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Pensée du soir…

Il est 22h34, je vais commencer à travailler un peu sur mes différents projets mais avant j’avais envie d’écrire un peu sur ce que j’ai en tête et sur ce qui se passe. Mon fils est en train de s’endormir près de moi dans le divan. Nous écoutons (en sourdine) un album de Wreck of the Hesperus vraiment excellent (je pense que je l’ai même en vinyle). C’est étrange à quel point la musique lente et grave calme les bébés.

Je suis en train d’écrire un mini jeu de simulation de balle pelote. La balle pelote c’est un sport populaire (dans le bon sens du terme) qui se pratique principalement dans nos régions. Ça se joue à 5 contre 5 sur un terrain aux formes étranges. Le but est de gagner des points en prenant du terrain à l’adversaire à l’aide d’une pelote propulsée à coup de mains. Je vais en faire une version normale et une version « améliorée » appelée La balle pelote indisposée. En gros, la pelote explose par moment, mutilant les joueurs. Les équipes de vétérans sont composées d’estropiés raclipotés avec des prothèses plus ou moins évoluées.

L’un de mes jeux de plateau (un des seuls que j’ai presque terminé) a été accepté par le Troll & Légendes pour être présenté dans leur espace de démonstration. Mon prototype s’appelle Mules1399. On y incarne le boss d’une compagnie de poste consistant en une poignée de bossus et de simples d’esprit qui transportent des livres d’une abbaye moyenâgeuse à l’autre. C’est un jeu de gestion de ressources principalement, les ressources étant des gueux, des manants et autres. Dans Mules1399 on joue donc des salopards prêts à tout pour s’enrichir. Il y a aussi des cartes événements et une partie roleplay. Ceux qui seraient intéressés peuvent venir le tester avec moi ces 20 et 21 avril au Troll & Légendes à Mons.

Je vais aller faire imprimer le plateau chez Copy2000, c’est un « imprimeur » type université pas trop cher. Passer par ce genre de pme local accessible à tout le monde est raccord avec mon envie de faire du jeu de top qualité sur le fond mais lowcost sur la forme. Je pourrais même envisager d’y mettre en dépôt numérique certains de mes livres/jeux (à terme). Ceux qui voudraient les avoir iraient directement les acheter/faire imprimer là-bas et le patron garderait une commission. J’aime bien cette idée. Mes revendeurs serait les « imprimeurs du coin ». Je me comprend en parlant d’imprimeur. Ce ne sont pas des gens qui font du travail d’art. Ce sont des entrepreneurs qui font du volume de qualité basique mais c’est pile poile ce qu’il me faut (il n’y a rien de péjoratif dans ce que j’écris).

Il va falloir que je fasse une grosse séance de scann. J’ai plein de dessins à numériser afin de les utiliser ici pour illustrer du fluff  pour mon setting : Mortbourg. J’ai beaucoup dessiné ces derniers temps et je commence à avoir une sacrée matière. J’ai notamment un scénario avec un bref système de jeu, des pré-tirés et des pnj pour enfants. Ça s’appelle Deux chapeaux pointus, j’avais fait ça spécialement pour ma fille mais elle n’a pas accroché.

J’ai envie de m’acheter le tome 8 de L’apprenti épouvanteur et quelques mangas. Il y a aussi un nouveau titre de Woco dont la cover a été dessinée par Mike Mignola qui me tente : Our encouters with evil. Ho, il faut absolument écouter cette chanson.

Pensée du soir…

Ma compagne est en train d’allaiter notre petit dans le divan près de moi, ils sont à moitié endormis. Pendant ce temps là, ma fille dort à l’étage. Je profite donc de ces quelques minutes de liberté pour écrire une poignée de mots.

Voici quelques croquis pour Mules1399 représentant des porteurs amochés (ou mulets). Le style est volontairement « brut ». Ne sont-ils pas beaux ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le kickstarter auquel j’ai souscris (pour la première fois) semble cartonner auprès du public. C’est un jdr occulte western : Casket Land. Le graphisme est superbe est la communication de la créatrice, Marie Enger, est intéressante. Je vois à l’instant que Kickstarter prévois un système d’intégration de leur contenu sur des sites externes. Testons….

J’ai mis à jour mon article sur Trois Bonnets, le quartier gnome de la ville de Grimsh en y présentant trois premier lieux.

Le jeu vidéo serait-il une piste à explorer ? Deux sources d’interrogation : Dummy Dojo et Inmost (pour le graphisme dans les deux cas).

Pensée du soir…

…commencé hier ou avant-hier matin et terminé ce soir. Il est 00h36, le petit dort dans le divan, à côté de moi.

† Un ami m’a conseillé de rassemblé tout ce que j’écris non pas en un livre mais en un endroit. Une zone géographique imaginaire, un setting rien qu’à moi, un univers de jeu. L’idée est séduisante et cela semble fonctionner. Mais, je dois me laisser porter et ne pas trop prévoir. Sans quoi je vais encore avoir une liste interminable de choses à faire et de paramètres à intégrer mais rien de concret. Du coup, j’avance doucement, sans plan véritable.

J’ai, par contre, une idée assez précise de la forme à donner à ce setting. Ce sera un ensemble de carte interactives qui renverra vers des articles de plus en plus précis. Ainsi, à travers un peu de code, l’utilisateur pourra réellement explorer cet univers, s’enfonçant toujours de plus en plus loin dans ses obscures replis. Le fait de ne pas publier de version papier (de ne pas chercher à le faire en tout cas) me libère aussi de devoir « clore un sujet ». Je peux effectivement compléter à l’infini et rendre disponible du travail en cours.

J’ai littéralement couvert des dizaines de feuilles en essayant de dessiner une carte de ma zone. A force, je pense avoir quelque chose de séduisant. La forme me plait assez bien. Et le tout est relativement logique. 

† J’ai aussi commencé le premier quartier gnome de la ville de Grimsh située dans le duché au nord-ouest : 3 bonnets.

† En écrivant tout ceci, je me suis demandé : à qui je m’adresse ? Réponse ; aux types comme moi. Ceux qui aimerait jouer mais qui n’en ont pas le temps car ils sont entrés dans la vie active, font passer leur famille avant leur plaisir personnel et commence à être épuisé (mettre photo de feuille). Le truc, c’est que nous ne disposons plus de temps, que sortir seul le soir n’est plus vraiment possible. Acheter tout ce que l’on veut non plus car, même si nous disposons de plus d’argent, celui part dans la maison, les enfants et les travaux. Du coup, ont fait des listes pour plus tard, on essaie de voler quelques minutes par-ci, par-là et on continue à imaginer des trucs en essayant de trouver des solutions.

Je pense qu’une des pistes sérieuses passe à la foi par l’utilisation de la technologie et une modification des narrations, ou plutôt des échanges. Les cessions doivent être étalée, comme dans un jeu par mail. Il faut du contenu plus volumineux pour qu’une grosse partie de l’évasion puisse se faire sur le pouce et en solitaire. Les interactions doivent être plus rares et doivent pouvoir se faire à distance. Il faut aussi privilégier les jeux en solo et les jeux stratégiques avec des sortes de rapport de bataille qui influe une trame plus longue. Jouer sur le long court, lentement mais de manière profonde. Je pense aussi qu’il faut penser à la mobilité. Les gammes de jeux comprenant 50 livres, c’est chouette mais pas très pratique. Il faut des supports légers, petits, pas cher car on va les abîmer (ou nos enfants s’en chargeront). Penser donc au format ‘zine. Une autre solution est de privilégier le « tout numérique » des blogs, des pages web et du print-and-play. Mais j’avoue que ça a beaucoup moins de charme.

† La difficulté de jouer avec les enfants… une foi par semaine, le vendredi, on essaie de faire une soirée jeu à la maison. On joue pour l’instant à des jeux simples car ma fille a 6 ans. C’est amusant de lui donner le goût au jeu mais c’est parfois frustrant de rester dans la simplicité. J’ai par moment envie de lui dire : ok, maintenant, on va jouer à quelque chose de vraiment cool. Mais pour avoir testé un mini jdr perso avec elle il y a moins d’un an (voir plus loin), ce n’est pas encore gagné.

Pourtant, il commence à y avoir pas mal de jeu de rôle pour les enfants (un peu plus grands). Je suis tombé une adaptation de « Mon petit poney » et sur Kids on Bikes qui a l’air sympa (il faudra d’ailleurs que j’achète un exemplaire de chaque). J’ai acheté Mouse Guard mais j’ai un peu de mal à le lire (manque de temps et bouquin un peu bordélique).

Pour ma fille, j’ai commencé à écrire un mini jeu qui se passe dans un manège magique situé sous le « vrai » manège où elle monte à poney. On y accède via un box sois-disant hanté. Là en-bas, il y a des licornes, des pégases et des nains du purins dans une sorte de Poudlard dédié aux chevaux merveilleux. Ceux que ça intéresse, peuvent y jeter un œil par ici (c’est en cours, pas fini).

† À découvrir : Cankor par Matthew Allison (qui me rappelle que j’ai toujours un jeu de super héro qui attend) et un clip de rap délirant à la fois flippant et rafraîchissant.

 

 

3 Bonnets : quartier gnome de la ville de Grimsh

Mis à jour le 6/03/2019 (ajout des premiers lieux en légende de la carte.
ATTENTION : Réservé aux MJ !!!

3 BONNETS est constitué d’une seule rue qui descend du haut de la ville jusqu’au mur d’enceinte. La rue est comme un boyau, il n’y a qu’une entrée et une seule sortie (quoi qu’une fausse maison dissimule une ruelle secrète mais c’est une information bien gardée). Elle est entièrement pavée, en pente et ponctuée de plusieurs volées de marches lorsque le dénivelé est trop important. Chaque rez-de-chaussé qui la borde abrite un commerce, un atelier ou un lieu d’usage publique. Les étages des hauts bâtiments sont réservés aux habitations, aux cabinets et autres affaires privées.

Il y a toujours beaucoup de gnomes dans la rue, de jour comme de nuit. La plupart des commerces sont tout le temps ouverts. Les rares qui ferment le font très tard dans la nuit et ré-ouvrent dès les premières lueurs. À la nuit tombée, des allumeurs de réverbères se dépêchent de repousser l’obscurité en allumant les nombreuses lampes à huile accrochées un peu partout.

À Trois Bonnets, on trouve un peu de tout : des tripiers, des fabricants de perles, un barbier, des auberges, une boutiques d’équipement pour la chevauchée de 1000-porcs, un épicier, une quincaillerie, un négociant en tissu,…

Le quartier est calme et sécurisé. Deux grands lettrages, peint aux deux bouts de la rue annonce la couleur : 3 bonnets est le quartier gnome, tout ceux qui sauront respecter leurs règles y seront les bienvenus. Mais aucune incartade ne sera tolérée.

1. Le haut poste de garde. 

Il protège l’entrée haute de la rue en cas de problème. Le bâtiment est fermé par une lourde porte de bois cloutée. Deux miliciens y sont en poste de jour comme de nuit, assis derrière un comptoir à droite de l’entrée. Une grille de fer coupe le reste de l’espace en deux et protège un arsenal réduit mais suffisant pour repousser une attaque de petite envergure. Les deux gardes possèdent chacun une clé. Là, se trouve aussi une roue de bois dotée d’une grosse manivelle qui, grâce à un système de cordes, de poulies et d’engrenage, permet d’actionner un portail en fer installé derrière un faux mur. Lorsque le portail est en position, l’accès à la rue est complètement fermé. Le dispositif est habilement dissimulé dans la maçonnerie extérieur. Il faut un œil particulièrement habile pour le déceler si l’on ne le cherche pas. Fermer la rue de cette manière prend moins de cinq minutes.

4. “La vieille bobine”, une mercerie populaire. 

On y vend du tissus, des boutons, des bobines de fil, des aiguilles et tout le matériel nécessaire à la confection de vêtement. La boutique possède une petite vitrine ainsi qu’une enseigne pendue au dessus de la porte d’entrée (une bobine de fil vide et ridée). Une sonnette tinte lorsque l’on pousse le battant. À l’intérieur tout est très propre et extrêmement bien rangé. Les tissus sont couchés les uns sur les autres dans des alcolves de bois qui couvre les deux murs de pignon sur toute la hauteur de la pièce, de l’avant à l’arrière du magasin. Une longue table est posée au centre de tout, on y découpe les tissus et l’on y bavarde. Trois vieilles gnomettes, des sœurs, tiennent la mercerie. Ce sont de vénérable dames très dynamiques et coquette qui courent d’une côté à l’autre pour répondre à toutes les demandes. La plus âgée des trois s’occupe de la caisse, à l’entrée de la mercerie. La plus forte tient le rayon du fond qui propose le petits matériel de couture. La dernière mesure et découpe les tissus qu’elle plie ensuite en rectangle parfait.

Les sœurs sont embêtées par une grosse commande qu’elles ne savent pas ou mettre  pour libérer de l’espace. Ce sont les laines du bonnetiers. En plus d’être énervée, elles sont inquiètes car il n’est habituellement jamais en retard pour venir retirer ses achats.

5. L’atelier/boutique du fabricant de cercueil. 

Une large vitrine perce la façade de l’atelier. En grosse lettre blanche, il y est écrit : Cercueil Cortez, fabrication-vente. Une potence pend au dessus de la porte, elle représente un cercueil croisée de deux c taillés en relief. L’avant du bâtiment sert de boutique. Une dizaine de cercueil sont appuyés contre les murs. Un comptoir est placé sur la droite en avant d’une parois. Derrière celle-ci se trouve l’atelier de Cortez. On y trouve un ou deux cercueils en cours de réalisation, des tas de bois et de nombres outils. Le sol est recouvert d’un épais matelas de copeaux et de sciure. L’air sent bon le bois neuf et la cire.

Le fabricant s’appelle Cortez-au-demi-bras. C’est un gnome âgé à qui il manque la moitié du bras droit. Plutôt discret, il explique parfois avoir commis une seule erreur dans le maniement de ses outils. Cette nuit là, une lame de rabot mal placée et une chute mal venue eurent raison de son membre. Cortez dut apprendre à se servir de son autre mains pour travailler et à utiliser des cales, des serre-joint et d’autres astuces pour continuer à travailler. Le gnome pratique des prix correcte et jouit d’une excellente réputation.

Ce qu’il cache : des Chapeaux Noirs sont venus lui passer commande pour l’un de leur membres retrouvé pendu. Ils ont exigés de Cortez qu’il grave d’étranges signes sur l’envers du couvercle. Le fabricant de cercueil a d’abord refusé mais les CN on alors menacé de mettre le feu à son stock de bois après l’y avoir lié. Cortez travaille donc à cette commande dès la nuit tombée, tenture tirée. Mais ce travaille lui répugne, il est d’ailleurs pris de violente nausée lorsqu’il grave les signes dans le bois. Il essaie de ne pas penser à ce à quoi elles sont supposées servir. Le couvercle est dissimulé sous un drap noir. Les signes sont incompréhensibles mais un vif malaise s’empare de celui qui cherche à les déchiffrer. Les CN reviennent deux nuits plus tard pour prendre possession du cercueil.

Pensée du soir…

Il est 23h20, mon fils dort à côté de moi dans le divan. Ce petit diable ne veut pas encore passer ses nuits paisiblement. Vu ma propre difficulté à dormir sereinement, comment lui en vouloir ?

† Je pense souvent au rôle que j’ai a jouer dans sa vie. C’est un peu effrayant car je le vois avec sa grande sœur. C’est carrément flippant de se rendre compte à quel point ma personnalité influence ses connaissances. À 6 ans, ma fille sait plus ou moins ce qu’est le jdr. Elle sait déjà raconter des histoires. Elle invente de petits jeux. Elle utilise des expressions comme « de plus… » qui sont amusantes à entendre dans sa bouche. Elle s’est déjà endormie en écoutant Johnny Cash dans mes bras (c’était il y a longtemps). Elle aime les livres (en tout cas que je lui en lise plusieurs pages tous les soirs). Elle dessine énormément en jouant sur les perspectives, elle a déjà goûté du poulpe et de la langue de lapin. C’est ma fille et celle de personne d’autre notamment via ce genre de détails. Elle est ce qu’elle est en partie parce qu’elle grandi à mon contact. C’est une putain de responsabilité que d’avoir cet impacte sur quelqu’un. Dans mon cas, ça me rend fier autant que cela m’effraie. Bref…

† J’ai découverts un super artiste/écrivain de jdr sur Instagram. Il a écrit Woodfall que je compte acheter dès que possible. Son travail m’impressionne et me plait car il s’inscrit parfaitement dans cette nouvelle vague de création qui porte énormément d’attention au design et qui tente des pistes plus étranges et originales en terme de graphisme, de présentation et de…saveurs. J’ai envoyé mon jeu Mules 1399 aux responsables du Troll et Légende pour le présenter durant leur festival. On verra si ça passe. Je pense que je vais me refaire les trois premières saisons de Boardwalk Empire. J’ai commencé à écrire quelques paragraphes sur un lieu bien sombre : Le reliquaire de Sainte Otek. Je n’ai pas encore grand chose. Mais je vais y aller à fond sur la conception et la présentation. J’ai choisi d’utiliser un style art déco/pop pour habiller l’affaire. Il s’agit d’un lieu de culte aménagé dans un organe géant au milieu d’un marais immense. À découvrir bientôt. En attendant, voici le titre avec la font que j’ai sélectionné.

Les projets en attente

Je ne finalise pratiquement jamais rien pour tout un tas d’excuses. Les deux plus importantes étant : ma peur chronique des problèmes potentiels et le manque de temps. Ce sont de vrais problèmes auxquels je n’ai pas encore trouvé de solution. Pendant ce temps, je continue à avoir des idées et à commencer un nombre incalculable de jeux, d’histoires, de jdr,…larvaires.

En voici quelques-uns :

Moule : la micro-cité aux 47 estaminets (une ville pour le jdr)

Moule est une micro-cité à utiliser dans vos jeux de rôle. Lieu de débauche, on y boit, on y fume, on y mange et l’on y prépare ses aventures au rythme paisible d’un vieux canal. Vous le savez, tous bons scénarios commencent dans une auberge. Moule compte 47 estaminets, pourquoi ne pas y débuter votre campagne (ou y faire arrêt entre deux grosses bastons) ? Moule est une ville à boire sans modération, serez vous capable d’explorer ces 47 enseignes en préservant votre dignité ?

MST (un comics et un jdr)

MST (Mon Seigneur de la Tige) est un angelot déchu tombé sur terre en pleine époque médiévale. Flanqué d’un véritable arsenal de guerre, il compte bien imposer son bon vouloir (et son réseau de maisons closes) sur les différents quartiers de la ville.
Jeu de pouvoir, romance, action pulp et répliques couillues, MST mélange allègrement les genres. Scarface version XIII siècle, Deadwood religieux ou Boardwalk Empire à la mode « gros, gros flingues ». MST est une histoire décalée, impertinente et attachante, bourrée d’humour extrêmement grinçant.

† Le chemin de briques noires (un livre-jeu)

Un phénomène étrange a complètement remodelé les alentours de Charleroi en ce début de XX siècle. Les mines, les corons et les terrils ont été réarrangés en une sorte de venelle connue sous le nom de Chemin de briques noires. Votre personnage, Casimir Bosniec, un chasseur de monstres et pilleur de tombes à la jambe de bois, est bien décidé à découvrir ce qui s’y passe. Accompagné de sa corneille obèse, il s’en va tuer du monstre et si possible, amasser des richesses. Plongez avec lui dans l’enfer des mines du Pays Noir, rencontrez les habitants torturés du Chemin de briques noires et déjouez les plans d’une entité maléfique et rampante.

Voici maintenant le seul truc que j’ai véritablement finalisé : Splatchhhh! Voilà, j’imagine que j’ai voulu écrire ceci pour la postérité 🙂

Pensée du soir…

Ce soir, pendant que mon fils dort enfin quelques minutes, je m’amuse à essayer les balises html « area » qui permettent de rendre cliquable une zone précise dans une image…comme ceci (attention, ça ne fonctionne pas sur gsm) :

Normalement, rien ne se passe SAUF si vous cliquez pile poile sur le gros œil du personnage ci-dessus (une autre fenêtre s’ouvre et vous découvrez un abominable gnomoush dont je parlera plus tard). Ça peut sembler ballot. Sauf que ce genre de petits twists va me donner la possibilité de proposer une méthode d’exploration de contenu un peu particulièrement d’ici quelque temps. En plus, ce n’est que du html donc c’est accessible à presque n’importe qui (qui fait l’effort d’essayer de comprendre un minimum). Au passage, merci à Pascal D. pour ses pistes de recherche (sait-on jamais qu’il me lirait un jour). Par la suite, il faudra que j’essaie de faire en sorte qu’une image change en fonction de l’heure à laquelle un utilisateur affiche une page web. J’ai trouvé les explications par ici mais ça à l’air déjà vachement plus compliqué.

J’ai pratiquement terminé mon dossier pour Mules1399, le jeu que j’aimerais présenter durant le Troll et Légende. Voici un aperçu du plateau…

Je suis aussi tombé sur l‘une ou l’autre chose à découvrir absolument :

  • De l’ASMR Lovecraftien (ces vidéos chuchotées sensées vous détendre créés ici par un type déguisé en Profond).
  • Un mini jdr/fanzine crée à l’arache mais qui me donne vraiment envie. Ca s’appelle A Night at the Golden Duck, il s’agit de l’exploration d’une auberge qui renferme un véritable trésor : un canard en or. J’aime beaucoup cette manière ultra simple de réaliser un produit fini. C’est très simple mais c’est particulier et terminé. Ces gens vendent leur truc alors que moi, je n’en suis jamais qu’à essayer de terminer. Est-ce que l’ultra minimalisme (pour ne pas dire le « fait à la va-vite » serait la solution pour avancer ?
  • Un type qui s’interroge intelligemment sur la manière de distribuer ce qu’il crée.

Il n’y a pas très longtemps, quelqu’un a qualifié ce que j’écris de trop « pipi, caca, vomi, sperme ». Dans un premier temps, je l’ai assez mal pris. Puis, en y réfléchissant, j’en ai conclu que cette personne (dont j’aime beaucoup le travail et que je respecte en tant qu’entrepreneur, ne le connaissant pas sur le plan humain) avait totalement raison et que ça m’allait très bien. Evidemment, cela ne joue pas en ma faveur. Qui aurait envie de lire ce genre de truc ? Et bien, à y regarder de plus prêt, il semblerait que cette « scène » existe déjà et qu’elle attire du monde. Ça s’appelle de l’ero guro. En français, on ne trouve pas grand chose à se mettre sous la dent question explication. Mais en gros, ce sont des créations violentes, absurdes et souvent tournées vers les choses de la chaire. Du coup, ça me semble assez bien correspondre à ce « pipi,caca, vomi, sperme » dont ce professionnel du secteur a affublé l’une de mes propres créations rolistiques. Mais ce n’est pas tout. Comme j’aime parfois me prendre la tête sur des choses carrément inutile. Je me suis demandé : quel est mon style a moi exactement ? Quoi que je parlerais plutôt de « patte » que de style car du style je n’en ai pas beaucoup à l’écrit et même si je ne suis pas un mancho question illustration, ce n’est pas la gloire non plus. Mais, c’est vrai que je commence à avoir ma propre approche. Donc. Comment l’appelé. Après pas quelque temps de réflexion et de recherche en ligne, je qualifierais donc ma patte de ero guro pop belgicisé à tendance « marque blanche » OU de l’ero guro belgicisé premier prix OU de belgo-guro pop lowcost. J’imagine que quelques explications s’imposent…

  • Ero guro > pour le côté fesse, violence et absurdité.
  • Pop > pour le côté « produit », pub et répétitif de ce que je fais (quoi que Pulp serait bien aussi car il y aurait la notion de simple et populaire qui me plait).
  • Belgicisé > parce que je met toujours une sorte de détachement super froid et d’humour assez noir dans ce que j’imagine. Et je pense que c’est une approche très belge dans la lignée de films comme C’est arrivé près de chez vous ou Calvaire.
  • Lowcost/marque blanche > pour le côté « à l’arrache » (vrai ou non), un peu brute et parfois désuet de ce que j’aime faire. C’est assez bizarre car ce style fait des adeptes dans d’autres milieu (la mode notamment), il suffit de regarder des marques comme Supreme, Vetement ou Balenciaga. Mais pas encore dans l’univers du jdr ! Quoi que ont peu entrevoir des pistes chez certains. Par exemple, ceci (ou ici) que j’ai découvert aujourd’hui.

Voilà ce qui me trottait en tête ce soir…

Gnomoush

Pensées du soir…

Il est minuit quarante deux. Mon fils dort à côté de moi dans le divan. Il a un mois et fait beaucoup de coliques. J’écoute l’album Filosofem de Burzum en fond. Je viens de mettre en ligne quelques mots sur un personnage bizarre pour le jeu de rôle, j’écris un gros scénario qui devrait être publié dès que j’aurai terminé et j’essaie de boucler Mules, un jeu de plateau que je voudrais présenter durant le Troll et Légende de cette année. Quand j’ai un peu de temps je lis les aventures de l’Apprenti Épouvanteur (j’en suis au tome VII et j’ai aussi lu le quatrième tome de Lord Baltimore). Je suis toujours autant rassuré d’avoir des livres en attente à portée de main (le suivant est une édition des deux premiers volumes de la saga du Sorceleur). La semaine passée, j’ai joué à l’Auberge Sanglante  avec un ami et ma compagne (nous avons eu un peu de mal avec la prise en mains mais c’est très chouette et terriblement beau et immersif). Margot, ma fille, a inventé son premier petit jeu avec des bracelets de deux couleurs qui représentent un chemin et deux licornes qui se font la course. Je suis fier d’elle. J’ai aussi envie de m’acheter Zombicide Black Plague . Un jour, je finirai par écrire tout ce que j’ai à écrire, à publier le tout et à le proposer sur des salons et dans des boutiques obscures. Ce jour là, je pourrai être un peu satisfait de moi.

PNJ : Clotaire d’Hurmunus

Note 1 : Voici un PNJ indépendant à utiliser dans vos parties de jeux de rôle. Il n’est pas totalement terminé et il lui manque une illustration supplémentaire et une feuille de personnage que j’ai imaginé. Ça viendra sans doute mais l’essentiel est déjà là (et mieux vaut cela que rien du tout). Merci de me faire savoir ce qui lui est arrivé si vous l’utilisez.

CLOTAIRE D’HURMUNUS
Fabricant de bougies (cirier) et espion nain

Clotaire d’Hurmunus un vieux nain voûté qui porte un collier de barbe, un vague souvenir de tignasse et une redingote recouverte de coulées de cire (qui ressemble à des chiures de pigeons sur un monument ou des traces de sperme sur des braies oubliées). Des cierges collées sur son dos brûlent de jour comme de nuit. Il ne dort jamais.

« J’écoute les murmures humides des bougies. »

En public, il reste discret et paraît inoffensif. Un simple artisan en sommes, prospère mais docile et empreint d’une pieuse humilité.
En de rares occasions pourtant, il lui arrive de révéler sa véritable nature : grossier, mercantile, manipulateur et vicieux. Car Clotaire est en fait un espion usant d’une étrange forme de magie liée aux bougies. Son art lui permet de récolter des informations compromettantes pour le compte de riches clients.

Il propose ses bougies en rue, à la sauvette et s’affiche avec un vieux moule, un réchaud de misère et son air de chien battu mais ce n’est que le rôle d’un fieffé comédien ! Car il possède en fait un véritable atelier pour faire du volume et emploie des ouvrières muettes trempées qu’il lutine gaillardement à l’occasion. Au dessus de l’atelier, se trouve son bureau et son officine où il prépare lui-même ses renommées quoique très discrètes bougies enchantées.

Note 2 : Il n’est pas question ici de donner des caractéristiques précises adaptées à un système de règle particulier. C’est pourquoi, je préfère proposer des qualificatifs (merci Freyd) qui serviront de guide pour une éventuelle création de personnage chiffrée.


  • Clotaire est : très intelligent, excellent manipulateur, particulièrement sociable (même si il déteste les gens), bon commerçant, beau parleur, comédien plus que correcte, habile de ses mains, capable d’utiliser la magie des bougies, doté d’une bonne oreille.
  • Clotaire n’est pas : rapide pour se déplacer, très résistant, tolérant, humble (sauf s’il fait semblant), capable de résister à la gent féminine, bon au combat (bien qu’il sache manier la trique pour se défendre contre de petites attaques, capable de contenir son énervement dans certaines situations (présence de dames, ennui profond, alcool,..).
  • Clotaire connait : la psychologie des gens, les jeux de pouvoir, les lois du commerce, des notions de magies, beaucoup de monde, les règles de la rue, les règles de la cours, les maisons closes, les lieux de culte, le métier de cirier,…

Les bougies

Ce sont des bougies dites « jumelles ». Clotaire les appelle ses Coquines ou ses indiscrètes. Elles sont coulées autour de la même mèche imbibée d’un mélange secret (cérumen, réduction d’ovaire de chèvre et épices exotiques). Lorsque l’on dispose une bougie allumée quelque part, elle rapporte ce qu’elle entend à celui qui écoute les crépitements de sa soeur. C’est une sorte de proto-talkie-walkie magique. Clotaire ne vend jamais ses bougies. Prudent, il préfère garder le contrôle sur ses précieux ustensiles. Mais il consent par contre à louer ses services d’espion et a utiliser une dizaine de paires de bougies pour ses différents clients.

Il fait offrir, ou fait placer une des bougies dans le logis, le bureau ou l’office de celui qui doit être espionné et écoute ce que se chuchotent les bougies jumelles. Il agit toujours sous couvert d’anonymat, trouve des prétextes ou remplace discrètement des bougies existantes. Il soudoie parfois des servantes, des laquais ou des gardes (toujours indirectement) pour parvenir à ses fins.

Cérumen

L’affreux nain possède aussi un familier : Cérumen, un homoncule de cire (nerveux et braillard) qui vit avec les autres bougies sur le dessus de sa redingote.

Dans la bouche de Clotaire…

« Le tympan est l’hymen de l’âme. Déchire-le et la place est à toi.
« Chaude comme un cierge d’église. »
« J’écoute les murmures humides des bougies. » ou « J’écoute leur crépitements. ».
Teint de cire.
Vendre la mèche.
Être de mèche avec…

Clotaire mélange toujours les champs lexicaux des bougies et de la fesse (plus ou moins subtilement selon son humeur et son interlocuteur) et habille toujours ses services de folklore et de mystère pour impressionner ses clients.

Les porteurs de cierges « Lampadaires mobiles »

Il s’agit d’une guilde (dirigée par Clotaire) de types sans le sous qui portent des bougies (à la mains ou posées sur leur dos voûtés) la nuit. Ils ouvrent le chemin aux bourgeois qu’ils rencontrent en rue pour les éclairés en espérant recevoir une petites pièces. Parfois, ils attendent à la sorties des clubs ou des théâtres, d’autres s’en remettent simplement à la chance. Clotaire vend ses bougies aux porteurs et prend une part sur ce qu’ils gagnent comme dons à la guilde. L’une des ouvrières du nain volent discrètement des bougies pour les donner gratuitement aux plus pauvres des porteurs.

Lowtech, lowcost et Print-and-play

Je passe une bonne partie de ma vie sur les ordinateurs et j’aime assez bien la technologie. D’un point de vue pratique évidemment mais aussi sous différents aspects conceptuels. Par contre, j’en deviens complètement dépendant et, ça, ça me dérange. Du coup, je me dis que promouvoir un peu plus la réalité, via des jeux « à table » notamment et des rencontres en vrai, ne saurait pas être une mauvaise chose (ne serait-ce que pour conserver une once de sociabilité). D’où ce côté un brin lowtech, old school et « fait mains » de ce que je propose ici.

Ensuite…lowcost ne veut pas dire que tout est toujours gratuit mais simplement que la moindre petite chose ne coûte pas directement les yeux de la tête. J’ai envie que ce que je fasse soit accessible et que s’amuser ne soit pas un luxe. En fait, c’est parce que nous avons toujours besoin de choses extravagantes matériellement parlant que ça coûte cher. Si nous privilégiions un peu plus le côté imagination et intellect, s’amuser serait beaucoup, beaucoup moins coûteux. Je ne vends rien actuellement donc c’est vraiment du coût de fabrication final dont je parle.

Enfin, le Print-and-play consiste à imprimer directement chez soit un fichier PDF téléchargé en ligne. J’aime assez bien ce type de publication car, à mon sens, elle rassemble très bien les deux concepts énoncés plus haut. De plus, elle crée une sorte de proximité entre le créateur et le consommateur. C’est une sorte de circuit-court, peu coûteux, totalement indépendant et qui ne nécessite pas de machinerie bien lourde.

Mules 1399 (wip)

Mise à jour le 19/02/2018

Il y a quelques semaines, j’ai commencé à créer un petit jeu de plateau sans trop de prétention. Je voulais quelque chose de pas trop compliqué que je sois capable de terminé. Par contre, je tenais absolument à y aller à fond question style. Dans cet article, je vais essayer de ternir une sorte de carnet de route de ce projet (sans promesse et à mon rythme). Il faudra d’ailleurs que je triche un peu car à l’heure où j’écris ces lignes, j’ai déjà pas mal avancé. Mais bon, l’important est de montrer le processus. Mais avant quelques mots de présentation du concept général…

Mules 1399 est à la foi un jeu de gestion de ressources sur plateau et un jeu de rôle relativement simple dans lequel vous incarnez un coquin, un scélérat, un fourbe qui d’une certaine manière profite du malheur des faibles et de la fainéantise des puissants pour se faire l’argent.

Voici un premier aperçu de mes essais pour le plateau de jeu. Je l’ai tracé à la va-vite sur des feuilles A4 collées au tape. Rien de plus sophistiqué. D’ailleurs, je pense proposer ce jeu en print-and-play (à terme) donc il faudra de toute manière coller des feuilles.

le 19032018

Mon jeu a été accepté par le Troll & Légende pour leur zone présentation de prototype. J’y serai donc les 20 et 21 avril 2018 pour faire tester mon jeu. J’ai fais de nouvelles illustrations et j’ai les feuilles de compagnies.

Splatchhhh ! Un jeu bas-du-front à jouer discrétos pour tuer le temps

Splatchhhh ! est un mini-jeu/comics dans lequel vous incarnez un mercenaire (ou une compagnie complète) dont les but est d’amasser le plus de kilos de viande morte possible afin de remporter le grand concours de taillage de panses.

Splatchhhh ! est idiot, lourd, inutilement violent et réservé à une minorité d’illuminés. Découvrez-le ci-dessous et passez le mot.

Téléchargement (gratuit) : Splatchhhh !

Le jeu de rôle pour tous

Certains on entendu parler du jeu de rôle, peu s’y sont essayé, pensant, à tord, que ce n’était pas fait pour eux. Avec ces lignes, j’aimerais leur faire reconsidérer leur position et, éventuellement, leur donner envie de s’y essayer.

préjugés

Je pense que le jdr peut en rebuter certains à cause de l’image qu’il renvoie et qui n’est pas forcément au goût de tout le monde. On s’imagine souvent des types bizarres racontant des choses tout aussi étranges dans les arrières salles de boutiques pas toujours très accueillantes.

Selon mon expérience, c’est une vision assez juste mais elle est très limitative. Il n’y a pas que les quadragénaires célibataires ventrus et les matheux faméliques qui jouent aux jeux de rôles et il ne faut pas forcément aimer Star Wars et le seigneur des Anneaux pour s’y mettre.

Le message que je voudrais faire passer est le suivant : tout le monde peut faire du jdr (et devrait au moins s’y essayer une fois dans sa vie).

Pourquoi ?

Car le jeu de rôle est avant tout matière à histoire et évasion. Tout le monde aime les histoires et beaucoup de gens aiment se distraire (cinéma, littérature,…). Le jdr c’est tout cela en même temps mais en mieux. Parce que dans le jdr, le pratiquant n’est pas un simple spectateur, il prend réellement part à l’aventure.

tous les styles

Le jeu de rôle peut se pratiquer dans n’importe quel contexte, réaliste ou fantastique, ancien, moderne ou futuriste. Il a ceci d’intéressant qu’il n’a aucune limite. Il est ainsi tout à fait possible de jouer un conducteur de train dans les années 30, un contrôleur des impôts en 2089, un escargot aveugle et carnivore, un aventurier homme/girafe dans un futur post-apocalyptique, un membre de triade dans un japon 2D rose, une armée de pygmées embarquée à bords d’autos tamponneuse dans une kermesse géante, un compagnon menuisier en train d’enquêter sur une charpente aux angles étranges, un pompier doté de super pouvoir, une fermière féministe à l’époque de la Rome antique, une pièce d’échec dotée de conscience, un barbapapa inconnu aux prises avec une secte schtroumf dans un carnaval vénitien. Franchement, et même si la phrase est bateau : l’imagination est la seule limite.

pour tous

Ensuite, le jdr n’est pas réservé à une certaine catégorie de personne (âge, sexe, milieu social). Qu’est-ce qui empêche une famille de prendre part à une aventure le vendredi soir après le repas ? Une équipe de nuit de s’aventurer durant leurs pauses dans l’univers bizarre d’Alice au Pays des Merveilles, un groupe de vieillards de vivre des batailles épiques en terre celte, des enfants de partir explorer la jungle de tarzan sur des tapis volants, un couple de monter un commerce de liqueurs dans une ville proche de Constantinople aux XVIIème siècle ? Absolument rien.

abordable

Enfin, le jdr est un hobby abordable financièrement parlant. Les fans adorent acheter tout un tas de bouquins, des suppléments, une xième version d’un livre qu’ils ont déjà. Et c’est très bien car ça fait vivre le secteur et ça donne du travail à certains. Mais, je vous assure qu’avec un seul livre de règle générique et quelques dés, vous avez tout ce qu’il vous faut. Ça demande, certes plus de travail mais, pour une trentaine d’euros, vous pouvez jouer votre vie durant.

mission

Ainsi, j’aimerais d’une part aider à changer l’image du jdr afin de le rendre accessible à d’autres profils (surtout aux familles). Et, d’autre part, proposer du jdr très particulier à des profils alternatif (comme moi)…créer une niche dans la niche et dans d’autres niches. Évidemment, cette approche n’est pas neuve ni originale mais je pense que je peux y apporter quelque chose.

Comment faire ?

Écrire ce type d’articles (vulgarisation) de temps en temps, organiser des séances grand publique à l’occasion, proposer du contenu libre de droit ainsi que divers conseils sur ce site et faire le compte rendu de l’ensemble régulièrement. D’allons essayer mais tout doucement, sans aucune promesse et sans pression !

Tentative de manifeste (WIP)

Ceci est le début d’une somme de points inspirés d’autres réflexions que j’aime bien avec les sources (quand je les retrouve).

  1. Faire des liens plutôt que répéter. > lien1
  2. Partager librement en se disant que montrer à tous évite d’être volé par un (source)
    ce sera de toute façon copier donc il faut amener une autre valeur (dans mon cas l’originalité et l’abondance. > lien1
  3. Ne pas réinventer la poudre sauf si c’est plus facile. > lien1
  4. Livrer coûte que coûte (autrement dit arrêter d’hésiter et faire). > lien1, lien2
  5. Rester lowtech par raz-le-bol et pour se libérer (voir point précédent)
  6. Privilégier la qualité à la quantité mais ne pas s’empêcher de créer beaucoup d’ébauches.

Marche arrière (ou pas) !

Je vais faire court car le sujet m’ennuie mais je voulais qu’il soit abordé.

J’ai tenté l’aventure « entrepreneur ». J’ai essayé de vendre des trucs et ça m’a royalement fait chier sans m’apporter grand chose d’autre que du stress.
Je n’ai plus rien fait d’agréable pendant presque trois ans, j’ai failli foutre ma famille en l’air et je me suis épuisé.
J’ai une vie bien remplie entre ma famille, mon travail alimentaire et les travaux dans ma maison. Ce qui ne me laisse pas beaucoup de temps pour autre chose. Malheureusement, je fais partie de ces gens qui n’arrivent pas à arrêter de penser. Dans mon cas, cela se traduit par une créativité maladive et pesante. J’invente plein de truc tout en étant incapable de les concrétiser. Couplez ça au manque de temps, ça devient un véritable enfer intellectuel.

Pour y remédier, j’ai décidé de m’enlever la pression du business. J’ai repris un poste d’employé, j’essaie de terminer ma maison et de recréer du lien avec ma famille (j’ai une compagne, une fille et un fils prévu en janvier). C’est un ouvrage important mais c’est ma priorité (je suis heureux à la maison). À côté de cela, j’ai décidé d’utiliser le peu de temps vacant qu’il me reste à essayer d’avancer d’un point de vue créatif et de me poser une peu. Pour ce faire, je reprend ce blog perso et vais partager tout ce que je crée gratuitement (mais je ferai tout imprimer un jour car je rêve d’une livre épais portant mon nom à léguer à mes enfants).

Sur la forme, je vais faire simple car quand je cherche à trop bien faire, je n’avance pas. Je ne suis pas un pro de l’orthographe et mon phrasé et parfois un peu spécial. C’est ainsi.

J’ai besoin de cette prise de position « extrémiste » pour trancher avec le passé. Je ne sais pas ce que cela donnera ni si je vais m’en vouloir à terme mais j’ai besoin d’avancer, d’échanger et de me libérer. Si certains en profite, tant mieux. Y en a plein le cul de se prendre la tête pour rien. J’espère aussi que cet espace me libérera un tant soit peu de mon anxiété chronique.

Ainsi, profitez de tout ce contenu mais faites le vivre et discutons un peu. Voici ce qui attend ceux qui me liront…

  • Le catalogue : C’est une sorte de base de donnée pour l’imaginaire. J’y met tout ce qui me passe par la tête (histoires, jeu, jeu de rôle) et j’essaie de catégoriser chaque entrée. Puisez-y ce que vous voulez pour agrémenter vos propres créations.
  • Le blog : j’y parle de mes lectures et de ma vie en générale (jeux, créations, achats,…) sans trop de retenue et sans chercher à plaire.

J’ai vraiment envie que cet espace soit vivant, n’hésitez donc pas à m’envoyer des messages et à laisser des commentaires. Je ne vais pas chercher à vous vendre quoi que ce soit. Mon contenu est réservé aux adultes. Facebook, Instagram, mailing list et autres me font royalement chier et ne sont dès lors pas prévu au programme (d’ailleurs rien ne l’est vraiment).

micro-newsletter

Dans son livre Cosmos Incorporated, Maurice G. Dantec présentait une société futuriste où chaque personne possède son propre dieu personnalisé. De la même manière, je pense qu’un maximum de personnes devrait publier une newsletter. Ce serait des mails très personnels et très…typés/personnalisés indirectement. Cela permettrait de s’abonner à des profils qui nous correspondent très fort. L’idée n’est pas de s’enfermer dans un carcan mais de créer des relations/communautés liées par plusieurs topic. Ce ne serait plus 1000 personnes qui aiment les caniches mais 100 X 10 personnes qui aiment les caniches et l’astrophysique par exemple. Ça pourrait aller très loin et j’imagine que ce serait très nourrissant pour les abonnés. Car en une newsletter on aurait des nouvelles de plusieurs sujets qu’on aiment et surtout de ce qui les relie dans le fond (peut être des principes, des inclinations, des traits de personnalité), potentiellement reliés entre eux. L’idée est aussi de donner accès à la « technologie » newsletter à vraiment tout le monde : ma mère, ma voisine, des gens très éloignés des IT et de la com. Il faudrait d’une part former et désacraliser (comme avec l’art contemporain). C’est en fait accessible (prix, disponibilité) mais ce n’est pas encore entré dans les pratiques populaires. Je me demande à quoi ressemblerai la newsletter de cette voisine timbrée que je ne supporte pas ou celle du type qui me cuit mes frites. Ensuite, on pourrait avoir des programmes type Tinder qui proposent des profils de newsletter avec lesquels on a beaucoup d’atome crochu. Il pourrait aussi avoir de la curation autour de certains topics (pour garder la qualité et ouvrir un peu sur d’autres sujets ou d’autres mélanges de sujets). Attention, comme je l’ai indiqué, il faut rester curieux.

Zombies, yõkai et détective privé

J’aime beaucoup acheter des livres et, dans une certaine mesure, les lire. Voici mes lectures du moment présentées sans fioriture et telle que je les ai comprises/perçues/appréciées/approchées…

Zombies VS Robots Omnibus | Comics

Acheté uniquement pour le dessin d’Ashley Wood (et parce que je pensais y trouver, à tord, son personnage de Les Morts 13). Mais rien que cet aspect graphique vaut le détour, c’est puissant, nouveau, original, rafraîchissant, rapide, beau, bref : ya bon ! Notez qu’étant donné que c’est un omnibus, il y a d’autres histoires illustrées par d’autres artistes franchement moins bonnes (excepté une histoire de voodoo à Haiti). Mais bon, ce gros comics de 400 pages est dispo pour 16€. On ne va donc pas se plaindre. Ça cause de zombies, de robots, d’I.A., de fin de l’humanité et d’amazones une brin perverses.

En gros, des scientifiques trifouillent un drôle de portail et commettent une gaffe. Résultat, des I.A. planquées dans de gros robots tentent d’éliminer les zombies qui infestent la terre et de protéger la poignée d’humains qui restent. C’est vraiment très spécial de suivre l’histoire du point de vue de ces robots car leurs logique est super bien rendue dans l’écriture et dans la mise en page. Ce Zombies VS Robots est vraiment une chouette lecture.

NonNonbâ de Shigeru Mizuki | Manga

NonNonbâ est une vieillarde très pauvre qui va ajouter un peu de fantasy à la vie d’un gamin et l’aider à grandir. L’histoire se passe au japon dans la première partie du XXème siècle. L’intérêt du bouquin tient à la fois dans le dessin et dans les interactions avec les Yõkai, sortes de démons familiers nippons. Ce que j’ai vraiment aimé c’est que NonNonbâ explique tout un tas de petites contrariétés par la présence de telle ou telle entité. Je trouve ça bouleversant car ce devait aussi être un peu le cas chez nous avant que la modernité ne vienne tout rationaliser et rendre ennuyeux. Je trouve que cette fantasy rend le réel plus intéressant et beaucoup plus riche. Le dessin est correcte selon moi. Le livre est un peu cher pour le temps de lecture mais c’est un bel objet.

Dirk Gentle, détective holistique de Douglas Adams | Roman

Je n’en ai lu qu’une vingtaine de pages mais c’est complètement barré donc ça m’intrigue. Il y est pour l’instant question d’un moine électrique monté sur un cheval qui voit le monde en teintes de rose… À découvrir ici.

Mini-moi

Avec la petite, nous lisons le troisième tome de La petite maison dans la prairie après avoir terminé les deux premiers et fait un bref détour (abandonné) par Le vent dans les saules.