Archives de catégorie : jeu de rôle

Pensée du soir…

Il est 22h51, j’écris ceci rapidement car mon fils a du mal à dormir…

Ça faisait longtemps que je ne m’étais pas acheté de bouquins. Mais en voici trois qui viennent d’arriver. Je ne les ai pas encore lu, évidemment, mais ça promet de bons moments. Batman la malédiction qui s’abattit sur Gotham parce que j’ai envie de découvrir ce personnage depuis un bail mais que jusque là, les dessins proposés ne plaisaient pas. Deathbed parce que ça à l’air carrément délirant. Et Sherlock Frankenstein & la ligue du mal parce la cover de Mignola m’a donné envie.

Il y a quelques jours, je découvrais sur Instagram une suite de posts intéressants. Des types présentaient du jeu de rôle sur une seule A4, sous forme de flyers/pamphlets.

 

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Another great little #Dungeon from Nate Treme! #TheMepheticLaboratoryOfThePescamancer is a fishy #DungeonPamphlet for quick #Games!

Une publication partagée par Diogo Nogueira (@diogo_nogueira) le


Du beau travail graphique selon moi et pas mal d’idées sympas. En creusant un peu, il apparaît que ça rentre dans le cadre d’un concours lancé sur itch.io. Je vais réfléchir à une idée pour y participer. Ce site a de plus l’air ultra intéressant. Initialement dédié aux jeux vidéos indépendants, il semble être le repaire de toute une communauté d’amateurs de jeux bizarres au sens large. À explorer donc. Je suis notamment tombé sur ceci.

Générateur d’estaminets (WIP)

Il y a quelques mois, j’ai écris la description d’un ville fictive pour le jdr : MOULE, la micro-cité aux 47 estaminets. L’affaire traîne, toujours pour les mêmes mauvaises raisons.
Déjà à l’époque, j’avais envie d’en faire une version online (en tout cas un extrait) pour permettre d’y goûter. Mais je n’avais alors pas trouvé la technique pour le faire. Ce n’est toujours pas le cas aujourd’hui. Sauf qu’un gaillard propose un début de solution sur son blog. Comme il m’a autorisé à utilisé son code ici, j’y ai intégrer quelques phrases issues de Moule.
Ce n’est pas encore l’idéal car on ne sait y mettre que du texte suivi sans mise en page (pas de mise en page, de structure, de liste, ni d’illustration). Mais c’est un début et je vais continuer à creuser. Le but ultime est de pouvoir générer des présentations complètes qui reprennent le style de ce que j’ai écris.

Sans plus attendre… si vous cherchez un troquet où lever le coude, faire le coup de poing ou taper la carte, faites le savoir en cliquant sur le bouton ci-dessous. Ce bout de code vous générera une description très sommaire d’un estaminet situé à Moule.

Pensée du soir…

Ma compagne est en train d’allaiter notre petit dans le divan près de moi, ils sont à moitié endormis. Pendant ce temps là, ma fille dort à l’étage. Je profite donc de ces quelques minutes de liberté pour écrire une poignée de mots.

Voici quelques croquis pour Mules1399 représentant des porteurs amochés (ou mulets). Le style est volontairement « brut ». Ne sont-ils pas beaux ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le kickstarter auquel j’ai souscris (pour la première fois) semble cartonner auprès du public. C’est un jdr occulte western : Casket Land. Le graphisme est superbe est la communication de la créatrice, Marie Enger, est intéressante. Je vois à l’instant que Kickstarter prévois un système d’intégration de leur contenu sur des sites externes. Testons….

J’ai mis à jour mon article sur Trois Bonnets, le quartier gnome de la ville de Grimsh en y présentant trois premier lieux.

Le jeu vidéo serait-il une piste à explorer ? Deux sources d’interrogation : Dummy Dojo et Inmost (pour le graphisme dans les deux cas).

Pensée du soir…

…commencé hier ou avant-hier matin et terminé ce soir. Il est 00h36, le petit dort dans le divan, à côté de moi.

† Un ami m’a conseillé de rassemblé tout ce que j’écris non pas en un livre mais en un endroit. Une zone géographique imaginaire, un setting rien qu’à moi, un univers de jeu. L’idée est séduisante et cela semble fonctionner. Mais, je dois me laisser porter et ne pas trop prévoir. Sans quoi je vais encore avoir une liste interminable de choses à faire et de paramètres à intégrer mais rien de concret. Du coup, j’avance doucement, sans plan véritable.

J’ai, par contre, une idée assez précise de la forme à donner à ce setting. Ce sera un ensemble de carte interactives qui renverra vers des articles de plus en plus précis. Ainsi, à travers un peu de code, l’utilisateur pourra réellement explorer cet univers, s’enfonçant toujours de plus en plus loin dans ses obscures replis. Le fait de ne pas publier de version papier (de ne pas chercher à le faire en tout cas) me libère aussi de devoir « clore un sujet ». Je peux effectivement compléter à l’infini et rendre disponible du travail en cours.

J’ai littéralement couvert des dizaines de feuilles en essayant de dessiner une carte de ma zone. A force, je pense avoir quelque chose de séduisant. La forme me plait assez bien. Et le tout est relativement logique. 

† J’ai aussi commencé le premier quartier gnome de la ville de Grimsh située dans le duché au nord-ouest : 3 bonnets.

† En écrivant tout ceci, je me suis demandé : à qui je m’adresse ? Réponse ; aux types comme moi. Ceux qui aimerait jouer mais qui n’en ont pas le temps car ils sont entrés dans la vie active, font passer leur famille avant leur plaisir personnel et commence à être épuisé (mettre photo de feuille). Le truc, c’est que nous ne disposons plus de temps, que sortir seul le soir n’est plus vraiment possible. Acheter tout ce que l’on veut non plus car, même si nous disposons de plus d’argent, celui part dans la maison, les enfants et les travaux. Du coup, ont fait des listes pour plus tard, on essaie de voler quelques minutes par-ci, par-là et on continue à imaginer des trucs en essayant de trouver des solutions.

Je pense qu’une des pistes sérieuses passe à la foi par l’utilisation de la technologie et une modification des narrations, ou plutôt des échanges. Les cessions doivent être étalée, comme dans un jeu par mail. Il faut du contenu plus volumineux pour qu’une grosse partie de l’évasion puisse se faire sur le pouce et en solitaire. Les interactions doivent être plus rares et doivent pouvoir se faire à distance. Il faut aussi privilégier les jeux en solo et les jeux stratégiques avec des sortes de rapport de bataille qui influe une trame plus longue. Jouer sur le long court, lentement mais de manière profonde. Je pense aussi qu’il faut penser à la mobilité. Les gammes de jeux comprenant 50 livres, c’est chouette mais pas très pratique. Il faut des supports légers, petits, pas cher car on va les abîmer (ou nos enfants s’en chargeront). Penser donc au format ‘zine. Une autre solution est de privilégier le « tout numérique » des blogs, des pages web et du print-and-play. Mais j’avoue que ça a beaucoup moins de charme.

† La difficulté de jouer avec les enfants… une foi par semaine, le vendredi, on essaie de faire une soirée jeu à la maison. On joue pour l’instant à des jeux simples car ma fille a 6 ans. C’est amusant de lui donner le goût au jeu mais c’est parfois frustrant de rester dans la simplicité. J’ai par moment envie de lui dire : ok, maintenant, on va jouer à quelque chose de vraiment cool. Mais pour avoir testé un mini jdr perso avec elle il y a moins d’un an (voir plus loin), ce n’est pas encore gagné.

Pourtant, il commence à y avoir pas mal de jeu de rôle pour les enfants (un peu plus grands). Je suis tombé une adaptation de « Mon petit poney » et sur Kids on Bikes qui a l’air sympa (il faudra d’ailleurs que j’achète un exemplaire de chaque). J’ai acheté Mouse Guard mais j’ai un peu de mal à le lire (manque de temps et bouquin un peu bordélique).

Pour ma fille, j’ai commencé à écrire un mini jeu qui se passe dans un manège magique situé sous le « vrai » manège où elle monte à poney. On y accède via un box sois-disant hanté. Là en-bas, il y a des licornes, des pégases et des nains du purins dans une sorte de Poudlard dédié aux chevaux merveilleux. Ceux que ça intéresse, peuvent y jeter un œil par ici (c’est en cours, pas fini).

† À découvrir : Cankor par Matthew Allison (qui me rappelle que j’ai toujours un jeu de super héro qui attend) et un clip de rap délirant à la fois flippant et rafraîchissant.

 

 

3 Bonnets : quartier gnome de la ville de Grimsh

Mis à jour le 24/03/2019 : ajout des nouveaux lieux en légende de la carte 
(triperie, fabricant de perles, barbiers,..).
ATTENTION : Réservé aux MJ !!!

3 BONNETS est constitué d’une seule rue qui descend du haut de la ville jusqu’au mur d’enceinte. La rue est comme un boyau, il n’y a qu’une entrée et une seule sortie (quoi qu’une fausse maison dissimule une ruelle secrète mais c’est une information bien gardée). Elle est entièrement pavée, en pente et ponctuée de plusieurs volées de marches lorsque le dénivelé est trop important. Chaque rez-de-chaussé qui la borde abrite un commerce, un atelier ou un lieu d’usage publique. Les étages des hauts bâtiments sont réservés aux habitations, aux cabinets et autres affaires privées.

Il y a toujours beaucoup de gnomes dans la rue, de jour comme de nuit. La plupart des commerces sont tout le temps ouverts. Les rares qui ferment le font très tard dans la nuit et ré-ouvrent dès les premières lueurs. À la nuit tombée, des allumeurs de réverbères se dépêchent de repousser l’obscurité en allumant les nombreuses lampes à huile accrochées un peu partout.

À Trois Bonnets, on trouve un peu de tout : des tripiers, des fabricants de perles, un barbier, des auberges, une boutiques d’équipement pour la chevauchée de 1000-porcs, un épicier, une quincaillerie, un négociant en tissu,…

Le quartier est calme et sécurisé. Deux grands lettrages, peint aux deux bouts de la rue annonce la couleur : 3 bonnets est le quartier gnome, tout ceux qui sauront respecter leurs règles y seront les bienvenus. Mais aucune incartade ne sera tolérée.

1. Le haut poste de garde. 

Il protège l’entrée haute de la rue en cas de problème. Le bâtiment est fermé par une lourde porte de bois cloutée. Deux miliciens y sont en poste de jour comme de nuit, assis derrière un comptoir à droite de l’entrée. Une grille de fer coupe le reste de l’espace en deux et protège un arsenal réduit mais suffisant pour repousser une attaque de petite envergure. Les deux gardes possèdent chacun une clé. Là, se trouve aussi une roue de bois dotée d’une grosse manivelle qui, grâce à un système de cordes, de poulies et d’engrenage, permet d’actionner un portail en fer installé derrière un faux mur. Lorsque le portail est en position, l’accès à la rue est complètement fermé. Le dispositif est habilement dissimulé dans la maçonnerie extérieur. Il faut un œil particulièrement habile pour le déceler si l’on ne le cherche pas. Fermer la rue de cette manière prend moins de cinq minutes.

4. “La vieille bobine”, une mercerie populaire. 

On y vend du tissus, des boutons, des bobines de fil, des aiguilles et tout le matériel nécessaire à la confection de vêtement. La boutique possède une petite vitrine ainsi qu’une enseigne pendue au dessus de la porte d’entrée (une bobine de fil vide et ridée). Une sonnette tinte lorsque l’on pousse le battant. À l’intérieur tout est très propre et extrêmement bien rangé. Les tissus sont couchés les uns sur les autres dans des alcolves de bois qui couvre les deux murs de pignon sur toute la hauteur de la pièce, de l’avant à l’arrière du magasin. Une longue table est posée au centre de tout, on y découpe les tissus et l’on y bavarde. Trois vieilles gnomettes, des sœurs, tiennent la mercerie. Ce sont de vénérable dames très dynamiques et coquette qui courent d’une côté à l’autre pour répondre à toutes les demandes. La plus âgée des trois s’occupe de la caisse, à l’entrée de la mercerie. La plus forte tient le rayon du fond qui propose le petits matériel de couture. La dernière mesure et découpe les tissus qu’elle plie ensuite en rectangle parfait.

Les sœurs sont embêtées par une grosse commande qu’elles ne savent pas ou mettre  pour libérer de l’espace. Ce sont les laines du bonnetiers. En plus d’être énervée, elles sont inquiètes car il n’est habituellement jamais en retard pour venir retirer ses achats.

5. L’atelier/boutique du fabricant de cercueil. 

Une large vitrine perce la façade de l’atelier. En grosse lettre blanche, il y est écrit : Cercueil Cortez, fabrication-vente. Une potence pend au dessus de la porte, elle représente un cercueil croisée de deux c taillés en relief. L’avant du bâtiment sert de boutique. Une dizaine de cercueil sont appuyés contre les murs. Un comptoir est placé sur la droite en avant d’une parois. Derrière celle-ci se trouve l’atelier de Cortez. On y trouve un ou deux cercueils en cours de réalisation, des tas de bois et de nombres outils. Le sol est recouvert d’un épais matelas de copeaux et de sciure. L’air sent bon le bois neuf et la cire.

Le fabricant s’appelle Cortez-au-demi-bras. C’est un gnome âgé à qui il manque la moitié du bras droit. Plutôt discret, il explique parfois avoir commis une seule erreur dans le maniement de ses outils. Cette nuit là, une lame de rabot mal placée et une chute mal venue eurent raison de son membre. Cortez dut apprendre à se servir de son autre mains pour travailler et à utiliser des cales, des serre-joint et d’autres astuces pour continuer à travailler. Le gnome pratique des prix correcte et jouit d’une excellente réputation.

Ce qu’il cache : des Chapeaux Noirs sont venus lui passer commande pour l’un de leur membres retrouvé pendu. Ils ont exigés de Cortez qu’il grave d’étranges signes sur l’envers du couvercle. Le fabricant de cercueil a d’abord refusé mais les CN on alors menacé de mettre le feu à son stock de bois après l’y avoir lié. Cortez travaille donc à cette commande dès la nuit tombée, tenture tirée. Mais ce travaille lui répugne, il est d’ailleurs pris de violente nausée lorsqu’il grave les signes dans le bois. Il essaie de ne pas penser à ce à quoi elles sont supposées servir. Le couvercle est dissimulé sous un drap noir. Les signes sont incompréhensibles mais un vif malaise s’empare de celui qui cherche à les déchiffrer. Les CN reviennent deux nuits plus tard pour prendre possession du cercueil.

7. L’estomac – triperie générale

La triperie “L’estomac” est installée au même endroit depuis 150 ans. Georg, le boucher, s’est spécialisé dans la tripe par intérêt. Il a monté un beau réseaux de boucher et éleveur qu’il débarrasse des tripes qu’ils ne veulent pas prendre le temps de travailler. Georg se fait payer pour enlever les tripes qu’il revend ensuite dans son échoppe.

Georg est un gnome énorme, gros, gras, suant. Il porte un tablier, sa barbe est constellée de morceaux de viande plus ou moins avariée. Sa triperie est entièrement carrelée de carreaux blanc. Un estomac bleu est peint sur la vitrine. Georg est mercantil mais adore ses voisins et son quartier. Il participe chaque année à la Table des Gros en qualité de maître de la guilde des tripiers.

12. La pesette

Couille de Suisse (petite portion, moyenne portion, grande portion).
Barnabas est un gros gnome qui vit et travaille avec deux humaines (Agnes et Romina). Ils fabriquent et vendent les meilleurs couilles de Suisses de Trois Bonnets. La boutique est étroite, il y fait chaud et le sol est toujours recouvert d’une couche de farine si bien que ceux qui en sortent laissent toujours quelques des traces de pas blanches devant l’entrée. Le gnome achète sa farine à 5 grains, au moulin à aube.

Barnabas est maître pâtissier, il pétrit toute la journée sur un énorme billot dans un nuage de farine. Il parle fort, rit facilement et se fâche parfois. C’est un ancien soldat qui adore parler de la guerre et qui ponctue ses récits de grosses claques dans la pâte (….à ce moment là, vlan (claque dans la patte), il lui écrase la moitié du torse avec son marteau…). Il raconte tenir sa recette de Couilles de Suisse, d’un piquier rencontré lors d’une de ses nombreuses campagne. D’après Barnabas, le piquier préparait sa pâte avant chaque grosse bataille pour déguster les couilles, couvert de sang, lorsqu’il revenait au camp. Une nuit, le ventre ouvert de part en part, il donna un morceau de papier souillé à Barnabas. C’était sa recette. Quelques années plus tard, le gnome en eut assez des batailles. En rangeant son équipement, il retomba sur ce bout de papier et décida de commencer une nouvelle vie à Trois Bonnet et de devenir pâtissier. Il ramena avec lui deux “filles à convois” et ouvrit sa boutique.

Barnabas sera en première ligne lorsqu’il s’agira de repousser les ennemis du scénario “un bonnet piqué de ronces (arrive bientôt). Dans la bataille, il arrachera les testicules d’un mort, les brandira en l’air et dira : “celles-ci, nous ne les mangeront pas !”. Ensuite, il sera mordu.

13. Emish Coupe-choux. Le barbier de Trois Bonnets.

Une vieille tradition gnome interdit la présence de plus d’un barbier dans un même quartier. Il n’existe plus (et n’a peut-être jamais existé) de loi qui punirait celui qui ne s’y plierait pas mais c’est un fait observé, et respecté, y compris à Trois Bonnets. Emish est donc le seul barbier installé dans la rue. Le gnome, qui porte une barbe splendide et des moustaches épique montées en boucles successives, tient donc son commerce sereinement, ne craignant aucune concurrence. Il porte toujours un tablier par dessus sa robe et un peigne aux larges dents reste coincée dans sa barbe quelle que soit la situation. Le lui arracher, le plongerait dans une rage sans limite.Ce peigne est précieux pour Emish. Car c’est avec lui qu’il a peigné la barbe de son père avant de l’enterrer. Le barbier collectionne aussi les gin dont il est expert, fin connaisseur et grand amateur. Il possède plus de 700 bouteilles différentes Son ami est le fabricant de perles Terence Oswald.

Le Salon d’Emish est tout en longueur et très modeste. Un seul fauteuil, un seul miroir mais plus de 20 banquettes pour les clients qui patientent. Un coupe-choux en bois est pendu à une potence sur la façade. La porte d’entrée reste toujours ouverte. L’intérieur sent bon le savon. Il y a une grosse couche de poils à terre, qu’Emish essaie de balayer de son mieux (il les donne à une vieille qui fabrique des coussins pour la tombola du printemps). Sur une étagère, Emish range son coupe-choux, son blaireau, son bol à mousse et une pile de serviette.

Au salon, tous les gnomes se fréquentent, du plus riche au plus pauvre (ce qui est relatif à Trois Bonnets). Il y a du monde, du matin au soir, jusque tard dans la nuit sauf le mardi où Emish rend visite à son ami Terence. Il n’est pas rare qu’une bonne douzaine de gnomes attendent leur tour en même temps. Plusieurs clubs du quartier ont été créés tandis que leur membre bavardaient en attendant de passer entre les mains expertes d’Emish.
Emish est prêt à dépenser beaucoup d’argent pour acquérir une bouteille de gin rare.
Sa plus grand peur est de se faire voler son peigne ou sa collection.
Il déteste le cordonnier, qu’il accuse de lui avoir volé une bouteille lors d’une visite de courtoisie.

25. Oswald – Perles de qualité depuis 3 siècles

Le fabricant/marchand de perles (Terence Oswald)
La famille Oswald est réputée dans tout Mortbourg pour la qualité de ses perles de bois. Les gardiens des souvenirs viennent de loin (ou se font livrer par les livreurs personnels d’Oswald) pour se fournir en matériel. Les perles Oswald sont d’une rondeur parfaite, tournée dans les bois les plus nobles et polies comme il le faut, c’est-à-dire suffisamment que pour glisser sans bruit dans les épaisses barbes gnomiques mais pas trop non plus, afin de retenir un minimum l’encre lorsque l’on écrit dessus. Oswald propose des perles de tous les calibres ainsi que de très nombreuses finitions. La boutique propose même aux gnomes les plus riches, des perles totalement personnalisés, réalisée en nombre limité. On raconte qu’un jour, il y a bien longtemps, les Oswald fabriquèrent 20 perles dans une crosse d’arquebuse. L’arme avait appartenu à un chef de guerre célèbre qui désirait archiver ses souvenirs en autant de points bien précis. Pas un de moins, pas un de plus. Les joailliers/menuisiers mirent des mois pour parvenir à réaliser l’étrange forme que désirait le fameux soldat.

La boutique n’est pas très grande mais ses murs sont intégralement couverts de haut en bas par un système de tiroirs de 10cm sur 10cm soigneusement étiquetés. Dans chacun de ces petits tiroirs se trouve une sorte de perle. Un gros livre de vente est posé sur le comptoir étroit derrière lequel se tient le maître des lieux Terence Oswald, actuel patron de la fabrique et unique vendeur. Au sol, devant les étagères à tiroir et le comptoir on été posés de gros sacs en toiles de jutes. Ils contiennent des perles d’excellente facture mais beaucoup moins coûteuses car fabriquées à base de bois plus commun et avec moins d’attention apportée aux finitions. Elles font le plaisir de ceux qui ont moins de moyen ainsi que des apprentis qui ne peuvent pas dépenser des sommes folles pour s’entraîner. Elles sont aussi utilisées, de manière général, pour les souvenirs de moindre importance. Un grand lustre illumine la boutique tandis que de minuscules lampes à huile sont accrochées entre les tiroirs, à raison d’une tous les mètres. Une dernière lampe, montée sur un bras articulé éclaire l’espace de travail de Terence qui est toujours occupé à trier des perles, à les compter ou à en dessiner de nouvelles. Le vieux gnomes travaille très tard toutes les nuits. Tant qu’il est à son poste de travail, la boutique est ouverte. Parfois, il ne ferme pas du tout et se contente de passer un coup de balais sur le plancher lorsque le soleil se lève.

Même s’il est excellent commerçant, Terence est bon et aimable par nature. Il essayera toujours de trouver ce qui convient le mieux à une demande. Il profitera certes des bourses généreuses pour faire de belles ventes mais il n’hésitera pas non plus à faire un petit rabais à celui qui saura toucher sa fibre de passionné. Il adore parler de ses perles et n’aime rien plus que de trouver LE modèle qui correspondra exactement à un arrangement de barbe.
Terence reçoit le barbier tous les mardis soir. Ensemble, il discutent des tendances du moments, de ce qui se vend, de ce qui ne se vend pas. Ils partagent les anecdotes de leurs clients respectifs (bien souvent les mêmes en fait) en buvant l’un ou l’autre gin qui compose l’excellente collection du barbier. Ces soirs là, Terence ferme boutique.

Terence porte sous ses vêtements une perle très vieille passée à un cordon de coton noir. C’est sans aucun doute son bien le plus précieux. Dessus y est gravé un souvenir hérité de sa mère. Dans son sommeil, il chuchote parfois que ce secret pourrait faire tomber sa famille si il venait à être révélé mais il est incapable de se séparer de sa perle car ce secret a aussi quelque chose d’attachant. Il est possible de surprendre Terence tourner cette perle entre ses doigts d’un air discret. S’il se rend compte qu’il est observé, il range précipitamment la perle, rougit et fait tout son possible pour que la question ne soit jamais abordée. En vérité… l’arrière-arrière-grand-mère de Terence, Apolyte était une prostituée/exécutrice onirique. Elle est responsable de la mort de toute une génération d’homme d’une famille concurrente aussi spécialisée dans la fabrication de perles. Cette famille habite aujourd’hui encore le quartier. Apolyte aurait agi ainsi afin que les Oswald puissent prendre le contrôle du commerce de perles. Les héritiers de la famille des victimes, les Baueurs, donneraient cher pour cette information et n’hésiteraient pas à venger leurs ailleux.

Terence est quant à lui le dernier descendant de la famille, il n’a ni femme, ni enfant. Lorsqu’il mourra, la boutique ne sera plus. Car même si les perles Oswald sont toujours très prisées, la grandeur d’antan est bien loin déjà. À l’époque, l’atelier situé derrière la boutique grouillait de vie. Les sculpteurs fabriquaient des perles par milliers toute l’année et des chariots entiers partaient vers les autres villes, chargés de commandes énormes. À présent, l’atelier est inoccupé, les machines et les tables prennent la poussière (il parait qu’un fantôme raleur hante les lieux). Terence sculpte seul les nouvelles demandes et vend la fin de son stock (il lui en reste toutefois suffisamment pour plusieurs vies). Il travaille avec trois coursiers Valm, Théodrème et Aubier, de jeunes gnomes solitaires qui aiment courir les routes, à l’inverse du patron, trop vieux pour ce genre d’aventure.

Pensée du soir…

Il est 23h20, mon fils dort à côté de moi dans le divan. Ce petit diable ne veut pas encore passer ses nuits paisiblement. Vu ma propre difficulté à dormir sereinement, comment lui en vouloir ?

† Je pense souvent au rôle que j’ai a jouer dans sa vie. C’est un peu effrayant car je le vois avec sa grande sœur. C’est carrément flippant de se rendre compte à quel point ma personnalité influence ses connaissances. À 6 ans, ma fille sait plus ou moins ce qu’est le jdr. Elle sait déjà raconter des histoires. Elle invente de petits jeux. Elle utilise des expressions comme « de plus… » qui sont amusantes à entendre dans sa bouche. Elle s’est déjà endormie en écoutant Johnny Cash dans mes bras (c’était il y a longtemps). Elle aime les livres (en tout cas que je lui en lise plusieurs pages tous les soirs). Elle dessine énormément en jouant sur les perspectives, elle a déjà goûté du poulpe et de la langue de lapin. C’est ma fille et celle de personne d’autre notamment via ce genre de détails. Elle est ce qu’elle est en partie parce qu’elle grandi à mon contact. C’est une putain de responsabilité que d’avoir cet impacte sur quelqu’un. Dans mon cas, ça me rend fier autant que cela m’effraie. Bref…

† J’ai découverts un super artiste/écrivain de jdr sur Instagram. Il a écrit Woodfall que je compte acheter dès que possible. Son travail m’impressionne et me plait car il s’inscrit parfaitement dans cette nouvelle vague de création qui porte énormément d’attention au design et qui tente des pistes plus étranges et originales en terme de graphisme, de présentation et de…saveurs. J’ai envoyé mon jeu Mules 1399 aux responsables du Troll et Légende pour le présenter durant leur festival. On verra si ça passe. Je pense que je vais me refaire les trois premières saisons de Boardwalk Empire. J’ai commencé à écrire quelques paragraphes sur un lieu bien sombre : Le reliquaire de Sainte Otek. Je n’ai pas encore grand chose. Mais je vais y aller à fond sur la conception et la présentation. J’ai choisi d’utiliser un style art déco/pop pour habiller l’affaire. Il s’agit d’un lieu de culte aménagé dans un organe géant au milieu d’un marais immense. À découvrir bientôt. En attendant, voici le titre avec la font que j’ai sélectionné.

Les projets en attente

Je ne finalise pratiquement jamais rien pour tout un tas d’excuses. Les deux plus importantes étant : ma peur chronique des problèmes potentiels et le manque de temps. Ce sont de vrais problèmes auxquels je n’ai pas encore trouvé de solution. Pendant ce temps, je continue à avoir des idées et à commencer un nombre incalculable de jeux, d’histoires, de jdr,…larvaires.

En voici quelques-uns :

Moule : la micro-cité aux 47 estaminets (une ville pour le jdr)

Moule est une micro-cité à utiliser dans vos jeux de rôle. Lieu de débauche, on y boit, on y fume, on y mange et l’on y prépare ses aventures au rythme paisible d’un vieux canal. Vous le savez, tous bons scénarios commencent dans une auberge. Moule compte 47 estaminets, pourquoi ne pas y débuter votre campagne (ou y faire arrêt entre deux grosses bastons) ? Moule est une ville à boire sans modération, serez vous capable d’explorer ces 47 enseignes en préservant votre dignité ?

MST (un comics et un jdr)

MST (Mon Seigneur de la Tige) est un angelot déchu tombé sur terre en pleine époque médiévale. Flanqué d’un véritable arsenal de guerre, il compte bien imposer son bon vouloir (et son réseau de maisons closes) sur les différents quartiers de la ville.
Jeu de pouvoir, romance, action pulp et répliques couillues, MST mélange allègrement les genres. Scarface version XIII siècle, Deadwood religieux ou Boardwalk Empire à la mode « gros, gros flingues ». MST est une histoire décalée, impertinente et attachante, bourrée d’humour extrêmement grinçant.

† Le chemin de briques noires (un livre-jeu)

Un phénomène étrange a complètement remodelé les alentours de Charleroi en ce début de XX siècle. Les mines, les corons et les terrils ont été réarrangés en une sorte de venelle connue sous le nom de Chemin de briques noires. Votre personnage, Casimir Bosniec, un chasseur de monstres et pilleur de tombes à la jambe de bois, est bien décidé à découvrir ce qui s’y passe. Accompagné de sa corneille obèse, il s’en va tuer du monstre et si possible, amasser des richesses. Plongez avec lui dans l’enfer des mines du Pays Noir, rencontrez les habitants torturés du Chemin de briques noires et déjouez les plans d’une entité maléfique et rampante.

Voici maintenant le seul truc que j’ai véritablement finalisé : Splatchhhh! Voilà, j’imagine que j’ai voulu écrire ceci pour la postérité 🙂

Pensées du soir…

Il est minuit quarante deux. Mon fils dort à côté de moi dans le divan. Il a un mois et fait beaucoup de coliques. J’écoute l’album Filosofem de Burzum en fond. Je viens de mettre en ligne quelques mots sur un personnage bizarre pour le jeu de rôle, j’écris un gros scénario qui devrait être publié dès que j’aurai terminé et j’essaie de boucler Mules, un jeu de plateau que je voudrais présenter durant le Troll et Légende de cette année. Quand j’ai un peu de temps je lis les aventures de l’Apprenti Épouvanteur (j’en suis au tome VII et j’ai aussi lu le quatrième tome de Lord Baltimore). Je suis toujours autant rassuré d’avoir des livres en attente à portée de main (le suivant est une édition des deux premiers volumes de la saga du Sorceleur). La semaine passée, j’ai joué à l’Auberge Sanglante  avec un ami et ma compagne (nous avons eu un peu de mal avec la prise en mains mais c’est très chouette et terriblement beau et immersif). Margot, ma fille, a inventé son premier petit jeu avec des bracelets de deux couleurs qui représentent un chemin et deux licornes qui se font la course. Je suis fier d’elle. J’ai aussi envie de m’acheter Zombicide Black Plague . Un jour, je finirai par écrire tout ce que j’ai à écrire, à publier le tout et à le proposer sur des salons et dans des boutiques obscures. Ce jour là, je pourrai être un peu satisfait de moi.

PNJ : Clotaire d’Hurmunus

Note 1 : Voici un PNJ indépendant à utiliser dans vos parties de jeux de rôle. Il n’est pas totalement terminé et il lui manque une illustration supplémentaire et une feuille de personnage que j’ai imaginé. Ça viendra sans doute mais l’essentiel est déjà là (et mieux vaut cela que rien du tout). Merci de me faire savoir ce qui lui est arrivé si vous l’utilisez.

CLOTAIRE D’HURMUNUS
Fabricant de bougies (cirier) et espion nain

Clotaire d’Hurmunus un vieux nain voûté qui porte un collier de barbe, un vague souvenir de tignasse et une redingote recouverte de coulées de cire (qui ressemble à des chiures de pigeons sur un monument ou des traces de sperme sur des braies oubliées). Des cierges collées sur son dos brûlent de jour comme de nuit. Il ne dort jamais.

« J’écoute les murmures humides des bougies. »

En public, il reste discret et paraît inoffensif. Un simple artisan en sommes, prospère mais docile et empreint d’une pieuse humilité.
En de rares occasions pourtant, il lui arrive de révéler sa véritable nature : grossier, mercantile, manipulateur et vicieux. Car Clotaire est en fait un espion usant d’une étrange forme de magie liée aux bougies. Son art lui permet de récolter des informations compromettantes pour le compte de riches clients.

Il propose ses bougies en rue, à la sauvette et s’affiche avec un vieux moule, un réchaud de misère et son air de chien battu mais ce n’est que le rôle d’un fieffé comédien ! Car il possède en fait un véritable atelier pour faire du volume et emploie des ouvrières muettes trempées qu’il lutine gaillardement à l’occasion. Au dessus de l’atelier, se trouve son bureau et son officine où il prépare lui-même ses renommées quoique très discrètes bougies enchantées.

Note 2 : Il n’est pas question ici de donner des caractéristiques précises adaptées à un système de règle particulier. C’est pourquoi, je préfère proposer des qualificatifs (merci Freyd) qui serviront de guide pour une éventuelle création de personnage chiffrée.


  • Clotaire est : très intelligent, excellent manipulateur, particulièrement sociable (même si il déteste les gens), bon commerçant, beau parleur, comédien plus que correcte, habile de ses mains, capable d’utiliser la magie des bougies, doté d’une bonne oreille.
  • Clotaire n’est pas : rapide pour se déplacer, très résistant, tolérant, humble (sauf s’il fait semblant), capable de résister à la gent féminine, bon au combat (bien qu’il sache manier la trique pour se défendre contre de petites attaques, capable de contenir son énervement dans certaines situations (présence de dames, ennui profond, alcool,..).
  • Clotaire connait : la psychologie des gens, les jeux de pouvoir, les lois du commerce, des notions de magies, beaucoup de monde, les règles de la rue, les règles de la cours, les maisons closes, les lieux de culte, le métier de cirier,…

Les bougies

Ce sont des bougies dites « jumelles ». Clotaire les appelle ses Coquines ou ses indiscrètes. Elles sont coulées autour de la même mèche imbibée d’un mélange secret (cérumen, réduction d’ovaire de chèvre et épices exotiques). Lorsque l’on dispose une bougie allumée quelque part, elle rapporte ce qu’elle entend à celui qui écoute les crépitements de sa soeur. C’est une sorte de proto-talkie-walkie magique. Clotaire ne vend jamais ses bougies. Prudent, il préfère garder le contrôle sur ses précieux ustensiles. Mais il consent par contre à louer ses services d’espion et a utiliser une dizaine de paires de bougies pour ses différents clients.

Il fait offrir, ou fait placer une des bougies dans le logis, le bureau ou l’office de celui qui doit être espionné et écoute ce que se chuchotent les bougies jumelles. Il agit toujours sous couvert d’anonymat, trouve des prétextes ou remplace discrètement des bougies existantes. Il soudoie parfois des servantes, des laquais ou des gardes (toujours indirectement) pour parvenir à ses fins.

Cérumen

L’affreux nain possède aussi un familier : Cérumen, un homoncule de cire (nerveux et braillard) qui vit avec les autres bougies sur le dessus de sa redingote.

Dans la bouche de Clotaire…

« Le tympan est l’hymen de l’âme. Déchire-le et la place est à toi.
« Chaude comme un cierge d’église. »
« J’écoute les murmures humides des bougies. » ou « J’écoute leur crépitements. ».
Teint de cire.
Vendre la mèche.
Être de mèche avec…

Clotaire mélange toujours les champs lexicaux des bougies et de la fesse (plus ou moins subtilement selon son humeur et son interlocuteur) et habille toujours ses services de folklore et de mystère pour impressionner ses clients.

Les porteurs de cierges « Lampadaires mobiles »

Il s’agit d’une guilde (dirigée par Clotaire) de types sans le sous qui portent des bougies (à la mains ou posées sur leur dos voûtés) la nuit. Ils ouvrent le chemin aux bourgeois qu’ils rencontrent en rue pour les éclairés en espérant recevoir une petites pièces. Parfois, ils attendent à la sorties des clubs ou des théâtres, d’autres s’en remettent simplement à la chance. Clotaire vend ses bougies aux porteurs et prend une part sur ce qu’ils gagnent comme dons à la guilde. L’une des ouvrières du nain volent discrètement des bougies pour les donner gratuitement aux plus pauvres des porteurs.