3 Bonnets : quartier gnome de la ville de Grimsh

Mis à jour le 24/03/2019 : ajout des nouveaux lieux en légende de la carte 
(triperie, fabricant de perles, barbiers,..).
ATTENTION : Réservé aux MJ !!!

3 BONNETS est constitué d’une seule rue qui descend du haut de la ville jusqu’au mur d’enceinte. La rue est comme un boyau, il n’y a qu’une entrée et une seule sortie (quoi qu’une fausse maison dissimule une ruelle secrète mais c’est une information bien gardée). Elle est entièrement pavée, en pente et ponctuée de plusieurs volées de marches lorsque le dénivelé est trop important. Chaque rez-de-chaussé qui la borde abrite un commerce, un atelier ou un lieu d’usage publique. Les étages des hauts bâtiments sont réservés aux habitations, aux cabinets et autres affaires privées.

Il y a toujours beaucoup de gnomes dans la rue, de jour comme de nuit. La plupart des commerces sont tout le temps ouverts. Les rares qui ferment le font très tard dans la nuit et ré-ouvrent dès les premières lueurs. À la nuit tombée, des allumeurs de réverbères se dépêchent de repousser l’obscurité en allumant les nombreuses lampes à huile accrochées un peu partout.

À Trois Bonnets, on trouve un peu de tout : des tripiers, des fabricants de perles, un barbier, des auberges, une boutiques d’équipement pour la chevauchée de 1000-porcs, un épicier, une quincaillerie, un négociant en tissu,…

Le quartier est calme et sécurisé. Deux grands lettrages, peint aux deux bouts de la rue annonce la couleur : 3 bonnets est le quartier gnome, tout ceux qui sauront respecter leurs règles y seront les bienvenus. Mais aucune incartade ne sera tolérée.

1. Le haut poste de garde. 

Il protège l’entrée haute de la rue en cas de problème. Le bâtiment est fermé par une lourde porte de bois cloutée. Deux miliciens y sont en poste de jour comme de nuit, assis derrière un comptoir à droite de l’entrée. Une grille de fer coupe le reste de l’espace en deux et protège un arsenal réduit mais suffisant pour repousser une attaque de petite envergure. Les deux gardes possèdent chacun une clé. Là, se trouve aussi une roue de bois dotée d’une grosse manivelle qui, grâce à un système de cordes, de poulies et d’engrenage, permet d’actionner un portail en fer installé derrière un faux mur. Lorsque le portail est en position, l’accès à la rue est complètement fermé. Le dispositif est habilement dissimulé dans la maçonnerie extérieur. Il faut un œil particulièrement habile pour le déceler si l’on ne le cherche pas. Fermer la rue de cette manière prend moins de cinq minutes.

4. “La vieille bobine”, une mercerie populaire. 

On y vend du tissus, des boutons, des bobines de fil, des aiguilles et tout le matériel nécessaire à la confection de vêtement. La boutique possède une petite vitrine ainsi qu’une enseigne pendue au dessus de la porte d’entrée (une bobine de fil vide et ridée). Une sonnette tinte lorsque l’on pousse le battant. À l’intérieur tout est très propre et extrêmement bien rangé. Les tissus sont couchés les uns sur les autres dans des alcolves de bois qui couvre les deux murs de pignon sur toute la hauteur de la pièce, de l’avant à l’arrière du magasin. Une longue table est posée au centre de tout, on y découpe les tissus et l’on y bavarde. Trois vieilles gnomettes, des sœurs, tiennent la mercerie. Ce sont de vénérable dames très dynamiques et coquette qui courent d’une côté à l’autre pour répondre à toutes les demandes. La plus âgée des trois s’occupe de la caisse, à l’entrée de la mercerie. La plus forte tient le rayon du fond qui propose le petits matériel de couture. La dernière mesure et découpe les tissus qu’elle plie ensuite en rectangle parfait.

Les sœurs sont embêtées par une grosse commande qu’elles ne savent pas ou mettre  pour libérer de l’espace. Ce sont les laines du bonnetiers. En plus d’être énervée, elles sont inquiètes car il n’est habituellement jamais en retard pour venir retirer ses achats.

5. L’atelier/boutique du fabricant de cercueil. 

Une large vitrine perce la façade de l’atelier. En grosse lettre blanche, il y est écrit : Cercueil Cortez, fabrication-vente. Une potence pend au dessus de la porte, elle représente un cercueil croisée de deux c taillés en relief. L’avant du bâtiment sert de boutique. Une dizaine de cercueil sont appuyés contre les murs. Un comptoir est placé sur la droite en avant d’une parois. Derrière celle-ci se trouve l’atelier de Cortez. On y trouve un ou deux cercueils en cours de réalisation, des tas de bois et de nombres outils. Le sol est recouvert d’un épais matelas de copeaux et de sciure. L’air sent bon le bois neuf et la cire.

Le fabricant s’appelle Cortez-au-demi-bras. C’est un gnome âgé à qui il manque la moitié du bras droit. Plutôt discret, il explique parfois avoir commis une seule erreur dans le maniement de ses outils. Cette nuit là, une lame de rabot mal placée et une chute mal venue eurent raison de son membre. Cortez dut apprendre à se servir de son autre mains pour travailler et à utiliser des cales, des serre-joint et d’autres astuces pour continuer à travailler. Le gnome pratique des prix correcte et jouit d’une excellente réputation.

Ce qu’il cache : des Chapeaux Noirs sont venus lui passer commande pour l’un de leur membres retrouvé pendu. Ils ont exigés de Cortez qu’il grave d’étranges signes sur l’envers du couvercle. Le fabricant de cercueil a d’abord refusé mais les CN on alors menacé de mettre le feu à son stock de bois après l’y avoir lié. Cortez travaille donc à cette commande dès la nuit tombée, tenture tirée. Mais ce travaille lui répugne, il est d’ailleurs pris de violente nausée lorsqu’il grave les signes dans le bois. Il essaie de ne pas penser à ce à quoi elles sont supposées servir. Le couvercle est dissimulé sous un drap noir. Les signes sont incompréhensibles mais un vif malaise s’empare de celui qui cherche à les déchiffrer. Les CN reviennent deux nuits plus tard pour prendre possession du cercueil.

7. L’estomac – triperie générale

La triperie “L’estomac” est installée au même endroit depuis 150 ans. Georg, le boucher, s’est spécialisé dans la tripe par intérêt. Il a monté un beau réseaux de boucher et éleveur qu’il débarrasse des tripes qu’ils ne veulent pas prendre le temps de travailler. Georg se fait payer pour enlever les tripes qu’il revend ensuite dans son échoppe.

Georg est un gnome énorme, gros, gras, suant. Il porte un tablier, sa barbe est constellée de morceaux de viande plus ou moins avariée. Sa triperie est entièrement carrelée de carreaux blanc. Un estomac bleu est peint sur la vitrine. Georg est mercantil mais adore ses voisins et son quartier. Il participe chaque année à la Table des Gros en qualité de maître de la guilde des tripiers.

12. La pesette

Couille de Suisse (petite portion, moyenne portion, grande portion).
Barnabas est un gros gnome qui vit et travaille avec deux humaines (Agnes et Romina). Ils fabriquent et vendent les meilleurs couilles de Suisses de Trois Bonnets. La boutique est étroite, il y fait chaud et le sol est toujours recouvert d’une couche de farine si bien que ceux qui en sortent laissent toujours quelques des traces de pas blanches devant l’entrée. Le gnome achète sa farine à 5 grains, au moulin à aube.

Barnabas est maître pâtissier, il pétrit toute la journée sur un énorme billot dans un nuage de farine. Il parle fort, rit facilement et se fâche parfois. C’est un ancien soldat qui adore parler de la guerre et qui ponctue ses récits de grosses claques dans la pâte (….à ce moment là, vlan (claque dans la patte), il lui écrase la moitié du torse avec son marteau…). Il raconte tenir sa recette de Couilles de Suisse, d’un piquier rencontré lors d’une de ses nombreuses campagne. D’après Barnabas, le piquier préparait sa pâte avant chaque grosse bataille pour déguster les couilles, couvert de sang, lorsqu’il revenait au camp. Une nuit, le ventre ouvert de part en part, il donna un morceau de papier souillé à Barnabas. C’était sa recette. Quelques années plus tard, le gnome en eut assez des batailles. En rangeant son équipement, il retomba sur ce bout de papier et décida de commencer une nouvelle vie à Trois Bonnet et de devenir pâtissier. Il ramena avec lui deux “filles à convois” et ouvrit sa boutique.

Barnabas sera en première ligne lorsqu’il s’agira de repousser les ennemis du scénario “un bonnet piqué de ronces (arrive bientôt). Dans la bataille, il arrachera les testicules d’un mort, les brandira en l’air et dira : “celles-ci, nous ne les mangeront pas !”. Ensuite, il sera mordu.

13. Emish Coupe-choux. Le barbier de Trois Bonnets.

Une vieille tradition gnome interdit la présence de plus d’un barbier dans un même quartier. Il n’existe plus (et n’a peut-être jamais existé) de loi qui punirait celui qui ne s’y plierait pas mais c’est un fait observé, et respecté, y compris à Trois Bonnets. Emish est donc le seul barbier installé dans la rue. Le gnome, qui porte une barbe splendide et des moustaches épique montées en boucles successives, tient donc son commerce sereinement, ne craignant aucune concurrence. Il porte toujours un tablier par dessus sa robe et un peigne aux larges dents reste coincée dans sa barbe quelle que soit la situation. Le lui arracher, le plongerait dans une rage sans limite.Ce peigne est précieux pour Emish. Car c’est avec lui qu’il a peigné la barbe de son père avant de l’enterrer. Le barbier collectionne aussi les gin dont il est expert, fin connaisseur et grand amateur. Il possède plus de 700 bouteilles différentes Son ami est le fabricant de perles Terence Oswald.

Le Salon d’Emish est tout en longueur et très modeste. Un seul fauteuil, un seul miroir mais plus de 20 banquettes pour les clients qui patientent. Un coupe-choux en bois est pendu à une potence sur la façade. La porte d’entrée reste toujours ouverte. L’intérieur sent bon le savon. Il y a une grosse couche de poils à terre, qu’Emish essaie de balayer de son mieux (il les donne à une vieille qui fabrique des coussins pour la tombola du printemps). Sur une étagère, Emish range son coupe-choux, son blaireau, son bol à mousse et une pile de serviette.

Au salon, tous les gnomes se fréquentent, du plus riche au plus pauvre (ce qui est relatif à Trois Bonnets). Il y a du monde, du matin au soir, jusque tard dans la nuit sauf le mardi où Emish rend visite à son ami Terence. Il n’est pas rare qu’une bonne douzaine de gnomes attendent leur tour en même temps. Plusieurs clubs du quartier ont été créés tandis que leur membre bavardaient en attendant de passer entre les mains expertes d’Emish.
Emish est prêt à dépenser beaucoup d’argent pour acquérir une bouteille de gin rare.
Sa plus grand peur est de se faire voler son peigne ou sa collection.
Il déteste le cordonnier, qu’il accuse de lui avoir volé une bouteille lors d’une visite de courtoisie.

25. Oswald – Perles de qualité depuis 3 siècles

Le fabricant/marchand de perles (Terence Oswald)
La famille Oswald est réputée dans tout Mortbourg pour la qualité de ses perles de bois. Les gardiens des souvenirs viennent de loin (ou se font livrer par les livreurs personnels d’Oswald) pour se fournir en matériel. Les perles Oswald sont d’une rondeur parfaite, tournée dans les bois les plus nobles et polies comme il le faut, c’est-à-dire suffisamment que pour glisser sans bruit dans les épaisses barbes gnomiques mais pas trop non plus, afin de retenir un minimum l’encre lorsque l’on écrit dessus. Oswald propose des perles de tous les calibres ainsi que de très nombreuses finitions. La boutique propose même aux gnomes les plus riches, des perles totalement personnalisés, réalisée en nombre limité. On raconte qu’un jour, il y a bien longtemps, les Oswald fabriquèrent 20 perles dans une crosse d’arquebuse. L’arme avait appartenu à un chef de guerre célèbre qui désirait archiver ses souvenirs en autant de points bien précis. Pas un de moins, pas un de plus. Les joailliers/menuisiers mirent des mois pour parvenir à réaliser l’étrange forme que désirait le fameux soldat.

La boutique n’est pas très grande mais ses murs sont intégralement couverts de haut en bas par un système de tiroirs de 10cm sur 10cm soigneusement étiquetés. Dans chacun de ces petits tiroirs se trouve une sorte de perle. Un gros livre de vente est posé sur le comptoir étroit derrière lequel se tient le maître des lieux Terence Oswald, actuel patron de la fabrique et unique vendeur. Au sol, devant les étagères à tiroir et le comptoir on été posés de gros sacs en toiles de jutes. Ils contiennent des perles d’excellente facture mais beaucoup moins coûteuses car fabriquées à base de bois plus commun et avec moins d’attention apportée aux finitions. Elles font le plaisir de ceux qui ont moins de moyen ainsi que des apprentis qui ne peuvent pas dépenser des sommes folles pour s’entraîner. Elles sont aussi utilisées, de manière général, pour les souvenirs de moindre importance. Un grand lustre illumine la boutique tandis que de minuscules lampes à huile sont accrochées entre les tiroirs, à raison d’une tous les mètres. Une dernière lampe, montée sur un bras articulé éclaire l’espace de travail de Terence qui est toujours occupé à trier des perles, à les compter ou à en dessiner de nouvelles. Le vieux gnomes travaille très tard toutes les nuits. Tant qu’il est à son poste de travail, la boutique est ouverte. Parfois, il ne ferme pas du tout et se contente de passer un coup de balais sur le plancher lorsque le soleil se lève.

Même s’il est excellent commerçant, Terence est bon et aimable par nature. Il essayera toujours de trouver ce qui convient le mieux à une demande. Il profitera certes des bourses généreuses pour faire de belles ventes mais il n’hésitera pas non plus à faire un petit rabais à celui qui saura toucher sa fibre de passionné. Il adore parler de ses perles et n’aime rien plus que de trouver LE modèle qui correspondra exactement à un arrangement de barbe.
Terence reçoit le barbier tous les mardis soir. Ensemble, il discutent des tendances du moments, de ce qui se vend, de ce qui ne se vend pas. Ils partagent les anecdotes de leurs clients respectifs (bien souvent les mêmes en fait) en buvant l’un ou l’autre gin qui compose l’excellente collection du barbier. Ces soirs là, Terence ferme boutique.

Terence porte sous ses vêtements une perle très vieille passée à un cordon de coton noir. C’est sans aucun doute son bien le plus précieux. Dessus y est gravé un souvenir hérité de sa mère. Dans son sommeil, il chuchote parfois que ce secret pourrait faire tomber sa famille si il venait à être révélé mais il est incapable de se séparer de sa perle car ce secret a aussi quelque chose d’attachant. Il est possible de surprendre Terence tourner cette perle entre ses doigts d’un air discret. S’il se rend compte qu’il est observé, il range précipitamment la perle, rougit et fait tout son possible pour que la question ne soit jamais abordée. En vérité… l’arrière-arrière-grand-mère de Terence, Apolyte était une prostituée/exécutrice onirique. Elle est responsable de la mort de toute une génération d’homme d’une famille concurrente aussi spécialisée dans la fabrication de perles. Cette famille habite aujourd’hui encore le quartier. Apolyte aurait agi ainsi afin que les Oswald puissent prendre le contrôle du commerce de perles. Les héritiers de la famille des victimes, les Baueurs, donneraient cher pour cette information et n’hésiteraient pas à venger leurs ailleux.

Terence est quant à lui le dernier descendant de la famille, il n’a ni femme, ni enfant. Lorsqu’il mourra, la boutique ne sera plus. Car même si les perles Oswald sont toujours très prisées, la grandeur d’antan est bien loin déjà. À l’époque, l’atelier situé derrière la boutique grouillait de vie. Les sculpteurs fabriquaient des perles par milliers toute l’année et des chariots entiers partaient vers les autres villes, chargés de commandes énormes. À présent, l’atelier est inoccupé, les machines et les tables prennent la poussière (il parait qu’un fantôme raleur hante les lieux). Terence sculpte seul les nouvelles demandes et vend la fin de son stock (il lui en reste toutefois suffisamment pour plusieurs vies). Il travaille avec trois coursiers Valm, Théodrème et Aubier, de jeunes gnomes solitaires qui aiment courir les routes, à l’inverse du patron, trop vieux pour ce genre d’aventure.

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