Une petite démo en lien avec mes ateliers à venir

J’organise bientôt une première série d’ateliers créatifs. C’est assez difficile d’expliquer en quoi ils consistent exactement sans tout révéler à l’avance. D’un autre côté, je conçois sans problème que l’on puisse être quelque peu récalcitrant à l’idée de débourser de l’argent sans savoir à quoi s’attendre. Du coup, je me suis dis que montrer ce que les différentes méthodes que j’y partagerai permettent de faire, était sans doute une bonne idée. D’où la rédaction de cet article. L’idée est de montrer comment l’on peut passer d’une simple idée ou une envie à un concept complet et global.

Je ne vais pas entrer dans tous les détails et évidemment il n’est pas question ici de théorie (il n’y en a d’ailleurs pas des masses dans les ateliers) mais ce texte est un aperçu de ce que vous devriez parvenir à faire au terme de mes ateliers. Allons-y !

Le but

Noël approche. J’adore Noël mais je trouve qu’il manque un peu de magie et d’émerveillement ces dernières années. Certains le savent, j’ai une fillette de 5 ans et l’une des missions que je me suis assignées envers ce petit monstre depuis sa naissance est de faire en sorte qu’elle ne manque JAMAIS de merveilleux, d’histoire et de romanesque. Ainsi, je me suis demandé ce que je pourrais imaginer pour rendre ce noël un peu plus spécial, un peu plus magique.

Voici donc mon point de départ (ma mission, le but de ce brainstorming) : trouver une idée simple, peu coûteuse qui amusera ma fille pour la Noël.

Le point de départ

Mon idée de base est le sapin de Noël car j’aime en avoir un à la maison, un naturel obligatoirement. C’est en plus agréable de voir ma compagne et ma fille le décorer. C’est toujours le chantier mais on est alors ensemble autour d’un focus positif. Donc : le sapin de Noël.

Le premier brainstorming

Note pour la suite : La partie qui suit (le brainstorming initial), je ne la commande pas, ça vient tout seul et relativement vite. J’ai réellement du faire un effort pour essayer de comprendre et définir certaines phases ainsi que les adapter afin de pouvoir les partager. L’application de ces méthodes représente une bonne partie des ateliers car je me suis rendu compte que ça pose problème pour beaucoup de gens. Et sur le coup, je peux aider.

Donc, sans plus attendre : sapin, bucherons, magie, confrèrerie de bucherons magiciens, ils veillent sur les sapins du monde entier, c’est grâce à eux que les sapins ne perdent pas leurs épines et qu’ils sentent si bon. Ils vivent dans le nord, ce sont des demis géants, ils ont plusieurs siècles.

Voilà un bon début. Ensuite, qu’en faire ? Simplement raconter cette histoire à ma fille ? Non, trop facile et pas assez immersif.

Mais encore…

Je continue : Les sapins on les décors avec des boules, des guirlandes… et si on y mettait autre chose ? Un symbole représentant la confrérerie des bucherons magiciens ?

Ici on quitte donc l’histoire et on passe au rapport que l’histoire entretient avec la réalité.

Multiplier les strates

Je continue : une petite hache représente cette confrérerie et cette année nous en mettrons une dans notre sapin. Doit-on la fabriquer ? Non, trop facile. Nous allons écrire à cette confrérerie et ils vont nous en envoyer une.

Là, j’ai mon idée. Je vais proposer à ma fille d’écrire une lettre à une confrérie de bûcherons magiciens qui habitent quelques part au Nord afin qu’ils nous envoie une mini hache de leur ordre pour décorer notre sapin.

Étoffer

La suite. A présent, il me reste plusieurs choses à faire. Étoffer mon histoire, lui donner un cadre, au besoin quelques visuels, créer une petite hache et trouver comment introduire l’affaire auprès de ma fille. Pour l’histoire, je verrai par la suite car en fait je peux m’en tenir là (bof). Je vais lui dire que j’ai rencontré un ancien bûcheron en me renseignant sur où acheter notre sapin cette année. Et ce bûcherons à la retraite m’a raconté une drôle d’historie. Il m’a d’abords demandé : sais-tu pourquoi les sapins ne perdent pas leur aiguilles et qu’ils sentent si bon, même en hiver. Non, lui ais-je répondu. C’est parce que des bûcherons-magiciens veillent sur eux. (ici, je remplirai avec mon histoire). Et ce type que j’ai rencontré m’a écris leur adresse sur ce bout de papier où on peu leur envoyer une lettre pour recevoir une petite hache à mettre sur le sapin. Mais shutt, il m’a dit de ne pas trop en parler car les bûcherons magiciens ont beaucoup de travail en ce moment.

J’écrirai donc cette lettre avec Margot et je lui répondrai quelques jours plus tard en glissant une mini hache dans l’enveloppe. Je pense que ça devrait lui plaire et l’impressionner.

A cette étape, selon la sensibilité et le temps dont dispose chacun, on peut s’arrêter là ou aller encore plus loin. Dans les ateliers, nous iront plus loin. Il faudra d’une part mettre son idée par écrit et créer l’univers (graphique, storytelling, etc) qui va autour. Et d’autre part, imaginer ce que l’on peut en faire, comment et avec qui.

Comment utiliser cette idée ?

Donc. Ce que je peux faire dans mon cas, c’est mettre cette idée sur mon site sous forme d’article afin que d’autres enfants en profitent (via leurs parents). Si j’en avais le temps (ce n’est pas le cas), je pourrais même y mettre mon adresse et répondre moi même à tous ces enfants potentiels en glissant une mini hache dans les enveloppes accompagnée d’un mot. Ce serait top, je pense. Pourquoi je le fais-je pas ? Car je n’ai pas l’occasion de créer pleins de petites haches. Mais… ma sœur adore sculpter et elle se débrouille plus tôt bien. Je pourrais lui demander de m’aider. Ici ce n’est qu’un exercice mais on pourrait réellement faire ça de manière plus importante. Sculpter une première hache, la reproduire par moulage, mettre notre idée en ligne et demander deux ou trois euros par réponse envoyée payables via Paypal (ou pas, faire ça juste pour faire plaisir et s’amuser). Ça vous parait peut-être con mais c’est (je pense) le genre d’idée qui apporterait un plaisir simple, vrai et intelligent à plein d’enfants, sans ruiner leur parent, sans représenter de gros investissement pour nous et qui nous paierait notre repas de Noël. Pour faire connaitre cette possibilité, j’imprimerais simplement une A4 avec mon idée et un lien vers mon site que je collerais sur une vitre à l’école de ma fille, à la bibliothèque communale et à l’école de mon neveu (+un lien sur les RS).

Le mot de la fin

L’air de rien, je viens de trouver comment utiliser mon idée, avec qui et comment en faire parler (Ça peut bien entendu être beaucoup plus étoffé, mais le principe est là).

Dernière étape de cette proto-méthode. J’archive cette idée avec les autres en attendant de pouvoir/vouloir l’utiliser. Voilà.

Cette démonstration était un exemple tout simple de ce que mes ateliers peuvent vous apprendre à faire. Ce type de réflexion, de brainstorming (peut importe comment vous l’appelez) peut-être utilisé pour n’importe quelle problématique : événement, oeuvre, livre, activité,…. Qu’en pensez vous ?

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