore et le métal bourrin arrive dans le jeu de plateau et le jeu de rôle. Ça ne m’attire qu’à moitié (le côté métal) mais j’aime bien les illus’ très sombres comme celles de Cryptic Explorers (celui-ci me fait même pensé à BLAME! dont je suis super fan) ou Mork Borg. Je trouve ça amusant, cette percée de l’imagerie Death Métal dans le jeu (et ici) Ça montre aussi qu’il y en a vraiment pour tout le monde et qu’aucune niche n’est à l’abris d’un bon produit bien ciblé et développé intelligemment. Ci-dessous, une vidéo de Cryptic Explorers !

J’ai commencé à chipoter sur un chouette programme qui permet d’animer des personnages en temps réel. Mon but ? Créer une série de podcast animée par une sorte d’alter ego encore plus « rugueux » que moi afin d’y présenter, dans un style très cru, intimiste et minimaliste, tout un tas de trucs que j’aime : Le OL’ FAT JAMES’S SHOW. J’y travaille assez sérieusement. La marionnette virtuelle est créée, les visuels aussi et j’arrive à animer grossièrement la chose. Je pourrais y passer des heures avant de me lancer mais je pense, au contraire, que je vais y aller comme un bourrin, voir ce que ça donne et affiner au fur et à mesure que je me familiariserai avec le programme. L’idée, c’est de pouvoir partager plein de chose rapidement sans avoir à montrer ma tête en vrai. J’essaye de faire quelque chose de très personnel et il faut que je reste naturel. Le personnage est massif, porte un bonnet noir et est assis/debout (je ne sais pas très bien) derrière un pupitre représentant trois larges fessiers. Ça devrait retenir l’attention et me permettre des monologues de fous.

Je pense que je vais poster ces vidéos sur Youtube, mettre l’équivalent sonore sur Soundcloud et les notes (comme Tim Ferris) sur ce blog. Si je veux aller au bout du concept, je dois aussi mettre deux visuels sur Spreadshirt et connecter l’affaire au programme d’affiliation d’Amazon. Ainsi, si l’un de mes recommandations fait mouche et qu’il y a achat, je toucherai une petite partie du bénéfice de ce dernier. Ce qui me permettra d’acheter de nouveaux jeux et de nouveaux livres (à terme et si l’idée à du succès (ce qui, venant de moi, m’étonnerait beaucoup)) dont j’ai vachement envie. J’aimerais vraiment gagner quelques sous par moi même et construire une micro business qui fonctionne. Le but n’est pas de gagner grand’chose mais simplement de réussir à faire tourner quelque chose moi-même. J’ai besoin de réussir.

Je profiterais aussi de cette vitrine pour présenter mes propres créations comme Moule et les dizaines d’idées qui dépérissent dans mes notes fautes de pleins de chose (sans doute un manque de couilles au final).

Je suis aussi tombé sur ce qui me semble être la forme ultime que devrait prendre un livre d’idées avortées. C’est un livre de Arno Scmidt. Une brique de plus de 1500 pages dont le texte est répartit sur trois colonnes avec de petits dessins, des notes supplémentaires. Ce serait parfait pour tous mes concepts et ça formerait le pavé que je rêve d’écrire un jour (et ça permettrait de pas foutre bêtement tout ce que j’ai en tête à la poubelle). Voici le livre en question :

Source : https://helmholtz-hzi.bibliotheca-open.de/Services/Raum-für/Arno-Schmidt

J’arrive aussi tout doucement à la fin de la première étape d’un gros travail d’écriture pour une maison d’édition de jdr française. Il s’agit de l’écriture d’une campagne d’horreur contemporaine en sept scénarios pour un total de 180000 signes. C’est une première pour moi et un excellent exercice qu’un texte aussi long. Mais c’est difficile. J’y travaille depuis longtemps, par petite séance alors que j’ai déjà tout en tête depuis autant de temps. Il faut donc se motiver à avancer. Comme dans tout.

La suite bientôt…

Pensée du soir…

Ma compagne est en train d’allaiter notre petit dans le divan près de moi, ils sont à moitié endormis. Pendant ce temps là, ma fille dort à l’étage. Je profite donc de ces quelques minutes de liberté pour écrire une poignée de mots.

Voici quelques croquis pour Mules1399 représentant des porteurs amochés (ou mulets). Le style est volontairement « brut ». Ne sont-ils pas beaux ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le kickstarter auquel j’ai souscris (pour la première fois) semble cartonner auprès du public. C’est un jdr occulte western : Casket Land. Le graphisme est superbe est la communication de la créatrice, Marie Enger, est intéressante. Je vois à l’instant que Kickstarter prévois un système d’intégration de leur contenu sur des sites externes. Testons….

J’ai mis à jour mon article sur Trois Bonnets, le quartier gnome de la ville de Grimsh en y présentant trois premier lieux.

Le jeu vidéo serait-il une piste à explorer ? Deux sources d’interrogation : Dummy Dojo et Inmost (pour le graphisme dans les deux cas).

Pensée du soir…

…commencé hier ou avant-hier matin et terminé ce soir. Il est 00h36, le petit dort dans le divan, à côté de moi.

† Un ami m’a conseillé de rassemblé tout ce que j’écris non pas en un livre mais en un endroit. Une zone géographique imaginaire, un setting rien qu’à moi, un univers de jeu. L’idée est séduisante et cela semble fonctionner. Mais, je dois me laisser porter et ne pas trop prévoir. Sans quoi je vais encore avoir une liste interminable de choses à faire et de paramètres à intégrer mais rien de concret. Du coup, j’avance doucement, sans plan véritable.

J’ai, par contre, une idée assez précise de la forme à donner à ce setting. Ce sera un ensemble de carte interactives qui renverra vers des articles de plus en plus précis. Ainsi, à travers un peu de code, l’utilisateur pourra réellement explorer cet univers, s’enfonçant toujours de plus en plus loin dans ses obscures replis. Le fait de ne pas publier de version papier (de ne pas chercher à le faire en tout cas) me libère aussi de devoir « clore un sujet ». Je peux effectivement compléter à l’infini et rendre disponible du travail en cours.

J’ai littéralement couvert des dizaines de feuilles en essayant de dessiner une carte de ma zone. A force, je pense avoir quelque chose de séduisant. La forme me plait assez bien. Et le tout est relativement logique. 

† J’ai aussi commencé le premier quartier gnome de la ville de Grimsh située dans le duché au nord-ouest : 3 bonnets.

† En écrivant tout ceci, je me suis demandé : à qui je m’adresse ? Réponse ; aux types comme moi. Ceux qui aimerait jouer mais qui n’en ont pas le temps car ils sont entrés dans la vie active, font passer leur famille avant leur plaisir personnel et commence à être épuisé (mettre photo de feuille). Le truc, c’est que nous ne disposons plus de temps, que sortir seul le soir n’est plus vraiment possible. Acheter tout ce que l’on veut non plus car, même si nous disposons de plus d’argent, celui part dans la maison, les enfants et les travaux. Du coup, ont fait des listes pour plus tard, on essaie de voler quelques minutes par-ci, par-là et on continue à imaginer des trucs en essayant de trouver des solutions.

Je pense qu’une des pistes sérieuses passe à la foi par l’utilisation de la technologie et une modification des narrations, ou plutôt des échanges. Les cessions doivent être étalée, comme dans un jeu par mail. Il faut du contenu plus volumineux pour qu’une grosse partie de l’évasion puisse se faire sur le pouce et en solitaire. Les interactions doivent être plus rares et doivent pouvoir se faire à distance. Il faut aussi privilégier les jeux en solo et les jeux stratégiques avec des sortes de rapport de bataille qui influe une trame plus longue. Jouer sur le long court, lentement mais de manière profonde. Je pense aussi qu’il faut penser à la mobilité. Les gammes de jeux comprenant 50 livres, c’est chouette mais pas très pratique. Il faut des supports légers, petits, pas cher car on va les abîmer (ou nos enfants s’en chargeront). Penser donc au format ‘zine. Une autre solution est de privilégier le « tout numérique » des blogs, des pages web et du print-and-play. Mais j’avoue que ça a beaucoup moins de charme.

† La difficulté de jouer avec les enfants… une foi par semaine, le vendredi, on essaie de faire une soirée jeu à la maison. On joue pour l’instant à des jeux simples car ma fille a 6 ans. C’est amusant de lui donner le goût au jeu mais c’est parfois frustrant de rester dans la simplicité. J’ai par moment envie de lui dire : ok, maintenant, on va jouer à quelque chose de vraiment cool. Mais pour avoir testé un mini jdr perso avec elle il y a moins d’un an (voir plus loin), ce n’est pas encore gagné.

Pourtant, il commence à y avoir pas mal de jeu de rôle pour les enfants (un peu plus grands). Je suis tombé une adaptation de « Mon petit poney » et sur Kids on Bikes qui a l’air sympa (il faudra d’ailleurs que j’achète un exemplaire de chaque). J’ai acheté Mouse Guard mais j’ai un peu de mal à le lire (manque de temps et bouquin un peu bordélique).

Pour ma fille, j’ai commencé à écrire un mini jeu qui se passe dans un manège magique situé sous le « vrai » manège où elle monte à poney. On y accède via un box sois-disant hanté. Là en-bas, il y a des licornes, des pégases et des nains du purins dans une sorte de Poudlard dédié aux chevaux merveilleux. Ceux que ça intéresse, peuvent y jeter un œil par ici (c’est en cours, pas fini).

† À découvrir : Cankor par Matthew Allison (qui me rappelle que j’ai toujours un jeu de super héro qui attend) et un clip de rap délirant à la fois flippant et rafraîchissant.

 

 

Les projets en attente

Je ne finalise pratiquement jamais rien pour tout un tas d’excuses. Les deux plus importantes étant : ma peur chronique des problèmes potentiels et le manque de temps. Ce sont de vrais problèmes auxquels je n’ai pas encore trouvé de solution. Pendant ce temps, je continue à avoir des idées et à commencer un nombre incalculable de jeux, d’histoires, de jdr,…larvaires.

En voici quelques-uns :

Moule : la micro-cité aux 47 estaminets (une ville pour le jdr)

Moule est une micro-cité à utiliser dans vos jeux de rôle. Lieu de débauche, on y boit, on y fume, on y mange et l’on y prépare ses aventures au rythme paisible d’un vieux canal. Vous le savez, tous bons scénarios commencent dans une auberge. Moule compte 47 estaminets, pourquoi ne pas y débuter votre campagne (ou y faire arrêt entre deux grosses bastons) ? Moule est une ville à boire sans modération, serez vous capable d’explorer ces 47 enseignes en préservant votre dignité ?

MST (un comics et un jdr)

MST (Mon Seigneur de la Tige) est un angelot déchu tombé sur terre en pleine époque médiévale. Flanqué d’un véritable arsenal de guerre, il compte bien imposer son bon vouloir (et son réseau de maisons closes) sur les différents quartiers de la ville.
Jeu de pouvoir, romance, action pulp et répliques couillues, MST mélange allègrement les genres. Scarface version XIII siècle, Deadwood religieux ou Boardwalk Empire à la mode « gros, gros flingues ». MST est une histoire décalée, impertinente et attachante, bourrée d’humour extrêmement grinçant.

† Le chemin de briques noires (un livre-jeu)

Un phénomène étrange a complètement remodelé les alentours de Charleroi en ce début de XX siècle. Les mines, les corons et les terrils ont été réarrangés en une sorte de venelle connue sous le nom de Chemin de briques noires. Votre personnage, Casimir Bosniec, un chasseur de monstres et pilleur de tombes à la jambe de bois, est bien décidé à découvrir ce qui s’y passe. Accompagné de sa corneille obèse, il s’en va tuer du monstre et si possible, amasser des richesses. Plongez avec lui dans l’enfer des mines du Pays Noir, rencontrez les habitants torturés du Chemin de briques noires et déjouez les plans d’une entité maléfique et rampante.

Voici maintenant le seul truc que j’ai véritablement finalisé : Splatchhhh! Voilà, j’imagine que j’ai voulu écrire ceci pour la postérité 🙂

Pensées du soir…

Il est minuit quarante deux. Mon fils dort à côté de moi dans le divan. Il a un mois et fait beaucoup de coliques. J’écoute l’album Filosofem de Burzum en fond. Je viens de mettre en ligne quelques mots sur un personnage bizarre pour le jeu de rôle, j’écris un gros scénario qui devrait être publié dès que j’aurai terminé et j’essaie de boucler Mules, un jeu de plateau que je voudrais présenter durant le Troll et Légende de cette année. Quand j’ai un peu de temps je lis les aventures de l’Apprenti Épouvanteur (j’en suis au tome VII et j’ai aussi lu le quatrième tome de Lord Baltimore). Je suis toujours autant rassuré d’avoir des livres en attente à portée de main (le suivant est une édition des deux premiers volumes de la saga du Sorceleur). La semaine passée, j’ai joué à l’Auberge Sanglante  avec un ami et ma compagne (nous avons eu un peu de mal avec la prise en mains mais c’est très chouette et terriblement beau et immersif). Margot, ma fille, a inventé son premier petit jeu avec des bracelets de deux couleurs qui représentent un chemin et deux licornes qui se font la course. Je suis fier d’elle. J’ai aussi envie de m’acheter Zombicide Black Plague . Un jour, je finirai par écrire tout ce que j’ai à écrire, à publier le tout et à le proposer sur des salons et dans des boutiques obscures. Ce jour là, je pourrai être un peu satisfait de moi.

PNJ : Clotaire d’Hurmunus

Note 1 : Voici un PNJ indépendant à utiliser dans vos parties de jeux de rôle. Il n’est pas totalement terminé et il lui manque une illustration supplémentaire et une feuille de personnage que j’ai imaginé. Ça viendra sans doute mais l’essentiel est déjà là (et mieux vaut cela que rien du tout). Merci de me faire savoir ce qui lui est arrivé si vous l’utilisez.

CLOTAIRE D’HURMUNUS
Fabricant de bougies (cirier) et espion nain

Clotaire d’Hurmunus un vieux nain voûté qui porte un collier de barbe, un vague souvenir de tignasse et une redingote recouverte de coulées de cire (qui ressemble à des chiures de pigeons sur un monument ou des traces de sperme sur des braies oubliées). Des cierges collées sur son dos brûlent de jour comme de nuit. Il ne dort jamais.

« J’écoute les murmures humides des bougies. »

En public, il reste discret et paraît inoffensif. Un simple artisan en sommes, prospère mais docile et empreint d’une pieuse humilité.
En de rares occasions pourtant, il lui arrive de révéler sa véritable nature : grossier, mercantile, manipulateur et vicieux. Car Clotaire est en fait un espion usant d’une étrange forme de magie liée aux bougies. Son art lui permet de récolter des informations compromettantes pour le compte de riches clients.

Il propose ses bougies en rue, à la sauvette et s’affiche avec un vieux moule, un réchaud de misère et son air de chien battu mais ce n’est que le rôle d’un fieffé comédien ! Car il possède en fait un véritable atelier pour faire du volume et emploie des ouvrières muettes trempées qu’il lutine gaillardement à l’occasion. Au dessus de l’atelier, se trouve son bureau et son officine où il prépare lui-même ses renommées quoique très discrètes bougies enchantées.

Note 2 : Il n’est pas question ici de donner des caractéristiques précises adaptées à un système de règle particulier. C’est pourquoi, je préfère proposer des qualificatifs (merci Freyd) qui serviront de guide pour une éventuelle création de personnage chiffrée.


  • Clotaire est : très intelligent, excellent manipulateur, particulièrement sociable (même si il déteste les gens), bon commerçant, beau parleur, comédien plus que correcte, habile de ses mains, capable d’utiliser la magie des bougies, doté d’une bonne oreille.
  • Clotaire n’est pas : rapide pour se déplacer, très résistant, tolérant, humble (sauf s’il fait semblant), capable de résister à la gent féminine, bon au combat (bien qu’il sache manier la trique pour se défendre contre de petites attaques, capable de contenir son énervement dans certaines situations (présence de dames, ennui profond, alcool,..).
  • Clotaire connait : la psychologie des gens, les jeux de pouvoir, les lois du commerce, des notions de magies, beaucoup de monde, les règles de la rue, les règles de la cours, les maisons closes, les lieux de culte, le métier de cirier,…

Les bougies

Ce sont des bougies dites « jumelles ». Clotaire les appelle ses Coquines ou ses indiscrètes. Elles sont coulées autour de la même mèche imbibée d’un mélange secret (cérumen, réduction d’ovaire de chèvre et épices exotiques). Lorsque l’on dispose une bougie allumée quelque part, elle rapporte ce qu’elle entend à celui qui écoute les crépitements de sa soeur. C’est une sorte de proto-talkie-walkie magique. Clotaire ne vend jamais ses bougies. Prudent, il préfère garder le contrôle sur ses précieux ustensiles. Mais il consent par contre à louer ses services d’espion et a utiliser une dizaine de paires de bougies pour ses différents clients.

Il fait offrir, ou fait placer une des bougies dans le logis, le bureau ou l’office de celui qui doit être espionné et écoute ce que se chuchotent les bougies jumelles. Il agit toujours sous couvert d’anonymat, trouve des prétextes ou remplace discrètement des bougies existantes. Il soudoie parfois des servantes, des laquais ou des gardes (toujours indirectement) pour parvenir à ses fins.

Cérumen

L’affreux nain possède aussi un familier : Cérumen, un homoncule de cire (nerveux et braillard) qui vit avec les autres bougies sur le dessus de sa redingote.

Dans la bouche de Clotaire…

« Le tympan est l’hymen de l’âme. Déchire-le et la place est à toi.
« Chaude comme un cierge d’église. »
« J’écoute les murmures humides des bougies. » ou « J’écoute leur crépitements. ».
Teint de cire.
Vendre la mèche.
Être de mèche avec…

Clotaire mélange toujours les champs lexicaux des bougies et de la fesse (plus ou moins subtilement selon son humeur et son interlocuteur) et habille toujours ses services de folklore et de mystère pour impressionner ses clients.

Les porteurs de cierges « Lampadaires mobiles »

Il s’agit d’une guilde (dirigée par Clotaire) de types sans le sous qui portent des bougies (à la mains ou posées sur leur dos voûtés) la nuit. Ils ouvrent le chemin aux bourgeois qu’ils rencontrent en rue pour les éclairés en espérant recevoir une petites pièces. Parfois, ils attendent à la sorties des clubs ou des théâtres, d’autres s’en remettent simplement à la chance. Clotaire vend ses bougies aux porteurs et prend une part sur ce qu’ils gagnent comme dons à la guilde. L’une des ouvrières du nain volent discrètement des bougies pour les donner gratuitement aux plus pauvres des porteurs.

Mules 1399 (wip)

Mise à jour le 09/04/2019 : plateau plus petit et mise au propre des illu'.

Il y a quelques semaines, j’ai commencé à créer un petit jeu de plateau sans trop de prétention. Je voulais quelque chose de pas trop compliqué que je sois capable de terminé. Par contre, je tenais absolument à y aller à fond question style. Dans cet article, je vais essayer de ternir une sorte de carnet de route de ce projet (sans promesse et à mon rythme). Il faudra d’ailleurs que je triche un peu car à l’heure où j’écris ces lignes, j’ai déjà pas mal avancé. Mais bon, l’important est de montrer le processus. Mais avant quelques mots de présentation du concept général…

Mules 1399 est à la foi un jeu de gestion de ressources sur plateau et un jeu de rôle relativement simple dans lequel vous incarnez un coquin, un scélérat, un fourbe qui d’une certaine manière profite du malheur des faibles et de la fainéantise des puissants pour se faire l’argent.

Voici un premier aperçu de mes essais pour le plateau de jeu. Je l’ai tracé à la va-vite sur des feuilles A4 collées au tape. Rien de plus sophistiqué. D’ailleurs, je pense proposer ce jeu en print-and-play (à terme) donc il faudra de toute manière coller des feuilles.

Mon jeu a été accepté par le Trolls & Légendes pour leur zone présentation de prototype. J’y serai donc les 20 et 21 avril 2019 pour faire tester mon jeu. J’ai fais de nouvelles illustrations et j’ai les feuilles de compagnies.

† Le Trolls et légendes approche à grand pas. J’ai donc invité deux amis pour venir tester l’état d’avancement de Mules 1399. Résultat : du changement. Un plateau plus petit (on passe du A1 au A2), une manière différentes de tirer les dés et l’apparition des auberges. J’en ai aussi profité pour refaire mes illustrations au propre. Voici.

Prochaine étape : refaire la feuille de compagnie et rajouter des cartes événements supplémentaires. Plus que deux petites semaines ! Pour ceux qui trouveraient tout ceci un peu sommaire, je précise que le but est de proposer Mules 1399 en print-and-play pour maximum 5€ et de tenir cette logique de qualité/lowcost/lowtech sur le long terme.

Splatchhhh ! Un jeu bas-du-front à jouer discrétos pour tuer le temps

Splatchhhh ! est un mini-jeu/comics dans lequel vous incarnez un mercenaire (ou une compagnie complète) dont les but est d’amasser le plus de kilos de viande morte possible afin de remporter le grand concours de taillage de panses.

Splatchhhh ! est idiot, lourd, inutilement violent et réservé à une minorité d’illuminés. Découvrez-le ci-dessous et passez le mot.

Téléchargement (gratuit) : Splatchhhh !