L’artiste

Petit triangle, mardi, 21h

Le groupe attendait à la pointe nord du pâté/triangle d’immeubles percé de centaines d’yeux hagards que retenait l’insomnie générée par l’angoisse. Tous ces regards braqués en un seul oeil fixe et accusateur sur la nuit, avare, la garce, de son sommeil apaisant. Rêves ou cauchemars, qu’importe, seulement le répit, un peu. Un camion, de genre de ceux conduits par des ferrailleurs bedonnant en marcel blanc et rouflaquette puant le stéréotype, fit crisser ses freins. Sur la plateforme un enseigne néon : x (généré ce mot/demander à Labeau de filer le code de l’enseigne du quai10 ou taper un bot qui récupérera le mot ou mettre simplement le mot affiché le jour de la mise en ligne de ce texte). “Partons prêcher la bonne parole mes frères et soeurs !” Penché par dessus la vitre baissé de la portière, l’artiste, beuglait dans la nuit. Le groupe monta à l’arrière, s’accrocha comme il put à l'enseigne et la ballade pu commencer. Si l’on peut parler de ballade car l’artiste fit 22 fois le tour du ring toujours plus vite. X tournait en rond dans la nuit, comme un insomniaque dans son salon. Au bout du 7ème tours via sa cb reliée à deux enceintes, l’artiste commença : Sans argent, son rien voilà, comment je vous fourerais mon art ! :

|Insérez ici l’idée d’une figure importante du secteur de l’art ou d’un journaliste fameux ou d’un galeriste ou encore d’une personnalité publique renommée et habilitée à parler intelligemment du sujet.|

Le camion fit à nouveau gémir ses freins, la boucle était bouclée. Messieurs, dames, lança l’artiste, bien le bonsoir et il repartit en trombe dans la nuit pour 33 tours de plus.

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