Mules 1399 (wip)

“Comment j’ai commencé ce business ? Ohhhhh…
La force d’un type comme moi, c’est de voir des opportunités là où les autres ne voient que des problèmes. Si tu as une solution à ces problèmes… tu deviens riche !
Hors, d’un côté, y avaient tous ces moines là qui passent leur temps à tirer leur crampes entre eux et à copier des bouquins dans leurs bibliothèques. Y z’en ont plein de livres qu’ils s’échangent entre abbayes. Mais un moine, c’est mou comme une donzelle et fainéant comme une bite d’ours. Alors ben, z’on pas envie de courir les routes avec les risques qui vont avec pour s’échanger leur paperasse.
Et de l’autre côté, si tu te promène un peu, tu verra qui y a de plus en plus de benêts et d’tordus par ici. Des siiiimples d’esprits, des boiteux, des bossus, des moches. Personne n’en veut pour bosser. Personne, sauf moi !
Car j’me suis dit, et c’est là que j’ai fait fort : si je donne un sou à ces débiles pour transporter un bouquin et qu’un moine m’en donne trois pour le même bouquin. Ben j’gagne deux sous sans rien faire. Mais j’ai été plus loin hehe, je les ai carrément acheté à leur famille. Plus de salaire, juste un peu de bouffe… baaaam. Y sont vingt à bosser pour moi ces dégénérés et hehehe, j’commence à avoir bonne réputation. La poste de Boniface se fait un nom et moi ding ding ding, j’compte mon pognon.

Témoignage de Célestin Boniface, grand coquin devant l’éternel et chef des Postes Boniface.

Présentation

Mules 1399 est à la foi un jeu de gestion de ressources sur plateau et un jeu de rôle relativement simple dans lequel vous incarnez un coquin, un scélérat, un fourbe qui d’une certaine manière profite du malheur des faibles et de la fainéantise des puissants pour se faire l’argent.

Au moyen-âge, l’église est florissante. Les moines copient des centaines de livres qu’ils s’échangent, se prêtent ou se revendent d’une abbayes à l’autre. Mais les routes sont dangereuses. Ils préfèrent donc rester en sécurité dans leur scriptorium que de livrer eux mêmes ces fameux livres. Et pourtant, il faut bien que quelqu’un s’en charge.
À côté de cela, les manants, les gueux, en particulier les simples d’esprits et les bossus vivent dans une misère crasse. Et personne ne se risquerait à leur donner du travail. Enfin, presque personne….
Car entre ces deux extrêmes, il est une catégorie de petits malins, des commerçants ruinés, des bourgeois sans le sous, qui ont eu une idée : pourquoi ne pas rendre service aux moines et donner du travail à ces éclopés ? Surtout, si sur le dos des deux, ont peut gagner quelques sous sans trop se donner de mal…
C’est ainsi qu’est né, en 1399, le système des mules. Des bandes de gueux, des simples d’esprit et des bossus, courent la campagne, réceptionnant les livres dans les abbayes pour les livrer à d’autres. Ils ne font que ça : transporter des ouvrages, les plus vite possible et évitant tant que faire se peut les pièges de la route. Ils sont payés une misère mais travaillent avec zèle, benoîtement. Tandis que dans l’ombre, les patrons de ces compagnies de postes d’un genre nouveau se frottent les mains en observant leur mules se démener pour leur compte. Vous êtes l’un de ces fieffés opportunistes. Bienvenue dans Mules 1399 !

Règles

Matériel

Mules 1399 est proposé en print-and-play. C’est-à-dire qu’il vous suffit d’imprimer l’ensemble et de bricoler un peu (trois fois rien) pour pouvoir jouer. À l’exception de dés à 6 faces (au moins 10) et de marqueurs (ce peuvent être de simples petits cailloux), vous n’aurez besoin de rien de plus.
Commencez par imprimer les quatre feuilles A4 “plateau” et collez-lez après en avoir découpé les bords. Faites de même pour les cartes événement puis imprimez autant de feuilles de compagnie que vous êtes de joueurs. Enfin, gardez une version des règles à portée de main.

But du jeu

Le but du jeu est d’être la plus riche compagnie de poste au bout de 10, 20 ou 30 tours (selon la durée décidée collégialement). Pour ce faire, vous devez acheter des porteurs, les faire trimer dure, payer ce qu’il vous coûte et de temps à autres rembourser vos dettes.

Création et feuille de compagnie

Pour jouer à Mules 1399 vous devez bâtir votre compagnie. Commencez par lui trouver un noms ainsi qu’un autre pour vous même, le patron, le boss. Ensuite, achetez vos premiers porteurs. Vous disposez pour cela d’un capital de 10 sous que vous pouvez faire passer à 20 si vous prenez la peine d’inventer un peu de background pour votre compagnie et votre personnage.

Tarif, coûts et les capacités des porteurs :

  • Un simple d’esprit coûte 2 sous à l’achat puis 1 sou par tour. Il peut transporter 2 livres.
  • Un bossu coûte 8 sous à l’achat puis 2 sous par tour. Il peut transporter 6 livres.

Pour chaque porteur que vous avez acheté, placez un dé sur un emplacement « porteur vide » prévu et cocher s’il s’agit d’un simple d’esprit ou d’un bossu. Pour finir, indiquez sur le compteur ce qu’il vous reste de sous après vos achats.

Mise en place du plateau

  1. Placez deux D6 sur chaque abbaye dans les cases en pointillé.
  2. Placez votre pion sur l’une des abbayes (si vous ne parvenez pas à vous mettre d’accord, tirez ça aux dés. L’abbaye en bas à gauche étant alors la numéro 1). Votre pion représente l’ensemble de vos porteurs qui ne peuvent être séparés.
  3. Tirez les dés pour chaque abbaye et placez les sur la bonne case. La première représente le nombre de livres dont l’abbaye a besoin, la deuxième le nombre de livre dont elle veut se débarrasser.
  4. Tirez au sort le premier joueur (résultat sur un d6) puis jouez dans le sens anti horlogique.

À chaque tour

Déplacement

Déplacez votre pion “porteur” de 2d6 case en suivant le chemin que vous voulez. (!) Piochez une carte événement à chaque fois que vous passez ou vous arrêtez sur un case événement.
(!) Au premier tour, vous pouvez directement vous servir en livre, là où vous avez commencé.

Prendre et déposer des livres

Prenez ou déposez des livres lorsque vous vous arrêtez sur une abbaye ceci marque la fin de votre mouvement.

>Lorsqu’un porteur prend un ou des livres en charge (il faut pour ça que l’abbaye ai des livres à livrer) :

  1. Vous déplacez le dé sur la case de droite et tournez le dé de telle façon que la face du haut indique le nombre de livres qu’il transporte.
  2. Vous diminuez le dé « livre à emporter » de l’abbaye concernée du nombres de livre que vous avez pris. Si le nombre tombe à 0, relancez le dé.
  3. Vous augmentez votre réserve sou du montant correspondant au nombre de livres emportés X2.

Lorsqu’un porteur dépose un livre dans une abbaye (il faut pour ça que l’abbaye ait besoin de livres) :

  1. Vous tournez le dé de telle sorte que la face du haut indique le nombre de livre qu’il transporte encore. S’il n’en transporte plus, déplacer carrément le dé sur la case de gauche.
  2. Vous diminuez le dé « besoin de livre » de l’abbaye concernée de nombre de livre que vous y avez déposé. Si ce nombre tombe à zéro, relancez le dé.
  3. Vous augmentez votre réserve sou du montant correspondant au nombre de livres déposés X2.

Jouer une carte événement

Lorsque vous passez sur une case os, vous devez tirer une carte événement. Vous pouvez la jouer tout de suite où la garder pour plus tard. Une carte événement se joue absolument n’importe quand. Durant votre tour ou durant celui de l’un de vos adversaires. Vous ne pouvez par contre jouer qu’une carte événement sur chaque adversaires au cour d’un même tour (ou alors mettez vous d’accord du contraire avec vos amis). Chaque carte est présente en un seul exemplaire à l’exception des “rien” que l’on retrouve 7 fois. Il y a 16 cartes événement au total.

Les différentes cartes et leurs effets :

  • Assassin > Tue 1D6 porteurs adverses (au choix de l’adversaire).
  • Voleur > Vole 2D6 livres de la compagnie adverses.
  • Gueuse > La compagnie ciblée passe 1 tour.
  • Gueuse de chez gueuse > La compagnie ciblée passe 2 tours.
  • Reine des gueuses > La compagnie ciblée passe 3 tours (pas de charge, pas de déplacement).
  • Je tripote ma bosse > Les bossus de la compagnie ciblée ne peuvent rien prendre ni déposer lors de leur prochain tour de jeu.
  • J’ai deux mains > Les simples d’esprit de la compagnie ciblée ne peuvent rien prendre ni déposer au tour suivant.
  • Pas content > Baston interne : tue 1D6 bossus et 1D6 simples d’esprit de ma compagnie ciblée..
  • Suicide collectif  > la compagnie ciblée est détruite, ses membres ce sont tous jetés dans la rivière (par exemple).
  • 7 X “Rien” > comme son nom l’indique cette carte n’a aucun effet. Elle sert uniquement à créer un peu de tension et, potentiellement à introduire le bluff dans vos parties.

Passez la main au joueur suivant

Lorsque vous avez accomplis toutes les actions ci-dessus, c’est au tour du joueur située à votre droite de faire rouler les dés.

Fin du tour

Lorsque tous les joueurs ont joué leur tour. Faites vos achats de porteurs (il n’y a pas de limite). Puis, calculez la différence entre ce que vous avez gagné et perdu durant le tour et modifier votre compteur « sou » en conséquence.

Autres règles importantes

  • Si un joueur ne sait pas payer ce qu’il doit, il est éliminé.
  • On ne peut pas prendre et déposer les mêmes livres au même endroit durant le même tour.
  • on ne peut jamais revenir sur ses pas. il faut toujours faire des boucles dans le sens anti horlogique.
  • Si vous vous faites voler un livre, vous devez le rembourser : 10 sous par livres égaré. Les livres portés par les morts sont considérés comme égarés.
  • On peut acheter de nouveaux porteurs lors de son tour de jeu.

Fin de la partie

La partie se termine lorsque le nombre de tours définit est accompli. C’est alors le joueur dont le personnage est le plus riche qui est déclaré vainqueur. La partie est aussi terminée lorsqu’un joueur a réussi à éliminer tous les autres.

Roleplay

La partie “jeu du rôle” de Mules 1399 n’est pas obligatoire pour jouer mais elle apporte clairement un plus aux cession. L’idée est d’incarner le patron de votre compagnie, de prendre sa voix, de mimer ses gestes, ses attitudes. Inventez lui un vocabulaire, un phrasé. Décrivez vos actions avec grandiloquence, soulignez vos débâcles de propos injurieux, fêtez vos victoires comme un goujat. Donnez lui vie et prenez du plaisir.
En terme de jeux, vous gagnez 10 sous supplémentaires par tour si vous prenez la peine de jouer votre personnage. N’oubliez pas que lui créer un peu de background vous donne aussi droit à 10 sous de plus lors de la création de votre compagnie.

Mode campagne

Il est tout à fait possible de jouer Mules 1399 sous forme de campagne. Il vous suffit alors de suivre les quelques conseils suivants :

  • Gardez le compte de l’état de votre feuille compagnie à la fin de chaque partie pour pouvoir commencer la suivante avec les mêmes données.
  • Imprimer d’autres cartes et continuez.
  • Lorsque votre feuille compagnie est pleine commencer en une autre, c’est un autre pion à placer sur le plateau. Vous jouez tous vos pions lors de votre tour.
  • Raconter votre partie précédente en y mettant les formes rapportent 10 sous de plus.

Annexes

Voici les annexes à imprimer : le plateaux, la feuilles de compagnie et les cartes événement (tout ceci est sujet à modification et nécessite encore un peu de travail graphique).

Splatchhhh ! Un jeu bas-du-front à jouer discrétos pour tuer le temps

Splatchhhh ! est un mini-jeu/comics dans lequel vous incarnez un mercenaire (ou une compagnie complète) dont les but est d’amasser le plus de kilos de viande morte possible afin de remporter le grand concours de taillage de panses.

Splatchhhh ! est idiot, lourd, inutilement violent et réservé à une minorité d’illuminés. Découvrez-le ci-dessous et passez le mot.

Téléchargement (gratuit) : Splatchhhh !

Le jeu de rôle pour tous

Certains on entendu parler du jeu de rôle, peu s’y sont essayé, pensant, à tord, que ce n’était pas fait pour eux. Avec ces lignes, j’aimerais leur faire reconsidérer leur position et, éventuellement, leur donner envie de s’y essayer.

préjugés

Je pense que le jdr peut en rebuter certains à cause de l’image qu’il renvoie et qui n’est pas forcément au goût de tout le monde. On s’imagine souvent des types bizarres racontant des choses tout aussi étranges dans les arrières salles de boutiques pas toujours très accueillantes.

Selon mon expérience, c’est une vision assez juste mais elle est très limitative. Il n’y a pas que les quadragénaires célibataires ventrus et les matheux faméliques qui jouent aux jeux de rôles et il ne faut pas forcément aimer Star Wars et le seigneur des Anneaux pour s’y mettre.

Le message que je voudrais faire passer est le suivant : tout le monde peut faire du jdr (et devrait au moins s’y essayer une fois dans sa vie).

Pourquoi ?

Car le jeu de rôle est avant tout matière à histoire et évasion. Tout le monde aime les histoires et beaucoup de gens aiment se distraire (cinéma, littérature,…). Le jdr c’est tout cela en même temps mais en mieux. Parce que dans le jdr, le pratiquant n’est pas un simple spectateur, il prend réellement part à l’aventure.

tous les styles

Le jeu de rôle peut se pratiquer dans n’importe quel contexte, réaliste ou fantastique, ancien, moderne ou futuriste. Il a ceci d’intéressant qu’il n’a aucune limite. Il est ainsi tout à fait possible de jouer un conducteur de train dans les années 30, un contrôleur des impôts en 2089, un escargot aveugle et carnivore, un aventurier homme/girafe dans un futur post-apocalyptique, un membre de triade dans un japon 2D rose, une armée de pygmées embarquée à bords d’autos tamponneuse dans une kermesse géante, un compagnon menuisier en train d’enquêter sur une charpente aux angles étranges, un pompier doté de super pouvoir, une fermière féministe à l’époque de la Rome antique, une pièce d’échec dotée de conscience, un barbapapa inconnu aux prises avec une secte schtroumf dans un carnaval vénitien. Franchement, et même si la phrase est bateau : l’imagination est la seule limite.

pour tous

Ensuite, le jdr n’est pas réservé à une certaine catégorie de personne (âge, sexe, milieu social). Qu’est-ce qui empêche une famille de prendre part à une aventure le vendredi soir après le repas ? Une équipe de nuit de s’aventurer durant leurs pauses dans l’univers bizarre d’Alice au Pays des Merveilles, un groupe de vieillards de vivre des batailles épiques en terre celte, des enfants de partir explorer la jungle de tarzan sur des tapis volants, un couple de monter un commerce de liqueurs dans une ville proche de Constantinople aux XVIIème siècle ? Absolument rien.

abordable

Enfin, le jdr est un hobby abordable financièrement parlant. Les fans adorent acheter tout un tas de bouquins, des suppléments, une xième version d’un livre qu’ils ont déjà. Et c’est très bien car ça fait vivre le secteur et ça donne du travail à certains. Mais, je vous assure qu’avec un seul livre de règle générique et quelques dés, vous avez tout ce qu’il vous faut. Ça demande, certes plus de travail mais, pour une trentaine d’euros, vous pouvez jouer votre vie durant.

mission

Ainsi, j’aimerais d’une part aider à changer l’image du jdr afin de le rendre accessible à d’autres profils (surtout aux familles). Et, d’autre part, proposer du jdr très particulier à des profils alternatif (comme moi)…créer une niche dans la niche et dans d’autres niches. Évidemment, cette approche n’est pas neuve ni originale mais je pense que je peux y apporter quelque chose.

Comment faire ?

Écrire ce type d’articles (vulgarisation) de temps en temps, organiser des séances grand publique à l’occasion, proposer du contenu libre de droit ainsi que divers conseils sur ce site et faire le compte rendu de l’ensemble régulièrement. D’allons essayer mais tout doucement, sans aucune promesse et sans pression !

Tentative de manifeste (WIP)

Ceci est le début d’une somme de points inspirés d’autres réflexions que j’aime bien avec les sources (quand je les retrouve).

  1. Faire des liens plutôt que répéter. > lien1
  2. Partager librement en se disant que montrer à tous évite d’être volé par un (source)
    ce sera de toute façon copier donc il faut amener une autre valeur (dans mon cas l’originalité et l’abondance. > lien1
  3. Ne pas réinventer la poudre sauf si c’est plus facile. > lien1
  4. Livrer coûte que coûte (autrement dit arrêter d’hésiter et faire). > lien1, lien2
  5. Rester lowtech par raz-le-bol et pour se libérer (voir point précédent)
  6. Privilégier la qualité à la quantité mais ne pas s’empêcher de créer beaucoup d’ébauches.

Marche arrière (ou pas) !

Je vais faire court car le sujet m’ennuie mais je voulais qu’il soit abordé.

J’ai tenté l’aventure « entrepreneur ». J’ai essayé de vendre des trucs et ça m’a royalement fait chier sans m’apporter grand chose d’autre que du stress.
Je n’ai plus rien fait d’agréable pendant presque trois ans, j’ai failli foutre ma famille en l’air et je me suis épuisé.
J’ai une vie bien remplie entre ma famille, mon travail alimentaire et les travaux dans ma maison. Ce qui ne me laisse pas beaucoup de temps pour autre chose. Malheureusement, je fais partie de ces gens qui n’arrivent pas à arrêter de penser. Dans mon cas, cela se traduit par une créativité maladive et pesante. J’invente plein de truc tout en étant incapable de les concrétiser. Couplez ça au manque de temps, ça devient un véritable enfer intellectuel.

Pour y remédier, j’ai décidé de m’enlever la pression du business. J’ai repris un poste d’employé, j’essaie de terminer ma maison et de recréer du lien avec ma famille (j’ai une compagne, une fille et un fils prévu en janvier). C’est un ouvrage important mais c’est ma priorité (je suis heureux à la maison). À côté de cela, j’ai décidé d’utiliser le peu de temps vacant qu’il me reste à essayer d’avancer d’un point de vue créatif et de me poser une peu. Pour ce faire, je reprend ce blog perso et vais partager tout ce que je crée gratuitement (mais je ferai tout imprimer un jour car je rêve d’une livre épais portant mon nom à léguer à mes enfants).

Sur la forme, je vais faire simple car quand je cherche à trop bien faire, je n’avance pas. Je ne suis pas un pro de l’orthographe et mon phrasé et parfois un peu spécial. C’est ainsi.

J’ai besoin de cette prise de position « extrémiste » pour trancher avec le passé. Je ne sais pas ce que cela donnera ni si je vais m’en vouloir à terme mais j’ai besoin d’avancer, d’échanger et de me libérer. Si certains en profite, tant mieux. Y en a plein le cul de se prendre la tête pour rien. J’espère aussi que cet espace me libérera un tant soit peu de mon anxiété chronique.

Ainsi, profitez de tout ce contenu mais faites le vivre et discutons un peu. Voici ce qui attend ceux qui me liront…

  • Le catalogue : C’est une sorte de base de donnée pour l’imaginaire. J’y met tout ce qui me passe par la tête (histoires, jeu, jeu de rôle) et j’essaie de catégoriser chaque entrée. Puisez-y ce que vous voulez pour agrémenter vos propres créations.
  • Le blog : j’y parle de mes lectures et de ma vie en générale (jeux, créations, achats,…) sans trop de retenue et sans chercher à plaire.

J’ai vraiment envie que cet espace soit vivant, n’hésitez donc pas à m’envoyer des messages et à laisser des commentaires. Je ne vais pas chercher à vous vendre quoi que ce soit. Mon contenu est réservé aux adultes. Facebook, Instagram, mailing list et autres me font royalement chier et ne sont dès lors pas prévu au programme (d’ailleurs rien ne l’est vraiment).

micro-newsletter

Dans son livre Cosmos Incorporated, Maurice G. Dantec présentait une société futuriste où chaque personne possède son propre dieu personnalisé. De la même manière, je pense qu’un maximum de personnes devrait publier une newsletter. Ce serait des mails très personnels et très…typés/personnalisés indirectement. Cela permettrait de s’abonner à des profils qui nous correspondent très fort. L’idée n’est pas de s’enfermer dans un carcan mais de créer des relations/communautés liées par plusieurs topic. Ce ne serait plus 1000 personnes qui aiment les caniches mais 100 X 10 personnes qui aiment les caniches et l’astrophysique par exemple. Ça pourrait aller très loin et j’imagine que ce serait très nourrissant pour les abonnés. Car en une newsletter on aurait des nouvelles de plusieurs sujets qu’on aiment et surtout de ce qui les relie dans le fond (peut être des principes, des inclinations, des traits de personnalité), potentiellement reliés entre eux. L’idée est aussi de donner accès à la « technologie » newsletter à vraiment tout le monde : ma mère, ma voisine, des gens très éloignés des IT et de la com. Il faudrait d’une part former et désacraliser (comme avec l’art contemporain). C’est en fait accessible (prix, disponibilité) mais ce n’est pas encore entré dans les pratiques populaires. Je me demande à quoi ressemblerai la newsletter de cette voisine timbrée que je ne supporte pas ou celle du type qui me cuit mes frites. Ensuite, on pourrait avoir des programmes type Tinder qui proposent des profils de newsletter avec lesquels on a beaucoup d’atome crochu. Il pourrait aussi avoir de la curation autour de certains topics (pour garder la qualité et ouvrir un peu sur d’autres sujets ou d’autres mélanges de sujets). Attention, comme je l’ai indiqué, il faut rester curieux.

Zombies, yõkai et détective privé

J’aime beaucoup acheter des livres et, dans une certaine mesure, les lire. Voici mes lectures du moment présentées sans fioriture et telle que je les ai comprises/perçues/appréciées/approchées…

Zombies VS Robots Omnibus | Comics

Acheté uniquement pour le dessin d’Ashley Wood (et parce que je pensais y trouver, à tord, son personnage de Les Morts 13). Mais rien que cet aspect graphique vaut le détour, c’est puissant, nouveau, original, rafraîchissant, rapide, beau, bref : ya bon ! Notez qu’étant donné que c’est un omnibus, il y a d’autres histoires illustrées par d’autres artistes franchement moins bonnes (excepté une histoire de voodoo à Haiti). Mais bon, ce gros comics de 400 pages est dispo pour 16€. On ne va donc pas se plaindre. Ça cause de zombies, de robots, d’I.A., de fin de l’humanité et d’amazones une brin perverses.

En gros, des scientifiques trifouillent un drôle de portail et commettent une gaffe. Résultat, des I.A. planquées dans de gros robots tentent d’éliminer les zombies qui infestent la terre et de protéger la poignée d’humains qui restent. C’est vraiment très spécial de suivre l’histoire du point de vue de ces robots car leurs logique est super bien rendue dans l’écriture et dans la mise en page. Ce Zombies VS Robots est vraiment une chouette lecture.

NonNonbâ de Shigeru Mizuki | Manga

NonNonbâ est une vieillarde très pauvre qui va ajouter un peu de fantasy à la vie d’un gamin et l’aider à grandir. L’histoire se passe au japon dans la première partie du XXème siècle. L’intérêt du bouquin tient à la fois dans le dessin et dans les interactions avec les Yõkai, sortes de démons familiers nippons. Ce que j’ai vraiment aimé c’est que NonNonbâ explique tout un tas de petites contrariétés par la présence de telle ou telle entité. Je trouve ça bouleversant car ce devait aussi être un peu le cas chez nous avant que la modernité ne vienne tout rationaliser et rendre ennuyeux. Je trouve que cette fantasy rend le réel plus intéressant et beaucoup plus riche. Le dessin est correcte selon moi. Le livre est un peu cher pour le temps de lecture mais c’est un bel objet.

Dirk Gentle, détective holistique de Douglas Adams | Roman

Je n’en ai lu qu’une vingtaine de pages mais c’est complètement barré donc ça m’intrigue. Il y est pour l’instant question d’un moine électrique monté sur un cheval qui voit le monde en teintes de rose… À découvrir ici.

Mini-moi

Avec la petite, nous lisons le troisième tome de La petite maison dans la prairie après avoir terminé les deux premiers et fait un bref détour (abandonné) par Le vent dans les saules.