Les mestres

Les templiers, ce soir, 22h

Ce soir là, le bistrot était bondé. Les serveurs s’affairait entre les tables chargés de plateaux cliquetant de verre. La bière coulait comme une grosse drache et les humeurs étaient joyeuses. “les Templiers” suintait la vie, petit coeur battant dans la grisaille tout en haut de la ville.
Le groupe attendait autour d’une table et le barde s’en allait commander une troisième tournée de blanche au fût lorsque la porte s’ouvrit sur deux inquiétants individus : les Mestres. Tout de noir vêtus, canne à la mains pour la frime, ils poignardèrent la foule de leur démarche rapide sans accorder un signe à leurs invités et se dirigèrent vers l’arrière du bistrot. Le groupe se leva et suivit. On descendit à la cave par une volée de marche. Là, on ouvrit un fût gigantesque et l’on s’y engouffra sans mot dire pour pénétrer dans un tunnel chichement éclairé. On marcha à peine deux minutes quand il fallut gravir un escalier à vis qui n’en finissait pas. Lorsqu’une trappe fût poussée par l’un des mestres dont on aurait pas estimé la force si grande, on déboucha sur une petite pièce carrée dallée et froide.
Les Mestres allumèrent un poêle sur lequel il glissèrent une grosse marmite qui humait bon le pigeon au raisin (que le plus petit des Mester expliqua ramasser à l’occasion, morts dans les corniches du grand bâtiment). Des bols furent sortis, des bouteilles débouchées et l’assemblée s’installa sur de petits tabourets. Les murs étaient couverts de bibliothèques remplies de gros ouvrages reliés pleine peaux. Le plus grand de Mestre prit la parole : nous sommes au plus haut du belvédère, au plus haut de la ville quoi qu’en disent certains. Et si d’ici, sans un sou, la justice nous devions rendre, voici comment nous nous y prendrions…
 

|Insérez ici l’idée d’une figure importante du secteur ou d’un journaliste fameux ou d’un communicant de renoms ou encore d’une personnalité publique renommée et habilitée à parler intelligemment du sujet.|

Lorsque le groupe sortit des Templiers, les premiers maraîchers arrivaient déjà. Tous trouvèrent que le temps avait vite passé et que les Mestres n’étaient décidément pas les tristes personnages que l’on aurait pu imaginer au départ. On ne décida de rien, l’artiste étant le seul à n’avoir pas encore parlé. Le groupe se sépara simplement et retourna à la ville, attendant l’ultime tweet.

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