Les livres d’août 2017

De toute évidence, je suis meilleur pour dénicher des bouquins que pour les critiquer. Mais j’ai envie d’y arriver un jour. Alors, en attendant de savoir y faire, je propose un mix des deux. Au programme ; whislist, micro-critique subjective assumée, achats et les lectures en cours du mois.

Satyre littéraire (je suis en train de lire + observation d’une pathologie)

Je tiens d’un senior qu’il faut toujours lire trois livres à la foi. Aucune idée du pourquoi, car je n’ai pu en apprendre plus. Mais le fait est là : la sagesse a parlé et plaide en mon sens. Je suis un lecteur infidèle. Je ne suis pas le seul. Et j’ai bien raison, me dit-on.

Concrètement, je commence parfois un essais, interrompt ma lecture pour celle d’un roman noir tout en grignotant quelques pages de philosophie entre les deux.Cela n’arrête jamais et il est bien rare que je finisse un livre d’une traite. Au contraire de quoi, les bouquins s’entassent souvent à mon chevet (parfois jusqu’à prendre la poussière). De temps en temps, je jette une mains maladroite parmi ces corps délaissés et en repêche un au hasard pour le livrer à mes assaut de lecteur boulimique mais cours-jupons.

Pas grave, les p’tits vieux font pareils et ne s’en cachent pas. Je dois être dans le droit chemin malgré mon vice littéraire et ma fougue de jeunot. Je suis un Casanova de la page, un satyre de la phrase imprimée. Amis lecteurs, enfermez vos tomes à double tours avant que je ne leur compte fleurette sous votre nez ;).

Bref, voici mes lectures en cours du moment :

J’ai lu

Mémoires d’un bison de Oscar Zeta Acosta

Une lecture en demi teinte. C’est l’histoire d’un avocat commis d’office qui n’en peut plus. Hanté par le souvenir de son psychiatre moqueur, libido qui bat de l’aile et ras-le-bol général, Acosta vivote dans le San Francisco des années soixante. Une vie de lopette et des excès en tous genres pour compenser. L’avocat revient sur son enfance, ces histoires d’amour et décide finalement de partir vers l’ouest.

On le suit alors dans une sorte de road-trip composé de rencontres plus ou moins intéressantes et de prises de drogues en tout genre mais sans aucunes des grandes scènes que l’on peut retrouver dans Sur la Route ou dans Flash par exemple. C’est assez banal. L’écriture est correcte, sans trouvaille particulière ni ton inoubliable. Pendant près de 300 pages on subit les aventures de ce latino mou du genoux. Mais les 30 dernières pages de ces Mémoires d’un bison sauvent le coup. Alors qu’il n’a été question jusque là que de drogues, de hippies dégénérés et d’apitoiement sur soi-même sans génie (à l’inverse du Journal de Léon Bloy par exemple), la fin du livre est une redécouverte par le héro de son pays natal, cette zone tampon entre l’âme mexicaine et le sud américain. Là, c’est vraiment bon. Le type se rend compte de tout ce qu’il a loupé en fuyant les siens, l’ambiance des rues, l’essence des gens, la grandeur de son peuple. Je ne sais pas trop l’expliquer mais ces quelques ultimes pages sont vraiment bonnes et donne envie de lire la suite des frasques d’Acosta : La révolte des cafards.

À la base, j’avais acheté ce livre car l’auteur est le compère de Hunter S. Thompson pendant son célèbre voyage à Las Vegas. J’ai adoré la biographie d’HST par William McKeen, je voulais donc en apprendre plus sur ce type et poursuivre l’exploration de cette époque et de ces personnalités particulières. De plus, le pitch du livre parlait d’une sorte de cris de guerre de la cause latino aux USA. De ces deux points de vue, le livre est, selon moi un échec. Ca manque de burnes côté revendication et la rencontre avec Thompson est tristement médiocre. Toutefois et comme je l’ai dit, le livre donne terriblement envie de lire la suite. Acosta semble pénétré d’une vraie sensibilité lorsqu’il a accepté sa nature, un peu comme s’il avait grandit. Je vois ce livre comme un pitch trop long ou un apéro qui s’éternise inutilement. J’hésite…

Société et solitude de Ralph Waldo Emerson

Celui-ci était monumental. De la phylo et de l’analyse pratique. À ranger dans ceux qu’il faudra que je traite dans la longueur un de ces quatre.

J’ai acheté…

J’ai repéré :

C’est tout pour ce moi d’août !

 

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