Pensée du soir…

Les petits dorment et ma compagne coud à côté de moi. Enfin au calme. Pour l’instant, une demi-heure de tranquillité relève du luxe !

† Je pense souscrire à un nouveau Kickstarter : Seekers Beyond The Shroud. Il s’agit d’un livre d’aventure solo plutôt sombre. C’est en anglais malheureusement. Ce n’est pas que je ne le comprends pas mais ça gène encore ma lecture, surtout pour du roman (ou apparenté). Et c’est du contemporain, ce qui n’est à priori pas ma tasse de thé. Mais j’ai vraiment envie de voir comment c’est construit puis le graphisme me plait. À voir donc…

† Je croix avoir trouvé une bonne méthode pour les combats dans mes différents jeux. Utiliser le système de Battleground fantasy warfare ou faire des pions papiers de tous les personnages. Je pense vraiment que ça me fera gagner du temps. Puis, j’ai toujours aimé les jeux de bataille. Et enfin, ça me permettra de créer des personnages et des bandes sans me prendre la tête (juste un concept, une illu’ et des caract’.

† J’ai aussi fait quelques dessins pour ce qui ne devait être qu’une entrée dans mon livre des idées avortées. J’en dirai plus bientôt…

† Plus des croquis, dont une partie est déjà mise au propre pour un jeu de Bluespunk.

Enfin, Annelyse m’a offert Sub Terra. J’ai lu La voie du tablier et suis sur Les indes noires.

Pensée du soir…

Il est 22h59 tout le monde dort à la maison.

† Je viens de mettre en ligne une nouvelle page « Le livre des idées avortées« . C’est là que je vais mettre tout ce qui déborde question concept. J’écrirai ça rapidement, au fur et à mesure, en mettant le plus de liens et de références possible.

† Depuis quelques temps, j’ai envie de travailler sur un jeu de pirates à l’époque des charbonnage avec un côté Pimp My Ride. J’ai posté un proto-pitch dans un groupe d’auteurs de jdr, ça a été un flop d’incompréhension (à une exception près). Il faut donc que je revois la manière dont je présente mes idées. Mais pour l’heure, voici une partie de ce que j’ai déjà écrit. Attention…c’est « râpeux »…

*

CORTEZ ** *****
Piraterie au temps des charbonnages

Quand Germinal rencontre l’île au trésor et l’Agence-Tous-risque en version NSFW !

Avertissement

Cortez n’a d’autre prétention que de fournir un cadre particulier à un jeu de pirate. Il ne se compare en rien à une mastodonte de connaissance tel Pavillon Noir et n’est en rien un jeu historique. Les libertés prises avec la réalité, la cohérence et le reste sont aussi grosses que la bêtise humaine. Ne cherchez donc pas en ces lignes de vérités sur la piraterie, ni plus sur la navigation, ni même sur le vrai Charleroi. Ceci n’est que fables et fariboles avec un arrière goût de poiscaille et de gin à deux sous.

Présentation

CORTEZ ** ***** est un setting pour le jeu de rôle. Les joueurs y incarnent des pirates luttant pour leur survie dans un dédal de canaux infestés de monstres géants tout en essayant de prendre le contrôle du fameux CHAPELET NOIR, l’archipel trois fois maudit situé au centre de SAMBRE, le fleuve spirale.

Entretenez et tunez votre bateaux, coulez (capturez) celui de vos adversaires, tuez des monstres et explorer les recoins cachés des canaux vaseux, établissez des commerces, marchandez, volez, extorquez. Si vous ne prenez pas le dessus sur les autres, vous finirez la panse ouverte ficelé comme une morue à l’ancre d’une péniche ou au fond du gosier puant d’un silure titanesque.

Sambre, le fleuve spirale

Sambre est un fleuve épais, lent et huileux qui s’écoule en une longue spirale paresseuse. Sept fois qu’il s’enroule Sambre, à travers une campagne miséreuse piquée de charbonnages essoufflés et de hameaux oubliés. Des joncs fins qui tremblent sous le vent recouvrent ses berges fatiguées tandis que des nénuphars racornis aux teintes pisseuses abritent à une faune rachitique et apeurée.

Sambre la noire, parfois mâle, parfois femelle infestée de poissons cauchemardesques. Une poiscaille impie, léviathans aveugles, qui chasse et baise dans ses eaux troubles. Surgissant de la vase, les monstres bouffent du batelier, ne recrachant que le fer des armes et les cris d’horreur poussés par des gorges béantes. On les chasses, les bêtes. Pour la gloriole ou juste pour ne pas crever. Rarement on les manges car elles puent la vase et la fumée des rafiots à vapeur. Il arrive qu’elle gisent aussi, à moitié dévorées par leurs semblables, toquant contre les lourdes portes de fer qui ferment les écluses rouillées.

Et il y en a des écluses ! Elles dissimulent, coquines, des canaux qui creusent des raccourcis irréguliers et peu sûres de boucles en boucles, pourfendant le cours du fleuve de chemins de traverses empruntés seulement par les plus hardis au sang échauffé.

Il est long, Sambre, et mal famé. Hanté par des pirates de tous bords. Ce sont d’anciens mineurs jetés là par la fermeture des charbonnages moribonds ou encore des vagabonds, des types qui ont tout perdus, des criminels, des ivrognes violents et cruels qui cherchent à fuir l’ennui ou à tâter la fortune. Elle est mooooche la populace de Sambre !

De ci, de là, des ports minuscules fendent les rives et écartent les cuisses pour accueillir ces butors de kermess. On y trouve du charbon, du gin, toujours des restes de filles et parfois des pièces détachées ou de la tôle pas trop froissée.

Et il en faut des pièces pour les rafiots. Pas de chaloupes policées ni de trois-mâts briqués de frais par ici. Ce n’est que péniches séniles, remorqueurs fatigués et bateaux de pêches reconvertis en sabordeurs. Une flottille déguenillée, un cancéreux de fer à la dérive qui crache une épaisse fumée noire peinant à décoller dans le ciel toujours gris. Les gars du fleuve font ce qu’ils peuvent pour ne pas prendre l’eau et rafistolent leurs embarcations avec les moyens du bord. On investit dans du blindage, dans un harpon supplémentaire. On achète une cargaison de charbon pour remplir la cale et voguer encore quelques temps. On amasse jalousement un arsenal pour ne pas finir au fond de Sambre, coulé par une bande adverses ou déchiqueté par un monstre. Car les risques et les combats sont nombreux, les pillages, les abordages monnaie courante. On tue, on éventre, on égorge et ont fait mal avec des armes qui n’en sont pas vraiment. Pioches, haches de mineurs, couteaux, piques, fourches. Sur Sambre, on tue comme on est…minablement.

Et tout ça pourquoi ? Pour cinq îles de mauvaises vies qui forment un archipel trois fois maudit au bout du fleuve. Le Chapelet Noir, source de vicieux fantasmes et de rêves fiévreux qui poissent les draps rongés de vermines dans les cales puants la sueur et les relents de chaudières.

Mais qui veille sur ce foutoir ? Personne. Hormis, une poignée de dieux invoqués à tour de bras par 1000 bouches édentées qui ne les méritent pas. Un panthéon misérable, de 5 couillons que l’on craint autant qu’on ne les aime et inconnu partout ailleurs. [Sainte-Sambre] règne sur cette cours divine. Matrone entre deux âges, bouille à baise aux courbes généreuses, elle est souvent représentée, croquées ou sculptée, sous les traits d’une sirène à la lourde poitrine et à la longue chevelure trempée, armée de deux harpons. On la prie pour tout et pour n’importe quoi et on lui dresse des autels à la surface de l’eau. Tout près, tout près des flots afin que de pouvoir lui chuchoter des crasses à l’oreille. Il y a aussi [Le noyé]. Un gamin débil, farceur d’un temps qui tomba un jour à l’eau pour ne jamais revenir. Allez savoir pourquoi, il monta au ciel avec les autres couillons et on se tourne à présent vers lui quand on cherche quelque chose. Le noyé serait le dieux des chasseurs de trésor s’il y avait des trésors sur Sambre. Puis, il y a [La Fausse Borgne], une vieille bougresse tordue. Elle est invoquée par les mourants et ceux qui s’apprêtent pour le combat. Il ne faut pas oublier [La Lavandière], jeune étourdie penchée sur la rive, décolleté béant qui frétille tel un appât, tentant le marin pour le ramener à terre. On ne parle pas de l’offrande qu’on lui verse mais tout batelier solitaire sait de quoi il s’agit. Et enfin, il y a l'[Éclusier]. Il est connu sous les traits d’un vieillard barbu confit dans le gin et fumant la pipe, une bouteille à la main. Il est le dieu de l’ivresse, de la fête et de tout ce qui est hasardeux. Les pirates lui versent les fonds de verres en guise d’offrande ou récitent son nom lorsqu’ils curent leur pipe par dessus le bastingage.

Voilà Sambre, sans pudeur et sans fard. Une lieu parmi d’autres, ni plus, ni moins sauf pour ceux qui tentent d’y survivre.

*

Qu’en pensez-vous ?

Je suis en train d’écouter Earl SweatshirtJe et, si vous ne connaissez pas, vous devriez essayer !

 

Pensée du soir…

Il est 23h05. Mes enfants et ma compagne dorment.

Je viens de remettre de l’ordre dans mes notes. Cela consiste en fait à trier tous les papiers sur lesquels j’ai griffonné depuis quelques semaines, les regrouper par concept puis les ranger dans l’une de mes deux fardes (dans une pochette utilisée si les notes viennent compléter une idée existante, dans une nouvelle pochette dans le cas contraire). Et c’est déprimant. J’ai aussi fait une sorte d’inventaire ou de listing de tout ce que contiennent ces deux fardes. Il y a 70 concepts tout juste.

Farde 1 :

01. Mook fiction
02. Bam*****
03. La chasse aux truffes
04. Dough
05. Amsterdamer + MylittleGriot
06. La librairie du marécage
07. Pentagruel
08. Rame tentaculaire
09. Western X DragonBallZ
10. App’ de contes
11. Plantation et grabataires
12. Saato
13. Mr. Bouquin
14. Archiver son imaginaire
15. Commerce de boite de conserve ++
16. Tu dépasses les bornes
17. Baleinier
18. Camargue
19. Caton, l’ours stoic
20. Le saule de réglisse
21. Otto10
22. MST
23. Taches dans des toiles
24. Ghost Whore
25. Les gardiens de sapins
26. Les tutos de l’oncle Otto
27. Splatchhhh!
28. Ramesh + 6000 gueux sur un terril
29. Troupeaux de nanotech
30. Moule
31. Pep******
32. Le Satcho
33. XXX + Moshe
34. Macarone & Stromboli
35. Coiffeur funk
36. US Pipes
37. Le chemin de briques noires
38. fille chauve souris
39. K7 K7 K7
40. Les pierrots (suite de cbn)
41. Rue de la petite misère
42. Jeu de plateforme
43. Moulins pré-SS
44. Chasseur de profonds
45. The Giant’s gloryhole
46. 2 chapeaux pointus
47. Pelotée
48. Chars hantés
49. Toriball (boing boing)
50. Livre à déchiré
51. Draveurs
52. Chope Chop Shubshub
53. Terrils esclavagistes
54. Parc à mitraille

Farde 2 :

01. Faisandé
02. Morbid German Sumotori
03. Monorad
04. Golem SS
05. Ol’ FAT James’s Show
06. 3 bonnets
07. Mules1399
08. Cablage
09. Jeu de l’anguille
10. Petite Peste
11. La rondelle du nord
12. Les gnomes
13. Les parapluies de Grimsh
14. Luciole
15. Choucroute et panzerwheel
16. Cortez

Je suis tombé sur un jeu qui me donne foutrement envie de tâter du jeu vidéo : Alder’s Blood. Le graphisme est magnifique, le thème excellent et ça semble amusant à jouer.

J’ai eu une nouvelle idée pour le Ol’ Fat James’s Show. Je pourrais faire comme si c’était des archives sur lesquelles j’ai mis la main. J’écrirais un faux article dans lequel j’expliquerai le concept, le contexte, les idées, la forme, le contenu, le créateur et ajouterais que les podcasts ont disparus. Il ne reste que quelques visuels et les notes qui seraient publiées régulièrement.

Pensée du soir…

Il est 00h45. Mon fils s’est réveillé dans son petit lit vers minuit trente, je l’ai pris avec moi dans le canapé et il vient de se rendormir. Ce petit bonhomme va déjà avoir 8 mois !

Ces satanés projets qui encombrent mon esprit trop étroit. Je ne parviens à en mener aucun à terme (ou presque) par manque de temps et, aussi, car ils ont tendance à perdre toutes saveurs dès lors que j’ai trop joué avec. Quoi que la réalité soit un peu plus nuancée. Car cette abondance d’échappatoires (car c’est bien ce que sont toutes ces idées au fond, des portes vers un ailleurs) me fait souvent du bien. Je ne sais pas trop comment l’expliquer mais j’associe des sensations à chaque concept, bien souvent rassurante et accompagnée d’un brin de nostalgie ou plutôt de romantisme.

Par exemple… un de mes projets s’appelle PELOTÉE. C’est un jeu de plateau qui propose de simuler des parties de balle-pelote explosive en prenant la tête d’une équipe de mutilés. À tous moments, la pelote peut péter à la tronche des joueurs, les estropiant au fur et à mesure des matchs. Il faut gérer ces blessures et, éventuellement, remplacer les membres manquants par des prothèses, travailler sa notoriété pour attirer de nouveau sponsors, imaginer le background de son équipe (membres, style, le local, les sponsors,…). Voilà pour le concept en lui même. Mais ce n’est pas tout. Car, dans sa forme aboutie, le jeu serait accompagné d’autres manifestations sur le plan physique cette foi, qui lui donnerait encore plus saveur. Et c’est là, justement, qu’une sorte d’alchimie opère avec mon être. C’est à ce moment là, quand l’idée rencontre la matière qu’il se passe quelque chose.

Pelotée serait normalement vendu en print and play ou au format papier. Il y aurait les règles, le plateaux et des personnages en papier. Mais…

  • Il y aurait aussi des figurines vendue dans des pochettes surprises (comme les Monster in my Pocket). Mieux encore, ces pochettes seraient uniquement disponibles dans des bars (comme Les Templiers), des bistrots et dans les clubs de balle-pelote.
  • Il y aurait des cartes de pin-ups vintage qui servirait à annoncer les résultats en écrivant sur leurs seins ou sur leurs fesses (directement sur les cartes).
  • Il y aurait un championnat à Charleroi dans les différents café le mardi soir + des séances d’échange et, pourquoi pas, de customisation de figurines.

Croupes, Charleroi, jouet de mon enfance et lieux que j’aime bien. Ce sont des choses qui, lorsque j’y pense, évoque en moi des sensations, des souvenirs et des sentiments agréables. Du coup, des que je pense à Pelotée, j’associe tout ça et y prend du plaisir. J’aime me plonger (mentalement) dans le concept et l’explorer. PELOTÉE est aussi fortement inspiré par La confrérie des mutilés de Brian Evenson.

Le gore et le métal bourrin arrive dans le jeu de plateau et le jeu de rôle. Ça ne m’attire qu’à moitié (le côté métal) mais j’aime bien les illus’ très sombres comme celles de Cryptic Explorers (celui-ci me fait même pensé à BLAME! dont je suis super fan) ou Mork Borg. Je trouve ça amusant, cette percée de l’imagerie Death Métal dans le jeu (et ici) Ça montre aussi qu’il y en a vraiment pour tout le monde et qu’aucune niche n’est à l’abris d’un bon produit bien ciblé et développé intelligemment. Ci-dessous, une vidéo de Cryptic Explorers !

J’ai commencé à chipoter sur un chouette programme qui permet d’animer des personnages en temps réel. Mon but ? Créer une série de podcast animée par une sorte d’alter ego encore plus « rugueux » que moi afin d’y présenter, dans un style très cru, intimiste et minimaliste, tout un tas de trucs que j’aime : Le OL’ FAT JAMES’S SHOW. J’y travaille assez sérieusement. La marionnette virtuelle est créée, les visuels aussi et j’arrive à animer grossièrement la chose. Je pourrais y passer des heures avant de me lancer mais je pense, au contraire, que je vais y aller comme un bourrin, voir ce que ça donne et affiner au fur et à mesure que je me familiariserai avec le programme. L’idée, c’est de pouvoir partager plein de chose rapidement sans avoir à montrer ma tête en vrai. J’essaye de faire quelque chose de très personnel et il faut que je reste naturel. Le personnage est massif, porte un bonnet noir et est assis/debout (je ne sais pas très bien) derrière un pupitre représentant trois larges fessiers. Ça devrait retenir l’attention et me permettre des monologues de fous.

Je pense que je vais poster ces vidéos sur Youtube, mettre l’équivalent sonore sur Soundcloud et les notes (comme Tim Ferris) sur ce blog. Si je veux aller au bout du concept, je dois aussi mettre deux visuels sur Spreadshirt et connecter l’affaire au programme d’affiliation d’Amazon. Ainsi, si l’un de mes recommandations fait mouche et qu’il y a achat, je toucherai une petite partie du bénéfice de ce dernier. Ce qui me permettra d’acheter de nouveaux jeux et de nouveaux livres (à terme et si l’idée à du succès (ce qui, venant de moi, m’étonnerait beaucoup)) dont j’ai vachement envie. J’aimerais vraiment gagner quelques sous par moi même et construire une micro business qui fonctionne. Le but n’est pas de gagner grand’chose mais simplement de réussir à faire tourner quelque chose moi-même. J’ai besoin de réussir.

Je profiterais aussi de cette vitrine pour présenter mes propres créations comme Moule et les dizaines d’idées qui dépérissent dans mes notes fautes de pleins de chose (sans doute un manque de couilles au final).

Je suis aussi tombé sur ce qui me semble être la forme ultime que devrait prendre un livre d’idées avortées. C’est un livre de Arno Scmidt. Une brique de plus de 1500 pages dont le texte est répartit sur trois colonnes avec de petits dessins, des notes supplémentaires. Ce serait parfait pour tous mes concepts et ça formerait le pavé que je rêve d’écrire un jour (et ça permettrait de pas foutre bêtement tout ce que j’ai en tête à la poubelle). Voici le livre en question :

Source : https://helmholtz-hzi.bibliotheca-open.de/Services/Raum-für/Arno-Schmidt

J’arrive aussi tout doucement à la fin de la première étape d’un gros travail d’écriture pour une maison d’édition de jdr française. Il s’agit de l’écriture d’une campagne d’horreur contemporaine en sept scénarios pour un total de 180000 signes. C’est une première pour moi et un excellent exercice qu’un texte aussi long. Mais c’est difficile. J’y travaille depuis longtemps, par petite séance alors que j’ai déjà tout en tête depuis autant de temps. Il faut donc se motiver à avancer. Comme dans tout.

La suite bientôt…

Pensée du soir…

Il est 22h44, la journée a été longue, la semaine a été longue, le mois a été long. Que se passe-t-il ? Sans doute pas assez de choses stimulantes pour l’esprit. Le travail, le travail dans la maison, les tâches routinières, le manque de sommeil, le manque de liard, le manque de temps. Bref… l’est urgent de trouver des solutions pour faire bouger un peu les choses.

J’en envisage des tonnes. Mais aucune ne me semble viable. Des dizaines d’idées comme toujours mais de plus en plus de doute. L’impression profonde que plus personne ne s’intéresse à rien hormis le divertissement facile, la nourriture, la gnole et les voyages. Comment vendre un service ? Comment vendre un produit ? Comment améliorer son sort en réussissant à faire passer quelques deniers d’une poche à une autre, de manière honnête et sans pour autant devoir pomper l’dard de n’importe qui ? C’est à se demander si c’est encore possible. Mais, sans doute, est-ce moi le problème. Mes goûts doivent être trop particulier, mes attentes farfelues, mon impatience trop grande et blablabla.

Merde. C’est devenu comme un défis personnel que d’arriver à gagner quelques sous moi-même (en indépendant j’entends car je travaille pour une entreprise en journée). J’aime bien écrire des jeux, des histoires et dessiner des trucs bizarre mais je me rends bien compte que ce n’est pas cela qui fera sonner les écus avant longtemps. Que faire dès lors ? Je n’ai d’autres compétences qu’en communication, j’ai l’impression de n’intéresser personne et, j’avoue que je n’ai pas vraiment l’énergie de travailler à ma propre promotion après l’avoir fait 5 jours sur 7, 8h par jour pour le compte d’un tiers.  Même écrire ce texte me casse les couilles !

Pensée du soir…

Il est 23h40, Ernest dort à côté de moi dans le canapé. Ce petit diable grandit bien mais est encore fort agité certaines nuits alors, il reste parfois près de papa pour laisser maman se reposer 🙂

† Mes deux premiers livres étant publiés sur Amazon, je me remets à travailler sur Mules1399. J’ai un peu tâté l’un ou l’autre projet mais il faut absolument que je me concentre sur un chantier avant d’en attaquer un nouveau. C’est TRÈS difficile et, à vrai dire, je n’arrive pas à m’y tenir (voir plus loin) mais j’essaie !

Pour rappel, j’avais présenté Mules1399 à l’occasion du Trolls et légendes 2019. Les retours avaient été positifs mais il y avaient tout de même des améliorations à apporter. J’ai mis un peu de temps à trouver des solutions mais ça commence à aller. De plus, j’ai décidé d’ajouter des profils de porteurs qui viendront s’ajouter au jeu de base comme des add’ons sous forme de petites cartes. La feuille de compagnie va aussi évoluer pour pouvoir accueillir ces nouveautés. Voici quelques exemples de cartes et une version test de la feuille de compagnie.

† Je suis en train de cogiter (bien que je ne devrais pas) à un autre jeu : CORTEZ ** ****, un jeu de pirate au temps des charbonnages dans une zone bizarre située au centre d’une fleuve en spirale. Je pose mes idées, dessine des cartes et collecte des images de péniches. Je pense que ça va être rafraîchissant. J’aimerais en faire un jeu de rôle/wargame. À voir.

† Je suis en train de lire le 8ème tome de l’Apprentis Épouvanteur : Le destin de l’épouvanteur. C’est toujours aussi agréable à lire et passionnant. J’ai aussi commandé les tomes 3, 4 et 5 de Gleipnir et j’ai acheté Auztralia.

† Je dois aussi me concentrer sur les travaux de ma maison. Il est grand temps que je finisse !

Pensée du soir…

Il est 23h38, il fait crevant de chaud dans mon putain de pays et j’ai franchement pas envie d’aller me coucher.

Àprès presqu’un an de doute, d’hésitation, de peur, j’ai enfin mis mes deux premiers bouquins sur Amazon (il me reste à les valider ce week-end et ils seront réellement disponible) : Licorne et Marketing (une sorte d’intro à la communication pour les gens qui n’y connaissent rien avec un style très girly) et Moule : la micro-cité aux 47 estaminets.

J’avais décidé de lever le pied côté projets perso’s car je n’arrivais pas à y travailler de manière raisonnable et ça commençait à avoir des répercussions désagréables sur ma vie de famille. Je pense avoir désormais trouvé un rythme qui convient plutôt bien. Cela m’a permis d’avancer un peu sur Mules1399 mais aussi sur un tout nouveau projet que j’appelle pour l’instant Boing Boing ou Toriball. Voici quelques visuels. Il s’agit d’une espèce de lutte sumo livrée par des enfants montés sur des ballons rebondissants.

Je me suis enfin acheté F*ck, that’s délicious d’Action Bronson. et ma compagne m’a offert Zombicide Black Plague pour mon anniversaire.

† Bonus :  je me suis aussi essayé à de l’illustration en mode kawaii avec cette version gentillette de Shub Niggurath… (qui va sans doute devenir un petit jeu pour les enfants).

Pensée du soir…

Il est 22h51, j’écris ceci rapidement car mon fils a du mal à dormir…

Ça faisait longtemps que je ne m’étais pas acheté de bouquins. Mais en voici trois qui viennent d’arriver. Je ne les ai pas encore lu, évidemment, mais ça promet de bons moments. Batman la malédiction qui s’abattit sur Gotham parce que j’ai envie de découvrir ce personnage depuis un bail mais que jusque là, les dessins proposés ne plaisaient pas. Deathbed parce que ça à l’air carrément délirant. Et Sherlock Frankenstein & la ligue du mal parce la cover de Mignola m’a donné envie.

Il y a quelques jours, je découvrais sur Instagram une suite de posts intéressants. Des types présentaient du jeu de rôle sur une seule A4, sous forme de flyers/pamphlets.

 

Voir cette publication sur Instagram

 

Another great little #Dungeon from Nate Treme! #TheMepheticLaboratoryOfThePescamancer is a fishy #DungeonPamphlet for quick #Games!

Une publication partagée par Diogo Nogueira (@diogo_nogueira) le


Du beau travail graphique selon moi et pas mal d’idées sympas. En creusant un peu, il apparaît que ça rentre dans le cadre d’un concours lancé sur itch.io. Je vais réfléchir à une idée pour y participer. Ce site a de plus l’air ultra intéressant. Initialement dédié aux jeux vidéos indépendants, il semble être le repaire de toute une communauté d’amateurs de jeux bizarres au sens large. À explorer donc. Je suis notamment tombé sur ceci.

Pensée du soir…

Il est 22h34, je vais commencer à travailler un peu sur mes différents projets mais avant j’avais envie d’écrire un peu sur ce que j’ai en tête et sur ce qui se passe. Mon fils est en train de s’endormir près de moi dans le divan. Nous écoutons (en sourdine) un album de Wreck of the Hesperus vraiment excellent (je pense que je l’ai même en vinyle). C’est étrange à quel point la musique lente et grave calme les bébés.

Je suis en train d’écrire un mini jeu de simulation de balle pelote. La balle pelote c’est un sport populaire (dans le bon sens du terme) qui se pratique principalement dans nos régions. Ça se joue à 5 contre 5 sur un terrain aux formes étranges. Le but est de gagner des points en prenant du terrain à l’adversaire à l’aide d’une pelote propulsée à coup de mains. Je vais en faire une version normale et une version « améliorée » appelée La balle pelote indisposée. En gros, la pelote explose par moment, mutilant les joueurs. Les équipes de vétérans sont composées d’estropiés raclipotés avec des prothèses plus ou moins évoluées.

L’un de mes jeux de plateau (un des seuls que j’ai presque terminé) a été accepté par le Troll & Légendes pour être présenté dans leur espace de démonstration. Mon prototype s’appelle Mules1399. On y incarne le boss d’une compagnie de poste consistant en une poignée de bossus et de simples d’esprit qui transportent des livres d’une abbaye moyenâgeuse à l’autre. C’est un jeu de gestion de ressources principalement, les ressources étant des gueux, des manants et autres. Dans Mules1399 on joue donc des salopards prêts à tout pour s’enrichir. Il y a aussi des cartes événements et une partie roleplay. Ceux qui seraient intéressés peuvent venir le tester avec moi ces 20 et 21 avril au Troll & Légendes à Mons.

Je vais aller faire imprimer le plateau chez Copy2000, c’est un « imprimeur » type université pas trop cher. Passer par ce genre de pme local accessible à tout le monde est raccord avec mon envie de faire du jeu de top qualité sur le fond mais lowcost sur la forme. Je pourrais même envisager d’y mettre en dépôt numérique certains de mes livres/jeux (à terme). Ceux qui voudraient les avoir iraient directement les acheter/faire imprimer là-bas et le patron garderait une commission. J’aime bien cette idée. Mes revendeurs serait les « imprimeurs du coin ». Je me comprend en parlant d’imprimeur. Ce ne sont pas des gens qui font du travail d’art. Ce sont des entrepreneurs qui font du volume de qualité basique mais c’est pile poile ce qu’il me faut (il n’y a rien de péjoratif dans ce que j’écris).

Il va falloir que je fasse une grosse séance de scann. J’ai plein de dessins à numériser afin de les utiliser ici pour illustrer du fluff  pour mon setting : Mortbourg. J’ai beaucoup dessiné ces derniers temps et je commence à avoir une sacrée matière. J’ai notamment un scénario avec un bref système de jeu, des pré-tirés et des pnj pour enfants. Ça s’appelle Deux chapeaux pointus, j’avais fait ça spécialement pour ma fille mais elle n’a pas accroché.

J’ai envie de m’acheter le tome 8 de L’apprenti épouvanteur et quelques mangas. Il y a aussi un nouveau titre de Woco dont la cover a été dessinée par Mike Mignola qui me tente : Our encouters with evil. Ho, il faut absolument écouter cette chanson.

Générateur d’estaminets (WIP)

Il y a quelques mois, j’ai écris la description d’un ville fictive pour le jdr : MOULE, la micro-cité aux 47 estaminets. L’affaire traîne, toujours pour les mêmes mauvaises raisons.
Déjà à l’époque, j’avais envie d’en faire une version online (en tout cas un extrait) pour permettre d’y goûter. Mais je n’avais alors pas trouvé la technique pour le faire. Ce n’est toujours pas le cas aujourd’hui. Sauf qu’un gaillard propose un début de solution sur son blog. Comme il m’a autorisé à utilisé son code ici, j’y ai intégrer quelques phrases issues de Moule.
Ce n’est pas encore l’idéal car on ne sait y mettre que du texte suivi sans mise en page (pas de mise en page, de structure, de liste, ni d’illustration). Mais c’est un début et je vais continuer à creuser. Le but ultime est de pouvoir générer des présentations complètes qui reprennent le style de ce que j’ai écris.

Sans plus attendre… si vous cherchez un troquet où lever le coude, faire le coup de poing ou taper la carte, faites le savoir en cliquant sur le bouton ci-dessous. Ce bout de code vous générera une description très sommaire d’un estaminet situé à Moule.

Pensée du soir…

Ma compagne est en train d’allaiter notre petit dans le divan près de moi, ils sont à moitié endormis. Pendant ce temps là, ma fille dort à l’étage. Je profite donc de ces quelques minutes de liberté pour écrire une poignée de mots.

Voici quelques croquis pour Mules1399 représentant des porteurs amochés (ou mulets). Le style est volontairement « brut ». Ne sont-ils pas beaux ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le kickstarter auquel j’ai souscris (pour la première fois) semble cartonner auprès du public. C’est un jdr occulte western : Casket Land. Le graphisme est superbe est la communication de la créatrice, Marie Enger, est intéressante. Je vois à l’instant que Kickstarter prévois un système d’intégration de leur contenu sur des sites externes. Testons….

J’ai mis à jour mon article sur Trois Bonnets, le quartier gnome de la ville de Grimsh en y présentant trois premier lieux.

Le jeu vidéo serait-il une piste à explorer ? Deux sources d’interrogation : Dummy Dojo et Inmost (pour le graphisme dans les deux cas).

Pensée du soir…

…commencé hier ou avant-hier matin et terminé ce soir. Il est 00h36, le petit dort dans le divan, à côté de moi.

† Un ami m’a conseillé de rassemblé tout ce que j’écris non pas en un livre mais en un endroit. Une zone géographique imaginaire, un setting rien qu’à moi, un univers de jeu. L’idée est séduisante et cela semble fonctionner. Mais, je dois me laisser porter et ne pas trop prévoir. Sans quoi je vais encore avoir une liste interminable de choses à faire et de paramètres à intégrer mais rien de concret. Du coup, j’avance doucement, sans plan véritable.

J’ai, par contre, une idée assez précise de la forme à donner à ce setting. Ce sera un ensemble de carte interactives qui renverra vers des articles de plus en plus précis. Ainsi, à travers un peu de code, l’utilisateur pourra réellement explorer cet univers, s’enfonçant toujours de plus en plus loin dans ses obscures replis. Le fait de ne pas publier de version papier (de ne pas chercher à le faire en tout cas) me libère aussi de devoir « clore un sujet ». Je peux effectivement compléter à l’infini et rendre disponible du travail en cours.

J’ai littéralement couvert des dizaines de feuilles en essayant de dessiner une carte de ma zone. A force, je pense avoir quelque chose de séduisant. La forme me plait assez bien. Et le tout est relativement logique. 

† J’ai aussi commencé le premier quartier gnome de la ville de Grimsh située dans le duché au nord-ouest : 3 bonnets.

† En écrivant tout ceci, je me suis demandé : à qui je m’adresse ? Réponse ; aux types comme moi. Ceux qui aimerait jouer mais qui n’en ont pas le temps car ils sont entrés dans la vie active, font passer leur famille avant leur plaisir personnel et commence à être épuisé (mettre photo de feuille). Le truc, c’est que nous ne disposons plus de temps, que sortir seul le soir n’est plus vraiment possible. Acheter tout ce que l’on veut non plus car, même si nous disposons de plus d’argent, celui part dans la maison, les enfants et les travaux. Du coup, ont fait des listes pour plus tard, on essaie de voler quelques minutes par-ci, par-là et on continue à imaginer des trucs en essayant de trouver des solutions.

Je pense qu’une des pistes sérieuses passe à la foi par l’utilisation de la technologie et une modification des narrations, ou plutôt des échanges. Les cessions doivent être étalée, comme dans un jeu par mail. Il faut du contenu plus volumineux pour qu’une grosse partie de l’évasion puisse se faire sur le pouce et en solitaire. Les interactions doivent être plus rares et doivent pouvoir se faire à distance. Il faut aussi privilégier les jeux en solo et les jeux stratégiques avec des sortes de rapport de bataille qui influe une trame plus longue. Jouer sur le long court, lentement mais de manière profonde. Je pense aussi qu’il faut penser à la mobilité. Les gammes de jeux comprenant 50 livres, c’est chouette mais pas très pratique. Il faut des supports légers, petits, pas cher car on va les abîmer (ou nos enfants s’en chargeront). Penser donc au format ‘zine. Une autre solution est de privilégier le « tout numérique » des blogs, des pages web et du print-and-play. Mais j’avoue que ça a beaucoup moins de charme.

† La difficulté de jouer avec les enfants… une foi par semaine, le vendredi, on essaie de faire une soirée jeu à la maison. On joue pour l’instant à des jeux simples car ma fille a 6 ans. C’est amusant de lui donner le goût au jeu mais c’est parfois frustrant de rester dans la simplicité. J’ai par moment envie de lui dire : ok, maintenant, on va jouer à quelque chose de vraiment cool. Mais pour avoir testé un mini jdr perso avec elle il y a moins d’un an (voir plus loin), ce n’est pas encore gagné.

Pourtant, il commence à y avoir pas mal de jeu de rôle pour les enfants (un peu plus grands). Je suis tombé une adaptation de « Mon petit poney » et sur Kids on Bikes qui a l’air sympa (il faudra d’ailleurs que j’achète un exemplaire de chaque). J’ai acheté Mouse Guard mais j’ai un peu de mal à le lire (manque de temps et bouquin un peu bordélique).

Pour ma fille, j’ai commencé à écrire un mini jeu qui se passe dans un manège magique situé sous le « vrai » manège où elle monte à poney. On y accède via un box sois-disant hanté. Là en-bas, il y a des licornes, des pégases et des nains du purins dans une sorte de Poudlard dédié aux chevaux merveilleux. Ceux que ça intéresse, peuvent y jeter un œil par ici (c’est en cours, pas fini).

† À découvrir : Cankor par Matthew Allison (qui me rappelle que j’ai toujours un jeu de super héro qui attend) et un clip de rap délirant à la fois flippant et rafraîchissant.

 

 

3 Bonnets : quartier gnome de la ville de Grimsh

Mis à jour le 24/03/2019 : ajout des nouveaux lieux en légende de la carte 
(triperie, fabricant de perles, barbiers,..).
ATTENTION : Réservé aux MJ !!!

3 BONNETS est constitué d’une seule rue qui descend du haut de la ville jusqu’au mur d’enceinte. La rue est comme un boyau, il n’y a qu’une entrée et une seule sortie (quoi qu’une fausse maison dissimule une ruelle secrète mais c’est une information bien gardée). Elle est entièrement pavée, en pente et ponctuée de plusieurs volées de marches lorsque le dénivelé est trop important. Chaque rez-de-chaussé qui la borde abrite un commerce, un atelier ou un lieu d’usage publique. Les étages des hauts bâtiments sont réservés aux habitations, aux cabinets et autres affaires privées.

Il y a toujours beaucoup de gnomes dans la rue, de jour comme de nuit. La plupart des commerces sont tout le temps ouverts. Les rares qui ferment le font très tard dans la nuit et ré-ouvrent dès les premières lueurs. À la nuit tombée, des allumeurs de réverbères se dépêchent de repousser l’obscurité en allumant les nombreuses lampes à huile accrochées un peu partout.

À Trois Bonnets, on trouve un peu de tout : des tripiers, des fabricants de perles, un barbier, des auberges, une boutiques d’équipement pour la chevauchée de 1000-porcs, un épicier, une quincaillerie, un négociant en tissu,…

Le quartier est calme et sécurisé. Deux grands lettrages, peint aux deux bouts de la rue annonce la couleur : 3 bonnets est le quartier gnome, tout ceux qui sauront respecter leurs règles y seront les bienvenus. Mais aucune incartade ne sera tolérée.

1. Le haut poste de garde. 

Il protège l’entrée haute de la rue en cas de problème. Le bâtiment est fermé par une lourde porte de bois cloutée. Deux miliciens y sont en poste de jour comme de nuit, assis derrière un comptoir à droite de l’entrée. Une grille de fer coupe le reste de l’espace en deux et protège un arsenal réduit mais suffisant pour repousser une attaque de petite envergure. Les deux gardes possèdent chacun une clé. Là, se trouve aussi une roue de bois dotée d’une grosse manivelle qui, grâce à un système de cordes, de poulies et d’engrenage, permet d’actionner un portail en fer installé derrière un faux mur. Lorsque le portail est en position, l’accès à la rue est complètement fermé. Le dispositif est habilement dissimulé dans la maçonnerie extérieur. Il faut un œil particulièrement habile pour le déceler si l’on ne le cherche pas. Fermer la rue de cette manière prend moins de cinq minutes.

4. “La vieille bobine”, une mercerie populaire. 

On y vend du tissus, des boutons, des bobines de fil, des aiguilles et tout le matériel nécessaire à la confection de vêtement. La boutique possède une petite vitrine ainsi qu’une enseigne pendue au dessus de la porte d’entrée (une bobine de fil vide et ridée). Une sonnette tinte lorsque l’on pousse le battant. À l’intérieur tout est très propre et extrêmement bien rangé. Les tissus sont couchés les uns sur les autres dans des alcolves de bois qui couvre les deux murs de pignon sur toute la hauteur de la pièce, de l’avant à l’arrière du magasin. Une longue table est posée au centre de tout, on y découpe les tissus et l’on y bavarde. Trois vieilles gnomettes, des sœurs, tiennent la mercerie. Ce sont de vénérable dames très dynamiques et coquette qui courent d’une côté à l’autre pour répondre à toutes les demandes. La plus âgée des trois s’occupe de la caisse, à l’entrée de la mercerie. La plus forte tient le rayon du fond qui propose le petits matériel de couture. La dernière mesure et découpe les tissus qu’elle plie ensuite en rectangle parfait.

Les sœurs sont embêtées par une grosse commande qu’elles ne savent pas ou mettre  pour libérer de l’espace. Ce sont les laines du bonnetiers. En plus d’être énervée, elles sont inquiètes car il n’est habituellement jamais en retard pour venir retirer ses achats.

5. L’atelier/boutique du fabricant de cercueil. 

Une large vitrine perce la façade de l’atelier. En grosse lettre blanche, il y est écrit : Cercueil Cortez, fabrication-vente. Une potence pend au dessus de la porte, elle représente un cercueil croisée de deux c taillés en relief. L’avant du bâtiment sert de boutique. Une dizaine de cercueil sont appuyés contre les murs. Un comptoir est placé sur la droite en avant d’une parois. Derrière celle-ci se trouve l’atelier de Cortez. On y trouve un ou deux cercueils en cours de réalisation, des tas de bois et de nombres outils. Le sol est recouvert d’un épais matelas de copeaux et de sciure. L’air sent bon le bois neuf et la cire.

Le fabricant s’appelle Cortez-au-demi-bras. C’est un gnome âgé à qui il manque la moitié du bras droit. Plutôt discret, il explique parfois avoir commis une seule erreur dans le maniement de ses outils. Cette nuit là, une lame de rabot mal placée et une chute mal venue eurent raison de son membre. Cortez dut apprendre à se servir de son autre mains pour travailler et à utiliser des cales, des serre-joint et d’autres astuces pour continuer à travailler. Le gnome pratique des prix correcte et jouit d’une excellente réputation.

Ce qu’il cache : des Chapeaux Noirs sont venus lui passer commande pour l’un de leur membres retrouvé pendu. Ils ont exigés de Cortez qu’il grave d’étranges signes sur l’envers du couvercle. Le fabricant de cercueil a d’abord refusé mais les CN on alors menacé de mettre le feu à son stock de bois après l’y avoir lié. Cortez travaille donc à cette commande dès la nuit tombée, tenture tirée. Mais ce travaille lui répugne, il est d’ailleurs pris de violente nausée lorsqu’il grave les signes dans le bois. Il essaie de ne pas penser à ce à quoi elles sont supposées servir. Le couvercle est dissimulé sous un drap noir. Les signes sont incompréhensibles mais un vif malaise s’empare de celui qui cherche à les déchiffrer. Les CN reviennent deux nuits plus tard pour prendre possession du cercueil.

7. L’estomac – triperie générale

La triperie “L’estomac” est installée au même endroit depuis 150 ans. Georg, le boucher, s’est spécialisé dans la tripe par intérêt. Il a monté un beau réseaux de boucher et éleveur qu’il débarrasse des tripes qu’ils ne veulent pas prendre le temps de travailler. Georg se fait payer pour enlever les tripes qu’il revend ensuite dans son échoppe.

Georg est un gnome énorme, gros, gras, suant. Il porte un tablier, sa barbe est constellée de morceaux de viande plus ou moins avariée. Sa triperie est entièrement carrelée de carreaux blanc. Un estomac bleu est peint sur la vitrine. Georg est mercantil mais adore ses voisins et son quartier. Il participe chaque année à la Table des Gros en qualité de maître de la guilde des tripiers.

12. La pesette

Couille de Suisse (petite portion, moyenne portion, grande portion).
Barnabas est un gros gnome qui vit et travaille avec deux humaines (Agnes et Romina). Ils fabriquent et vendent les meilleurs couilles de Suisses de Trois Bonnets. La boutique est étroite, il y fait chaud et le sol est toujours recouvert d’une couche de farine si bien que ceux qui en sortent laissent toujours quelques des traces de pas blanches devant l’entrée. Le gnome achète sa farine à 5 grains, au moulin à aube.

Barnabas est maître pâtissier, il pétrit toute la journée sur un énorme billot dans un nuage de farine. Il parle fort, rit facilement et se fâche parfois. C’est un ancien soldat qui adore parler de la guerre et qui ponctue ses récits de grosses claques dans la pâte (….à ce moment là, vlan (claque dans la patte), il lui écrase la moitié du torse avec son marteau…). Il raconte tenir sa recette de Couilles de Suisse, d’un piquier rencontré lors d’une de ses nombreuses campagne. D’après Barnabas, le piquier préparait sa pâte avant chaque grosse bataille pour déguster les couilles, couvert de sang, lorsqu’il revenait au camp. Une nuit, le ventre ouvert de part en part, il donna un morceau de papier souillé à Barnabas. C’était sa recette. Quelques années plus tard, le gnome en eut assez des batailles. En rangeant son équipement, il retomba sur ce bout de papier et décida de commencer une nouvelle vie à Trois Bonnet et de devenir pâtissier. Il ramena avec lui deux “filles à convois” et ouvrit sa boutique.

Barnabas sera en première ligne lorsqu’il s’agira de repousser les ennemis du scénario “un bonnet piqué de ronces (arrive bientôt). Dans la bataille, il arrachera les testicules d’un mort, les brandira en l’air et dira : “celles-ci, nous ne les mangeront pas !”. Ensuite, il sera mordu.

13. Emish Coupe-choux. Le barbier de Trois Bonnets.

Une vieille tradition gnome interdit la présence de plus d’un barbier dans un même quartier. Il n’existe plus (et n’a peut-être jamais existé) de loi qui punirait celui qui ne s’y plierait pas mais c’est un fait observé, et respecté, y compris à Trois Bonnets. Emish est donc le seul barbier installé dans la rue. Le gnome, qui porte une barbe splendide et des moustaches épique montées en boucles successives, tient donc son commerce sereinement, ne craignant aucune concurrence. Il porte toujours un tablier par dessus sa robe et un peigne aux larges dents reste coincée dans sa barbe quelle que soit la situation. Le lui arracher, le plongerait dans une rage sans limite.Ce peigne est précieux pour Emish. Car c’est avec lui qu’il a peigné la barbe de son père avant de l’enterrer. Le barbier collectionne aussi les gin dont il est expert, fin connaisseur et grand amateur. Il possède plus de 700 bouteilles différentes Son ami est le fabricant de perles Terence Oswald.

Le Salon d’Emish est tout en longueur et très modeste. Un seul fauteuil, un seul miroir mais plus de 20 banquettes pour les clients qui patientent. Un coupe-choux en bois est pendu à une potence sur la façade. La porte d’entrée reste toujours ouverte. L’intérieur sent bon le savon. Il y a une grosse couche de poils à terre, qu’Emish essaie de balayer de son mieux (il les donne à une vieille qui fabrique des coussins pour la tombola du printemps). Sur une étagère, Emish range son coupe-choux, son blaireau, son bol à mousse et une pile de serviette.

Au salon, tous les gnomes se fréquentent, du plus riche au plus pauvre (ce qui est relatif à Trois Bonnets). Il y a du monde, du matin au soir, jusque tard dans la nuit sauf le mardi où Emish rend visite à son ami Terence. Il n’est pas rare qu’une bonne douzaine de gnomes attendent leur tour en même temps. Plusieurs clubs du quartier ont été créés tandis que leur membre bavardaient en attendant de passer entre les mains expertes d’Emish.
Emish est prêt à dépenser beaucoup d’argent pour acquérir une bouteille de gin rare.
Sa plus grand peur est de se faire voler son peigne ou sa collection.
Il déteste le cordonnier, qu’il accuse de lui avoir volé une bouteille lors d’une visite de courtoisie.

25. Oswald – Perles de qualité depuis 3 siècles

Le fabricant/marchand de perles (Terence Oswald)
La famille Oswald est réputée dans tout Mortbourg pour la qualité de ses perles de bois. Les gardiens des souvenirs viennent de loin (ou se font livrer par les livreurs personnels d’Oswald) pour se fournir en matériel. Les perles Oswald sont d’une rondeur parfaite, tournée dans les bois les plus nobles et polies comme il le faut, c’est-à-dire suffisamment que pour glisser sans bruit dans les épaisses barbes gnomiques mais pas trop non plus, afin de retenir un minimum l’encre lorsque l’on écrit dessus. Oswald propose des perles de tous les calibres ainsi que de très nombreuses finitions. La boutique propose même aux gnomes les plus riches, des perles totalement personnalisés, réalisée en nombre limité. On raconte qu’un jour, il y a bien longtemps, les Oswald fabriquèrent 20 perles dans une crosse d’arquebuse. L’arme avait appartenu à un chef de guerre célèbre qui désirait archiver ses souvenirs en autant de points bien précis. Pas un de moins, pas un de plus. Les joailliers/menuisiers mirent des mois pour parvenir à réaliser l’étrange forme que désirait le fameux soldat.

La boutique n’est pas très grande mais ses murs sont intégralement couverts de haut en bas par un système de tiroirs de 10cm sur 10cm soigneusement étiquetés. Dans chacun de ces petits tiroirs se trouve une sorte de perle. Un gros livre de vente est posé sur le comptoir étroit derrière lequel se tient le maître des lieux Terence Oswald, actuel patron de la fabrique et unique vendeur. Au sol, devant les étagères à tiroir et le comptoir on été posés de gros sacs en toiles de jutes. Ils contiennent des perles d’excellente facture mais beaucoup moins coûteuses car fabriquées à base de bois plus commun et avec moins d’attention apportée aux finitions. Elles font le plaisir de ceux qui ont moins de moyen ainsi que des apprentis qui ne peuvent pas dépenser des sommes folles pour s’entraîner. Elles sont aussi utilisées, de manière général, pour les souvenirs de moindre importance. Un grand lustre illumine la boutique tandis que de minuscules lampes à huile sont accrochées entre les tiroirs, à raison d’une tous les mètres. Une dernière lampe, montée sur un bras articulé éclaire l’espace de travail de Terence qui est toujours occupé à trier des perles, à les compter ou à en dessiner de nouvelles. Le vieux gnomes travaille très tard toutes les nuits. Tant qu’il est à son poste de travail, la boutique est ouverte. Parfois, il ne ferme pas du tout et se contente de passer un coup de balais sur le plancher lorsque le soleil se lève.

Même s’il est excellent commerçant, Terence est bon et aimable par nature. Il essayera toujours de trouver ce qui convient le mieux à une demande. Il profitera certes des bourses généreuses pour faire de belles ventes mais il n’hésitera pas non plus à faire un petit rabais à celui qui saura toucher sa fibre de passionné. Il adore parler de ses perles et n’aime rien plus que de trouver LE modèle qui correspondra exactement à un arrangement de barbe.
Terence reçoit le barbier tous les mardis soir. Ensemble, il discutent des tendances du moments, de ce qui se vend, de ce qui ne se vend pas. Ils partagent les anecdotes de leurs clients respectifs (bien souvent les mêmes en fait) en buvant l’un ou l’autre gin qui compose l’excellente collection du barbier. Ces soirs là, Terence ferme boutique.

Terence porte sous ses vêtements une perle très vieille passée à un cordon de coton noir. C’est sans aucun doute son bien le plus précieux. Dessus y est gravé un souvenir hérité de sa mère. Dans son sommeil, il chuchote parfois que ce secret pourrait faire tomber sa famille si il venait à être révélé mais il est incapable de se séparer de sa perle car ce secret a aussi quelque chose d’attachant. Il est possible de surprendre Terence tourner cette perle entre ses doigts d’un air discret. S’il se rend compte qu’il est observé, il range précipitamment la perle, rougit et fait tout son possible pour que la question ne soit jamais abordée. En vérité… l’arrière-arrière-grand-mère de Terence, Apolyte était une prostituée/exécutrice onirique. Elle est responsable de la mort de toute une génération d’homme d’une famille concurrente aussi spécialisée dans la fabrication de perles. Cette famille habite aujourd’hui encore le quartier. Apolyte aurait agi ainsi afin que les Oswald puissent prendre le contrôle du commerce de perles. Les héritiers de la famille des victimes, les Baueurs, donneraient cher pour cette information et n’hésiteraient pas à venger leurs ailleux.

Terence est quant à lui le dernier descendant de la famille, il n’a ni femme, ni enfant. Lorsqu’il mourra, la boutique ne sera plus. Car même si les perles Oswald sont toujours très prisées, la grandeur d’antan est bien loin déjà. À l’époque, l’atelier situé derrière la boutique grouillait de vie. Les sculpteurs fabriquaient des perles par milliers toute l’année et des chariots entiers partaient vers les autres villes, chargés de commandes énormes. À présent, l’atelier est inoccupé, les machines et les tables prennent la poussière (il parait qu’un fantôme raleur hante les lieux). Terence sculpte seul les nouvelles demandes et vend la fin de son stock (il lui en reste toutefois suffisamment pour plusieurs vies). Il travaille avec trois coursiers Valm, Théodrème et Aubier, de jeunes gnomes solitaires qui aiment courir les routes, à l’inverse du patron, trop vieux pour ce genre d’aventure.

Pensée du soir…

Il est 23h20, mon fils dort à côté de moi dans le divan. Ce petit diable ne veut pas encore passer ses nuits paisiblement. Vu ma propre difficulté à dormir sereinement, comment lui en vouloir ?

† Je pense souvent au rôle que j’ai a jouer dans sa vie. C’est un peu effrayant car je le vois avec sa grande sœur. C’est carrément flippant de se rendre compte à quel point ma personnalité influence ses connaissances. À 6 ans, ma fille sait plus ou moins ce qu’est le jdr. Elle sait déjà raconter des histoires. Elle invente de petits jeux. Elle utilise des expressions comme « de plus… » qui sont amusantes à entendre dans sa bouche. Elle s’est déjà endormie en écoutant Johnny Cash dans mes bras (c’était il y a longtemps). Elle aime les livres (en tout cas que je lui en lise plusieurs pages tous les soirs). Elle dessine énormément en jouant sur les perspectives, elle a déjà goûté du poulpe et de la langue de lapin. C’est ma fille et celle de personne d’autre notamment via ce genre de détails. Elle est ce qu’elle est en partie parce qu’elle grandi à mon contact. C’est une putain de responsabilité que d’avoir cet impacte sur quelqu’un. Dans mon cas, ça me rend fier autant que cela m’effraie. Bref…

† J’ai découverts un super artiste/écrivain de jdr sur Instagram. Il a écrit Woodfall que je compte acheter dès que possible. Son travail m’impressionne et me plait car il s’inscrit parfaitement dans cette nouvelle vague de création qui porte énormément d’attention au design et qui tente des pistes plus étranges et originales en terme de graphisme, de présentation et de…saveurs. J’ai envoyé mon jeu Mules 1399 aux responsables du Troll et Légende pour le présenter durant leur festival. On verra si ça passe. Je pense que je vais me refaire les trois premières saisons de Boardwalk Empire. J’ai commencé à écrire quelques paragraphes sur un lieu bien sombre : Le reliquaire de Sainte Otek. Je n’ai pas encore grand chose. Mais je vais y aller à fond sur la conception et la présentation. J’ai choisi d’utiliser un style art déco/pop pour habiller l’affaire. Il s’agit d’un lieu de culte aménagé dans un organe géant au milieu d’un marais immense. À découvrir bientôt. En attendant, voici le titre avec la font que j’ai sélectionné.

Les projets en attente

Je ne finalise pratiquement jamais rien pour tout un tas d’excuses. Les deux plus importantes étant : ma peur chronique des problèmes potentiels et le manque de temps. Ce sont de vrais problèmes auxquels je n’ai pas encore trouvé de solution. Pendant ce temps, je continue à avoir des idées et à commencer un nombre incalculable de jeux, d’histoires, de jdr,…larvaires.

En voici quelques-uns :

Moule : la micro-cité aux 47 estaminets (une ville pour le jdr)

Moule est une micro-cité à utiliser dans vos jeux de rôle. Lieu de débauche, on y boit, on y fume, on y mange et l’on y prépare ses aventures au rythme paisible d’un vieux canal. Vous le savez, tous bons scénarios commencent dans une auberge. Moule compte 47 estaminets, pourquoi ne pas y débuter votre campagne (ou y faire arrêt entre deux grosses bastons) ? Moule est une ville à boire sans modération, serez vous capable d’explorer ces 47 enseignes en préservant votre dignité ?

MST (un comics et un jdr)

MST (Mon Seigneur de la Tige) est un angelot déchu tombé sur terre en pleine époque médiévale. Flanqué d’un véritable arsenal de guerre, il compte bien imposer son bon vouloir (et son réseau de maisons closes) sur les différents quartiers de la ville.
Jeu de pouvoir, romance, action pulp et répliques couillues, MST mélange allègrement les genres. Scarface version XIII siècle, Deadwood religieux ou Boardwalk Empire à la mode « gros, gros flingues ». MST est une histoire décalée, impertinente et attachante, bourrée d’humour extrêmement grinçant.

† Le chemin de briques noires (un livre-jeu)

Un phénomène étrange a complètement remodelé les alentours de Charleroi en ce début de XX siècle. Les mines, les corons et les terrils ont été réarrangés en une sorte de venelle connue sous le nom de Chemin de briques noires. Votre personnage, Casimir Bosniec, un chasseur de monstres et pilleur de tombes à la jambe de bois, est bien décidé à découvrir ce qui s’y passe. Accompagné de sa corneille obèse, il s’en va tuer du monstre et si possible, amasser des richesses. Plongez avec lui dans l’enfer des mines du Pays Noir, rencontrez les habitants torturés du Chemin de briques noires et déjouez les plans d’une entité maléfique et rampante.

Voici maintenant le seul truc que j’ai véritablement finalisé : Splatchhhh! Voilà, j’imagine que j’ai voulu écrire ceci pour la postérité 🙂

Pensée du soir…

Ce soir, pendant que mon fils dort enfin quelques minutes, je m’amuse à essayer les balises html « area » qui permettent de rendre cliquable une zone précise dans une image…comme ceci (attention, ça ne fonctionne pas sur gsm) :

Normalement, rien ne se passe SAUF si vous cliquez pile poile sur le gros œil du personnage ci-dessus (une autre fenêtre s’ouvre et vous découvrez un abominable gnomoush dont je parlera plus tard). Ça peut sembler ballot. Sauf que ce genre de petits twists va me donner la possibilité de proposer une méthode d’exploration de contenu un peu particulièrement d’ici quelque temps. En plus, ce n’est que du html donc c’est accessible à presque n’importe qui (qui fait l’effort d’essayer de comprendre un minimum). Au passage, merci à Pascal D. pour ses pistes de recherche (sait-on jamais qu’il me lirait un jour). Par la suite, il faudra que j’essaie de faire en sorte qu’une image change en fonction de l’heure à laquelle un utilisateur affiche une page web. J’ai trouvé les explications par ici mais ça à l’air déjà vachement plus compliqué.

J’ai pratiquement terminé mon dossier pour Mules1399, le jeu que j’aimerais présenter durant le Troll et Légende. Voici un aperçu du plateau…

Je suis aussi tombé sur l‘une ou l’autre chose à découvrir absolument :

  • De l’ASMR Lovecraftien (ces vidéos chuchotées sensées vous détendre créés ici par un type déguisé en Profond).
  • Un mini jdr/fanzine crée à l’arache mais qui me donne vraiment envie. Ca s’appelle A Night at the Golden Duck, il s’agit de l’exploration d’une auberge qui renferme un véritable trésor : un canard en or. J’aime beaucoup cette manière ultra simple de réaliser un produit fini. C’est très simple mais c’est particulier et terminé. Ces gens vendent leur truc alors que moi, je n’en suis jamais qu’à essayer de terminer. Est-ce que l’ultra minimalisme (pour ne pas dire le « fait à la va-vite » serait la solution pour avancer ?
  • Un type qui s’interroge intelligemment sur la manière de distribuer ce qu’il crée.

Il n’y a pas très longtemps, quelqu’un a qualifié ce que j’écris de trop « pipi, caca, vomi, sperme ». Dans un premier temps, je l’ai assez mal pris. Puis, en y réfléchissant, j’en ai conclu que cette personne (dont j’aime beaucoup le travail et que je respecte en tant qu’entrepreneur, ne le connaissant pas sur le plan humain) avait totalement raison et que ça m’allait très bien. Evidemment, cela ne joue pas en ma faveur. Qui aurait envie de lire ce genre de truc ? Et bien, à y regarder de plus prêt, il semblerait que cette « scène » existe déjà et qu’elle attire du monde. Ça s’appelle de l’ero guro. En français, on ne trouve pas grand chose à se mettre sous la dent question explication. Mais en gros, ce sont des créations violentes, absurdes et souvent tournées vers les choses de la chaire. Du coup, ça me semble assez bien correspondre à ce « pipi,caca, vomi, sperme » dont ce professionnel du secteur a affublé l’une de mes propres créations rolistiques. Mais ce n’est pas tout. Comme j’aime parfois me prendre la tête sur des choses carrément inutile. Je me suis demandé : quel est mon style a moi exactement ? Quoi que je parlerais plutôt de « patte » que de style car du style je n’en ai pas beaucoup à l’écrit et même si je ne suis pas un mancho question illustration, ce n’est pas la gloire non plus. Mais, c’est vrai que je commence à avoir ma propre approche. Donc. Comment l’appelé. Après pas quelque temps de réflexion et de recherche en ligne, je qualifierais donc ma patte de ero guro pop belgicisé à tendance « marque blanche » OU de l’ero guro belgicisé premier prix OU de belgo-guro pop lowcost. J’imagine que quelques explications s’imposent…

  • Ero guro > pour le côté fesse, violence et absurdité.
  • Pop > pour le côté « produit », pub et répétitif de ce que je fais (quoi que Pulp serait bien aussi car il y aurait la notion de simple et populaire qui me plait).
  • Belgicisé > parce que je met toujours une sorte de détachement super froid et d’humour assez noir dans ce que j’imagine. Et je pense que c’est une approche très belge dans la lignée de films comme C’est arrivé près de chez vous ou Calvaire.
  • Lowcost/marque blanche > pour le côté « à l’arrache » (vrai ou non), un peu brute et parfois désuet de ce que j’aime faire. C’est assez bizarre car ce style fait des adeptes dans d’autres milieu (la mode notamment), il suffit de regarder des marques comme Supreme, Vetement ou Balenciaga. Mais pas encore dans l’univers du jdr ! Quoi que ont peu entrevoir des pistes chez certains. Par exemple, ceci (ou ici) que j’ai découvert aujourd’hui.

Voilà ce qui me trottait en tête ce soir…

Gnomoush

Pensées du soir…

Il est minuit quarante deux. Mon fils dort à côté de moi dans le divan. Il a un mois et fait beaucoup de coliques. J’écoute l’album Filosofem de Burzum en fond. Je viens de mettre en ligne quelques mots sur un personnage bizarre pour le jeu de rôle, j’écris un gros scénario qui devrait être publié dès que j’aurai terminé et j’essaie de boucler Mules, un jeu de plateau que je voudrais présenter durant le Troll et Légende de cette année. Quand j’ai un peu de temps je lis les aventures de l’Apprenti Épouvanteur (j’en suis au tome VII et j’ai aussi lu le quatrième tome de Lord Baltimore). Je suis toujours autant rassuré d’avoir des livres en attente à portée de main (le suivant est une édition des deux premiers volumes de la saga du Sorceleur). La semaine passée, j’ai joué à l’Auberge Sanglante  avec un ami et ma compagne (nous avons eu un peu de mal avec la prise en mains mais c’est très chouette et terriblement beau et immersif). Margot, ma fille, a inventé son premier petit jeu avec des bracelets de deux couleurs qui représentent un chemin et deux licornes qui se font la course. Je suis fier d’elle. J’ai aussi envie de m’acheter Zombicide Black Plague . Un jour, je finirai par écrire tout ce que j’ai à écrire, à publier le tout et à le proposer sur des salons et dans des boutiques obscures. Ce jour là, je pourrai être un peu satisfait de moi.

PNJ : Clotaire d’Hurmunus

Note 1 : Voici un PNJ indépendant à utiliser dans vos parties de jeux de rôle. Il n’est pas totalement terminé et il lui manque une illustration supplémentaire et une feuille de personnage que j’ai imaginé. Ça viendra sans doute mais l’essentiel est déjà là (et mieux vaut cela que rien du tout). Merci de me faire savoir ce qui lui est arrivé si vous l’utilisez.

CLOTAIRE D’HURMUNUS
Fabricant de bougies (cirier) et espion nain

Clotaire d’Hurmunus un vieux nain voûté qui porte un collier de barbe, un vague souvenir de tignasse et une redingote recouverte de coulées de cire (qui ressemble à des chiures de pigeons sur un monument ou des traces de sperme sur des braies oubliées). Des cierges collées sur son dos brûlent de jour comme de nuit. Il ne dort jamais.

« J’écoute les murmures humides des bougies. »

En public, il reste discret et paraît inoffensif. Un simple artisan en sommes, prospère mais docile et empreint d’une pieuse humilité.
En de rares occasions pourtant, il lui arrive de révéler sa véritable nature : grossier, mercantile, manipulateur et vicieux. Car Clotaire est en fait un espion usant d’une étrange forme de magie liée aux bougies. Son art lui permet de récolter des informations compromettantes pour le compte de riches clients.

Il propose ses bougies en rue, à la sauvette et s’affiche avec un vieux moule, un réchaud de misère et son air de chien battu mais ce n’est que le rôle d’un fieffé comédien ! Car il possède en fait un véritable atelier pour faire du volume et emploie des ouvrières muettes trempées qu’il lutine gaillardement à l’occasion. Au dessus de l’atelier, se trouve son bureau et son officine où il prépare lui-même ses renommées quoique très discrètes bougies enchantées.

Note 2 : Il n’est pas question ici de donner des caractéristiques précises adaptées à un système de règle particulier. C’est pourquoi, je préfère proposer des qualificatifs (merci Freyd) qui serviront de guide pour une éventuelle création de personnage chiffrée.


  • Clotaire est : très intelligent, excellent manipulateur, particulièrement sociable (même si il déteste les gens), bon commerçant, beau parleur, comédien plus que correcte, habile de ses mains, capable d’utiliser la magie des bougies, doté d’une bonne oreille.
  • Clotaire n’est pas : rapide pour se déplacer, très résistant, tolérant, humble (sauf s’il fait semblant), capable de résister à la gent féminine, bon au combat (bien qu’il sache manier la trique pour se défendre contre de petites attaques, capable de contenir son énervement dans certaines situations (présence de dames, ennui profond, alcool,..).
  • Clotaire connait : la psychologie des gens, les jeux de pouvoir, les lois du commerce, des notions de magies, beaucoup de monde, les règles de la rue, les règles de la cours, les maisons closes, les lieux de culte, le métier de cirier,…

Les bougies

Ce sont des bougies dites « jumelles ». Clotaire les appelle ses Coquines ou ses indiscrètes. Elles sont coulées autour de la même mèche imbibée d’un mélange secret (cérumen, réduction d’ovaire de chèvre et épices exotiques). Lorsque l’on dispose une bougie allumée quelque part, elle rapporte ce qu’elle entend à celui qui écoute les crépitements de sa soeur. C’est une sorte de proto-talkie-walkie magique. Clotaire ne vend jamais ses bougies. Prudent, il préfère garder le contrôle sur ses précieux ustensiles. Mais il consent par contre à louer ses services d’espion et a utiliser une dizaine de paires de bougies pour ses différents clients.

Il fait offrir, ou fait placer une des bougies dans le logis, le bureau ou l’office de celui qui doit être espionné et écoute ce que se chuchotent les bougies jumelles. Il agit toujours sous couvert d’anonymat, trouve des prétextes ou remplace discrètement des bougies existantes. Il soudoie parfois des servantes, des laquais ou des gardes (toujours indirectement) pour parvenir à ses fins.

Cérumen

L’affreux nain possède aussi un familier : Cérumen, un homoncule de cire (nerveux et braillard) qui vit avec les autres bougies sur le dessus de sa redingote.

Dans la bouche de Clotaire…

« Le tympan est l’hymen de l’âme. Déchire-le et la place est à toi.
« Chaude comme un cierge d’église. »
« J’écoute les murmures humides des bougies. » ou « J’écoute leur crépitements. ».
Teint de cire.
Vendre la mèche.
Être de mèche avec…

Clotaire mélange toujours les champs lexicaux des bougies et de la fesse (plus ou moins subtilement selon son humeur et son interlocuteur) et habille toujours ses services de folklore et de mystère pour impressionner ses clients.

Les porteurs de cierges « Lampadaires mobiles »

Il s’agit d’une guilde (dirigée par Clotaire) de types sans le sous qui portent des bougies (à la mains ou posées sur leur dos voûtés) la nuit. Ils ouvrent le chemin aux bourgeois qu’ils rencontrent en rue pour les éclairés en espérant recevoir une petites pièces. Parfois, ils attendent à la sorties des clubs ou des théâtres, d’autres s’en remettent simplement à la chance. Clotaire vend ses bougies aux porteurs et prend une part sur ce qu’ils gagnent comme dons à la guilde. L’une des ouvrières du nain volent discrètement des bougies pour les donner gratuitement aux plus pauvres des porteurs.

Lowtech, lowcost et Print-and-play

Je passe une bonne partie de ma vie sur les ordinateurs et j’aime assez bien la technologie. D’un point de vue pratique évidemment mais aussi sous différents aspects conceptuels. Par contre, j’en deviens complètement dépendant et, ça, ça me dérange. Du coup, je me dis que promouvoir un peu plus la réalité, via des jeux « à table » notamment et des rencontres en vrai, ne saurait pas être une mauvaise chose (ne serait-ce que pour conserver une once de sociabilité). D’où ce côté un brin lowtech, old school et « fait mains » de ce que je propose ici.

Ensuite…lowcost ne veut pas dire que tout est toujours gratuit mais simplement que la moindre petite chose ne coûte pas directement les yeux de la tête. J’ai envie que ce que je fasse soit accessible et que s’amuser ne soit pas un luxe. En fait, c’est parce que nous avons toujours besoin de choses extravagantes matériellement parlant que ça coûte cher. Si nous privilégiions un peu plus le côté imagination et intellect, s’amuser serait beaucoup, beaucoup moins coûteux. Je ne vends rien actuellement donc c’est vraiment du coût de fabrication final dont je parle.

Enfin, le Print-and-play consiste à imprimer directement chez soit un fichier PDF téléchargé en ligne. J’aime assez bien ce type de publication car, à mon sens, elle rassemble très bien les deux concepts énoncés plus haut. De plus, elle crée une sorte de proximité entre le créateur et le consommateur. C’est une sorte de circuit-court, peu coûteux, totalement indépendant et qui ne nécessite pas de machinerie bien lourde.