État d’âme III

Le jour où je parviendrai à rentabiliser mes insomnies, je deviendrai riche. C’est pas de la grande philosophie, c’est juste un constat d’un esprit un tantinet frustré et qui s’impatiente. Mais ça m’a donné l’envie d’y réfléchir.

Note : j’ai écris ceci la nuit dernière. Je poste cet « article » après pas mal d’hésitation.

Car ce n’est pas faute de ne rien en faire de ces insomnies. J’écris et je réfléchis. D’aucun me diront certainement que c’est justement parce que j’écris et que je réfléchis que je ne dors pas. C’est sans doute vrai. Mais le fait est que c’est le seul moment où je peux faire ça tranquillement. Plus encore, ça a toujours été le moment idéal (pour moi) pour écrire, lire, dessiner, etc. Et bon sang, ce que ça peut tourner !

Malheureusement, je ne parviens actuellement à rien faire de toute cette matière. Je commence des tonnes de trucs, génère quantité d’idées mais rien n’abouti. Comme si la nuit me donnait à penser, me donnait des idées mais ne me permettait pas de m’y arrêter bien longtemps. Maintenant, peut-être est-ce juste un problème de volonté. Associé à un brin de démoralisation. Comment , bordel, se fait-il que je n’arrête pas et que rien n’émerge ?

J’en suis encore à me demander ce que je vais faire à partir du premier février (date de la fin d’un de mes contrats), sans parvenir à prendre la moindre décision. En fait, je n’arrive même pas à me formuler à moi-même une liste des solutions envisageables.

J’entrevois des choses, je sens que les briques se mettent doucement en place mais il me manque encore le plan d’ensemble. Et le temps passe. 1h10 du mat, pas sommeil, envie de continuer et pourtant il faudra bien se lever dans moins de 6h (max).

Je me prends sans cesse la tête me demandant ce que j’ai réellement envie de faire. Problème : je n’arrive pas à percevoir comment rentabiliser toutes ces choses que j’ai réellement envie de faire et dans lesquelles, je pense pouvoir trouver un plaisir qui dure plus qu’une poignée d’heures. Oh, je ne fait pas une fixette sur l’argent. C’est juste que pour l’instant c’est une ressource qui me fait passablement défaut. Et, hormis si je mettait la mains sur un riche mécène qui me jette des liards à la tronche pour passer mon temps à imaginer des choses (histoires, jeux, textes,…), je ne vois vraiment pas quelle pirouette tenter afin de m’en tirer sous les applaudissements.

  • Je pourrais écrire pour les autres, comme je l’ai déjà fait. Problème : il faut écrire énormément d’une part (pour en vivre), et donc trouver énormément de gens qui ont besoin de contenu écrit. Et, d’autres part, il faut réussir à faire comprendre à ces mêmes gens que non monsieur un article de 1000 mots ne coûte pas 50€. Malgré tout, c’est, de toutes les pistes que j’aimerais explorer, celle qui me semble la moins hypothétique (faut pas demander le reste).
  • Je pourrais écrire du jeu de rôle pour des maisons d’éditions spécialisées
  • Je pourrais me faire engager comme créatif dans une usine à gaz du marketing (bof) ou par une série d’agences pour lesquelles je bosserais en sous-traitance
  • Je pourrais me faire engager par une maison d’édition pour leur trouver des idées d’histoire
  • Je pourrais me faire engager par un studio de jeux vidéo pour leur pondre du sénario et des univers de jeu
  • Je pourrais devenir libraire et ne vendre que de la littérature bien bourrin
  • Je pourrais animer un centre dédié à la créativité
  • Je pourrais créer une marque de jeu pour enfant (pour laquelle, j’ai déjà énormément de chose)
  • Je pourrais devenir conteur
  • Je pourrais écrire plus souvent en ligne et vendre des choses via des liens affiliés.

Mais, mais, mais,…me manque encore un truc, une compétence, afin d’être capable de transformer toutes ces idées en véritables projets (ou mieux en produits). Ce qui me permettraient alors de travailler précisément là où je me sens le plus fort.

Dans mes fontes pour l’instant (c’est un tout petit aperçu) :

  • Deux histoires d’héroic fantasy très particulières pour adulte « Doggystyle » et « Stoner Coche »
  • Une série de supports à la narration pour les enfants (des petits objets pour agrémenter les histoires du soir)
  • Un service de Ghostwriting un peu taquin + un comics pour le background de la boite
  • Deux big idées de jeu de rôle. Un sur la dégradation des corps et les jeux de pouvoir dans une ancienne plantation de tabac, l’autre sur une chasse à la baleine
  • Pas loin d’une demi-douzaine d’idées, débuts de texte, textes avancés, débuts d’illustrations de livres pour enfants
  • Un projet de bouquin sur le divertissement pour les enfants en mode pas un balle
  • Une idée (+détaille) d’un mook à la fois pour les adultes et pour leurs enfants
  • Une marque de jouets
  • Une bonne quinzaine de nouvelles qui ne demandent qu’à être écrites (du cyberpunk en Irak, un ogre bouffeur de cadavres pendant la première guerre mondiale, un livre de cuisine durant la guerre de trente ans, un angelot libidineux en plein moyen-âge?
  • Un pamphlet contre le bruit

Bien que ça puisse y ressembler, je ne déprime pas ni ne cherche à me plaindre. Je m’impatiente et j’essaie juste de mettre de l’ordre dans ma tête de manière publique car j’ai lu, je ne sais plus où, que si du veux du retour sur ta pratique tu fois le faire au beau milieu des gens.

Sur ce, bonsoir !

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