screencumshot#1

Toujours à la recherche d'une manière simple et la plus indépendante possible de toute technologie particulière de publier du contenu sans que cela me casse la nouille au bout de deux semaines. Essayons ceci...des screenshots en provenance de mon portable. À vous de chercher derrière. Direz que je me foule pas...j'fais ce que je peux !

Ruuuuuuuuuuuptuuuuuuuuure

Il y a eu un avant, il y aura surement un après.
Je ne supprime pas ce qui précède mais les choses ont changé. Moi aussi surement. Si vous avez aimé, vous aimerez sans doute encore mais rien n’est sûr. Plus bordélique mais sans doute aussi plus fourni. À voir. Y a comme un souffle de liberté qui fait du bien et dont il faut profiter. Bref. Une commande bouquin est arrivée d’Amazonie…ça va être bon !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pensée du soir…

03h28, mon fils est un peu malade. Il dort mal. Je viens de rester près de lui pendant 5 heures, ma compagne vient juste de prendre la relève. J’écris un peu pour me changer les idées. Ce blog commence à agir comme un remède. Sans doute est-il un peu moins intéressant pour vous mais il fait son effet.

Une deuxième « tempête » souffle sur la Belgique depuis quelques heures. Oh rien à voir avec les déluges tropicaux mais, pour nous, c’est déjà quelque chose. Pour moi, c’est vraiment agaçant : le bruit du vent, le bruit de la pluie battante sur le plateforme de notre toit plat (le faites jamais de toit plat).

Comme je l’ai déjà dis, je suis censé arrêter mon numéro de TVA d’ici un peu moins de deux mois maintenant. Mais avant j’aimerais réécrire un peu contre quelques sous. Je pense proposer mes services à quelques petites entreprises que je connais plus ou moins. Écrire leur newsletter contre 100 ou 200 euros. Je ne sais pas vraiment. Mais j’ai tellement écris pour rien dernièrement que j’ai besoin de rédiger pour quelque chose. De l’argent à défaut de lecteur et d’intérêt.

J’arrêt pas d’imaginer des trucs. Ce qui m’auraient lui plusieurs fois les dernières semaines se diront que je tourne en rond et me répète mais j’ai envie de travailler les newsletters. J’ai envie de gagner mes sous en envoyant des mails aux gens. Des mails intéressants avec du contenu sympa. Mais quoi ? Comme d’habitude, pleins de concepts de lancement mais aucune envie de poursuivre longtemps. Je suis un type qui imagine, pas un type qui creuse.

Pensée du soir…

23h36, tout le monde dort depuis une demi heure et je n’ai encore rien fait.

† Je me sens frustré. Frustré de ne pas trouver de solution à mes différents problèmes. Celui qui m’occupe le plus pour l’instant est : lancer une activité de petite taille mais qui tourne correctement. Pourquoi ? Pour voir ce que ça fait de réussir quelque chose que j’aurais entièrement construit moi-même. J’ai tenté l’aventure de l’activité complémentaire, sans succès. J’arrête d’ailleurs cette dernière fin mars. Mais je ne veux pas rester sur un échec et, surtout, j’ai envie de mettre en place quelque chose pour les prochains mois. Me donner des perspectives. J’aimerais trouver une formule qui me permette d’utiliser tout ce que j’ai en tête pour enfin attirer un peu de monde et récolter quelques euros.

Digression

Pourquoi ais-je envie de gagner de l’argent en plus de mon salaire d’employer ? Je me suis poser la question afin d’avoir une réponse précise à l’affaire. Car j’ai l’impression que dès lors qu’on propose un service ou un produit à la vente, les gens pense qu’on veut leur voler leur sous. N’y a t il que l’argent dans la vie et est il la seule chose que j’ai en tête ? Non, l’argent est juste une nécessité pour parvenir à mes fins. Qu’elles sont-elles ? De manière générale (et à une exception près) je ne veux pas d’argent pour moi directement et surtout pas en tant que tel. En détail, il me faut des liards pour :

  • Me faire construire un bâtiment austère tout en béton au milieu d’une forêt pour être tranquille, loin du bruit et de l’agitation.
  • Acheter des prairies et des bois pour disposer d’espace et pouvoir les offrir à mes enfants.
  • Acheter des biens à mettre en location afin d’avoir des revenus passifs (me permettant d’écrire et créer des trucs librement) et de l’argent quand je serai vieux (ceux qui croient encore au mythe de la pension sont fous).
  • Offrir à mes enfants et à ma compagne ce dont ils ont besoin et une partie de ce dont ils ont envie.
  • Constituer une réserve de sécurité.
  • Aider mes enfants à lancer leurs propres activités en temps voulu afin de leur épargner la vie de salarié.
  • Acheter et entretenir un cheval pour ma fille.
  • M’acheter des livres (c’est le truc qui est rien que pour moi).

N’est-ce pas honnête ? Peut on dire de qqn qu’il ne pense qu’à l’argent lorsque celui-ci est destiné à atteindre des buts de cette nature ? Bordel, je ne le pense pas.

Fin de la digression

† Du coup, je creuse et je me prend sans cesse la tête pour trouver quelque chose à faire. Mais je me retrouve inévitablement face à différents problèmes :

  • Fatigue
  • Paresse
  • Doute
  • Désintérêt
  • Doute + + +
  • Manque de temps
  • Manque de vision
  • Manque de méthode

Que faire ? Je m’arrête ici pour ce soir car je m’endors sur mon clavier. Je vais rejoindre Ernst Von Salomon pour quelques pages de son excellents « Les réprouvés ». Demain, je devrais causer de feuilleton radiophonique, de liens d’affiliation, de texte très court, d’un défis 7 X 1000 mots.

Pensée du soir…

Il est 23h52, je devrais dormir avant que mon fils se réveille mais j’ai envie de poser par écrit une idée qui me trotte en tête.

† Je viens de passer presque deux heures sur Amazon à essayer de dénicher quelques nouveaux livres pour ma fille (j’y ai aussi cramé deux heures de sommeil hier). J’ai enfin trouvé mais ça a été assez difficile. j’ai continué en zieutant l’un ou l’autre titre pour moi. Mais je n’ai pas réussis à me décider car il y en avait de trop qui me donnaient envie et je n’ai pas la possibilité de faire exploser ma visa pour l’instant. Bref.

† J’adore dénicher des bouquins un brin obscurs… et j’ai toujours voulu être libraire. Problème, il faut déjà vendre des tonnes de livres pour gagner sa vie. Un vieux bouquiniste avec qui je causais un jour m’avoua qu’il est impossible, selon lui, pour un jeune aujourd’hui d’ouvrir une librairie classique (financièrement parlant). Ceux qui le veulent pourront cracher sur Amazon et autres grosses boutiques en ligne disant que c’est de leur faute. Moi j’adore Amazon. Pourquoi ? Parce qu’il y a toujours tout ce que je cherche (et bien plus encore) et que ses algorithmes de recommandation sont vachement efficaces. Je ne suis même pas sûre que les librairies soient si moribondes que ça. Les mauvaises meurent sans doute mais il y en a encore qui survivent (Molière à Charleroi par exemple). Mais ce n’est pas le genre d’endroit qui m’excite beaucoup personnellement. Le seul intérêt que j’y vois c’est de pouvoir me procurer rapidement un livre grand public dont j’ai envie, des mangas et des livres d’histoire notamment (comme je suis radin, je prend les livraisons gratuites d’Amazon et il faut quand même quelques jours, Charleroi par contre est à quelques minutes en voiture de chez moi).

Je fantasme plutôt sur des micro-librairies spécialisées (intenable du point de vue business pour le gérant). Ces micro-librairies ne seraient pas spécialisées du point de vue des thématiques qu’elles proposeraient mais de la personnalité et des goûts du tenancier. Je m’explique en prenant mon cas. Dans ma micro-librairie, vous pourriez trouver tous les bouquins de Harry Crews et d’autres romans ultra noirs américains. Il y aurait aussi des livres complètements bizarres, des pavés (j’aime bien les très gros livres où l’on peut se perdre), deux ou trois séries de mangas, l’intégral de Chesterton, un rayon éphémère sur la boxe, plus quelques livres de cuisine en lien avec les titres précédents. Point barre. Chez mon voisin, vous trouveriez tout autre chose mais, là aussi, sélectionné avec attention et pour des raisons bien particulières.

Serait-ce possible ? Je ne le pense pas. Comme je l’ai dit, une pareille boutique ne tournerait sans doute jamais assez que pour en vivre. Par contre en se laissant un peu aller à la fiction, on pourrait imaginer :

  • Qu’un libraire reçoive des subsides de l’état à chaque fois qu’il vend un bouquin qui n’est pas grand public (une prime pour incitation à la culture).
  • Inventer, grâce à la réalité augmentée, un manière pour n’importe qui de créer une librairie virtuelle mais que l’on peut réellement visiter de chez soi (causer avec le vendeur, sentir le poids des livres, les odeurs,…). Ses boutiques seraient connectées à Amazon (par exemple) et fonctionneraient avec un système semblable à l’affiliation.  Ainsi, je pourrais ouvrir ma librairie toutes les nuits de 23h à 2h du matin, vendre dix bouquins, gagner quelques euros en m’étant amusé et ce, sans frais de local, de stock, etc…

Ceci me donne aussi une idée d’histoire/chronique d’une librairie imaginaire et nomade avec lien… à creuser. 

† Il y a tellement de choses cool à faire, tester et mettre en place, s’il ne fallait pas bêtement gagner sa vie (ou en étant plus malin/efficace ce que je ne suis pas pour l’instant).

 

Pensée du soir…

00h55, mon fils s’est réveillé il y a un quart d’heure. Je l’ai repris près de moi, il vient donc de se rendormir.

Comment lancer quelque chose ou se mettre sérieusement et efficacement sur un projet lorsque tu n’as pas 2 heures de paix consécutives, même la nuit ? Pas évident hein. Bon pour ceux qui veulent de la fantasy, des jeux ou de la littérature, sautez ce poste, il n’en sera pas question (sauf indirectement).

J’ai envie d’écrire pour l’instant. Car quand j’écris, je fais quelque chose qui reste et qui est pour moi (même s’il ne me rapporte rien et n’est pas lu). Je crée de la matière.

J’arrête mon activité complémentaire le trimestre prochain. D’une part parce que je n’ai pas le temps de m’y mettre et, d’autre part, car je n’ai plus envie de faire ça en plus de mon boulot de jour où je fais exactement le même. Mais, il faut que je lance un autre projet. Un truc qui m’anime vraiment et qui a des chances de réussir.

Idéalement, je voudrais créer des jeux, écrire des histoires bizarre et faire des dessins crados mais ça ne me nourrira jamais. Hors, j’ai l’envie, très puissante, de travailler à mon propre compte et de chez moi. Ainsi, il faut absolument que je trouve une idée qui s’approche le plus possible de la création (avec des libertés vers la fesse, l’étrange, la fantasy) mais qui soit accessible aux plus grand nombre de gens possible et qui soit réalisable malgré le peu de temps dont je dispose pour m’y mettre. Tenant compte de tous ces paramètres, je me demande si je ne vais pas, dans un premier temps, partir sur un système d’histoires grand publique par mail, à la manière d’un feuilleton. Techniquement, je suis capable de tout mettre en place et, en me forçant un max, je dois pouvoir gérer l’aspect promotion (cette partie me met les nerfs au plus haut point mais je ne suis pas suffisamment riche que pour la faire sous-traiter). Le vrai problème va être de trouver un thème qui va suffisamment m’animer (et sur une période assez longue) que pour pouvoir créer un contenu suffisamment long ET qui soit adapter aux goûts d’une chiée de gens.

Je sais que c’est un peu naze comme point de vue et que je devrais « créer ce que je veux même si c’est pour trois personne ». Mais il y a un moment où l’on a envie de réussir. Moi, j’ai envie d’être lu par plus d’une dizaine de personnes et j’ai envie que cela me paie d’ici quelque temps. Putain qu’est-ce que j’ai envie de bosser depuis la maison et de sortir du texte !

Pour en revenir aux listes de diffusion (la succession de mails), un autre point difficile, outre que je me lasse extrêmement vite de tout, c’est que j’ai des goûts changeant, multiples et éclectiques. Pour ces gens qui ont se qu’on appelle un otaku, ce doit être plutôt simple. Il ne pense et ne s’intéresse qu’à une chose et peuvent en parler sans arrêt pendant des mois, voir des années. Il est dès lors assez facile (il me semble), d’alimenter une communauté de lecteur pendant longtemps. C’est aussi plus facile de toucher des gens qui pourraient potentiellement s’intéresser à un travail x, puisqu’il est clairement défini. À l’inverse, imaginez ce que serait une newsletter tenue par mes soins si je faisais ça d’une manière naturelle. Le sujet serait différents tous les trois mails, la fréquences improbables et la proposition longue de 4 pages, passant du coq à l’âne. Qui s’y retrouverai là-dedans et me prendrait au sérieux ?

J’y réfléchi…

Pensée du soir…

Il est 00h10, mon fils dort à moitié à côté de moi dans le canapé après s’être réveillé trois fois. J’vous dit pas la merde pour essayer de bosser. C’est carrément impossible. J’ai l’esprit embrouillé et l’impression d’avoir plein de soucis. Des broutilles sans doute mais dont je fais des montagnes. J’écris peu et pas très bien. Du coup, les quelques minutes que je grappille, je les utilise pour faire des choses pas bien importantes mais faciles à faire.

Aujourd’hui, j’ai remis de l’ordre sur mon profil Wattpad avec dans l’idée d’y republier l’un ou l’autre chose à l’occasion pour essayer d’être lu. J’ai refais des covers rapides pour donner un peu de cohérence à l’ensemble et j’ai rajouté un texte (La misère du Pachyderme). Ce ne sont pas des choses nouvelles (loin de là) mais je suis content de l’avoir fait. Voici…



Voici aussi deux sites sur lesquels je suis tombés et que je mets ici pour ceux que ça pourrait intéresser. Freelists permet d’envoyer des newsletters de manière simple (semble-t-il) et Dokuwiki permet de créer un système de bases de connaissance bien rangé. J’aime bien l’aspect austère et un brin vieillot des deux (c’est rassurant et rafraîchissant). J’ai une vague idée de ce que je voudrais en faire mais il faut encore que je creuse.

Les livres de Margot #1

Ça fait longtemps que je voulais tenir une sorte de journal des lectures que je fais à ma fille (elle a 7 ans lorsque j’écris ces lignes). Depuis qu’elle est petite, je lui lis quelques pages d’un livre tous les soirs. Autant dire que nous en avons déjà dévoré quelques-uns. Il y a du bon et du moins bon dans nos séances mais je n’ai gardé que le meilleur (faut se remettre à jour) et je pense que cette liste sortira un peu de l’ordinaire (mes goûts se mélangeant à ceux de mon bouchon). J’espère que ça vous donnera des idées… À terme, j’aimerais que Margot donne aussi son avis (idem pour Ernest le moment venu), on verra. En attendant, c’est parti pour 5 premiers bouquins !

Note : pour éviter de réécrire deux fois la même chose, j’utilise une fonctionnalité de Goodreads qui permet de reposter une review directement sur son blog via un bout de code. 

Lutin veilleLutin veille by Astrid Lindgren
My rating: 5 of 5 stars

Lutin veille est un des meilleurs livres pour enfants que j’ai lu jusqu’à maintenant. L’écriture est belle au possible, ça sonne drôlement bien quand on le lit à haute voix. L’histoire est attendrissante, rassurante et poétique tandis que les dessins donnent une ambiance incroyable. On ressent carrément le froid des extérieurs du Grand Nord autant que la chaleur qui émane du foyer. Lutin veille est un de ses livres qu’on devrait distribuer à la pelle dans les écoles. C’est beau, c’est « sain » et, je pense, à la fois intemporel et porteur de valeurs importantes (le fait de veiller sur les autres, de « faire le boulot » malgré des conditions difficiles, la proximité avec la nature et les animaux, de garder espoir tout en profitant de l’instant,…). Margot l’adore et, tout un temps (elle devait avoir 4 ou 5 ans), elle en répétait des passages complets.

Mon Ami Le ZombieMon Ami Le Zombie by Vincent Malone
My rating: 4 of 5 stars

Celui-ci fait sans doute partie des livres pour enfants qui plaisent avant tout aux parents ! Le graphisme est top et le format paysage donne une vraie dynamique au récit (à la foi contemplatif et…mouvant). J’ai attendu qu’elle ai 6 ans pour le lire à Margot car c’est assez trash (les animaux zombies, le p’tit gars déprimé tout ça tout ça,…) mais, à présent, ça semble l’amuser (Harry Potter et l’horrible Voldemort étant passé par là).

GrododoGrododo by Michaël Escoffier
My rating: 5 of 5 stars

Nous avons lu et relu Grododo tant il plait à ma fille autant qu’à moi. Les dessins sont super beaux avec une palette de couleurs assez originale pour un livre d’enfant. Il y a une sorte de répétition avec des variantes dans le récit qui agissent comme une chanson et des « bruitages » avec lesquels on ne manque pas de rigoler. Le perso est hilarant et, détestant moi même le bruit (dont il est question ici), on ne comprend que trop bien son exaspération. César est un râleur câlin qu’il vaut mieux ne pas embêter. Top !

Le Croque-PirateLe Croque-Pirate by Jonny Duddle
My rating: 4 of 5 stars

Des tentacules pour les enfants ! À ne pas rater donc (alerte aux fans de Cthulhu, si il y a des tentacules, tu ne réfléchis pas, tu achètes et tu lis :)). Le Croque-pirate, c’est l’histoire d’une bande de matelots pas bien futés aux prises avec un créature « poulpique » plutôt rusée. Les dessins sont sympathiques et (attention mini-spoil possible) l’on peut s’amuser à repérer un tentacule à chaque page. La typo manque parfois de lisibilité si on lit dans un lieu peut éclairé. Nous avons croqué cette drôle d’aventure quand Margot avait 5 ans.

La petite maison dans la prairie : Coffret en 3 volumes : La petite maison dans la prairie ; Au bord du ruisseau ; Sur les rives du lacLa petite maison dans la prairie : Coffret en 3 volumes : La petite maison dans la prairie ; Au bord du ruisseau ; Sur les rives du lac by Laura Ingalls Wilder
My rating: 5 of 5 stars

Ce doit être LA série préférée de ma fillette (7 ans) jusqu’à maintenant. Nous avons lu les 6 premiers livres de La petite maison dans la prairie (l’éditeur n’ayant pas eut la bonne idée de rééditer les deux derniers) et Margot ne s’est jamais lassée. Elle m’a même demandé de recommencer au premier. Je pense que les chevaux et les 4 petites filles n’y sont pas étrangers.

En gros, ça raconte l’histoire d’une famille pauvre (du point de vue matériel uniquement) qui vit en quasi autarcie dans l’ouest américain. C’est parfois rude mais c’est emprunt d’une morale et d’une bienveillance qui font terriblement défaut aujourd’hui. Je trouve que ça fait du bien de temps en temps de lire un récit simple, terre-à-terre qui parle de la vie à la campagne avec ses bons et ses moins bon aspects. Laura Ingalls ne nous épargne rien (j’ai d’ailleurs sauté quelques passages un peu « dures » pendant ma lecture) mais raconte avec simplicité les petites choses qui font son quotidien : les ballades, les tâches de la maison, l’école, les jeux, les rapports avec sa famille et les autres enfants, etc… On la suit tandis qu’elle grandit, ses préoccupations évoluent donc avec elle. J’imagine que Margot pourra les relire seule plus tard et y apprécier d’autres choses.

À l’heure de l’hyper connectivité, du « tout tout de suite et à n’importe quel prix », de la modernité dévorante et de l’égoïsme généralisé, c’est vraiment une bonne série de livres à lire à vos bambins. Voir mes autres critiques

Voilà pour cette fois !

Pensée du soir…

22h25, tout le monde dort.

† Je suis en train de lire Les réprouvés d’Ernst Von Salomon. Le livre raconte les batailles menées par un groupe de guerriers qui refusent la défaite allemande de 14-18. L’écriture est très directe et l’on est bien plongé dans l’action. J’en suis au tier du livre où le narrateur commence à comprendre que quoi qu’il fasse, il va se prendre une belle branlée. Curieux de lire la suite. En parallèle je m’offre des passages du Courtier en Tabac. C’est superbement écrit, c’est long (je suis dessus depuis plus d’un an) et immersif et les rebondissements n’arrêtent pas.

† J’ai reçu des cadeaux plutôt cool pour les fêtes :

† J’ai un gros travail d’écriture que je pensais avoir presque terminé à revoir de manière importante. Je dois m’y mettre sous peu. En attendant, je suis sur un prototype de combat entre deux armées de pigeons dotés de compétences particulières. C’est un petit jeux simple et très rapide. Comme pour Caisses à Charbon (que j’ai adapté suis aux retours reçus mais que je n’ai pas encore pu faire retester), je vais devoir trouver des gens pour y jouer. Dès que je récupère un portable qui me permet de faire et publier des photos rapidement, j’en dirai plus.

† Enfin je suis tombé sur deux jeux qui ont l’air top : Une chasse aux rats et les aventures d’une poignée de dames formant une bibliothèque itinérante dans les Appalaches de années 30.

Pensée du soir…

Il est 22h46 et tout le monde dort depuis 30 bonnes minutes. C’est rare de pouvoir écrire aussi tôt !

† La semaine passée, ma compagne et moi sommes allés à une soirée jeux de société organisée dans notre village. J’y ai présenté mon prototype de Caisses à charbon et suis revenu avec des remarques et idées de développement intéressantes. Après quelques jours de flou, je m’y suis remis. Au contraire de Mules, pour lequel j’ai complètement calé après avoir eu du feedback. Ce qui me pose problème c’est de simplifier les choses. J’ai à la fois peur de perdre en immersion mais aussi en originalité. D’un autre côté, ce doit être important de proposer des choses compréhensibles et « envisageables » par le plus grand nombre. Par là, j’entends que perso j’aime bien chipoter, inventer plein de règles, de cas particuliers. Graphiquement aussi, j’aime les choses très austères, à la fois minimalistes mais aussi, parfois, bordéliques (en un sens). Et ce n’est clairement pas l’approche dominante. D’où cet exercice compliqué mais intéressant de basculer doucement vers une version plus « classique » de ce que je fait. MAIS. Pas entièrement… car si, effectivement, je dois encore affiner mon style et ma manière d’expliquer, donner à voir/comprendre les choses, je crois que c’est très important de garder ce qui fait ma « patte ». Du coup, j’ai décidé de faire deux versiosn de Caisses à charbon. Une première pour laquelle je suis les remarques que l’on m’a faites et je simplifie un maximum. Et une deuxième, beaucoup plus complexe, tordue et « demandeuse de temps ».

Une des remarques principales qui est ressortie de ce premier test est que la constitution des équipages au hasard donne des résultats vraiment trop déséquilibrés. Les testeurs proposaient de faire des cartes « équipe » toute prêtes. C’est ce que j’ai fait. J’en ai aussi profité pour revoir les différents jets de compétences à faire et la manière dont les caractéristiques s’articulent entre elles et s’influencent les unes les autres. Voici ce que ça donne.

Il est maintenant 22h57, mon fils recommençant à faire le zouave, je m’en tiens là pour l’instant…

Reprise…23h08.

† J’ai de gros problèmes de productivité. Entre la masse d’idées et de projets que j’ai en tête, l’écart se creusent. En voici les raisons :

  • Le manque de temps (entre le travail, les travaux et la vie de famille).
  • La fatigue (je ne dors pas beaucoup et assez mal. Le stress qui s’y ajoute n’aide pas ni les enfants en bas âge (Margot a 7 ans, avec elle, ça commence à aller mais Ernest n’a que 11 mois et la nuit, il se transforme en véritable démon niveau 80)).
  • Trop de lenteur dans la prise de décision (je travaille sur quel projet ce soir ?).
  • Manque d’un espace de travail (j’écris, dessine, etc… depuis mon canapé).
  • Manque d’ordre (j’ai des fichiers sur ce PC, d’autres sur un deuxième PC, des feuilles à gauche, des croquis à droite (dans des fardes)).
  • Manque de discipline (je saute d’une idée à l’autre et me lasse très très vite).

Je pense que tant que je n’aurai pas remédié à tout ça, je n’avancerai pas vraiment. J’ai aussi besoin d’un nouveau GSM pour prendre des photos et faire des vidéos qui expliquent la mécanique de mes jeux et de faire remettre mon PC à jour (il est d’une lenteur infernale).

 Ça fait un an que je travaille au même endroit, j’ai en théorie une activité complémentaire dans le même secteur mais je ne fais plus rien de ce côté là depuis plusieurs mois (par contre je continue à payer l’onss). Donc, je dois mettre un terme à ce statut d’indépendant complémentaire (plus du tout envie de faire ça après journée alors que je le fais déjà 8h/jour). Mais il faut aussi et absolument que je me lance dans autre chose (pour la motivation). Parfois, j’envisage de me concentrer sur la création justement (jeux, jdr, livres) ou d’ouvrir une boutique (jeux/comics) dans mon village en horaires décalés. En gros, on trouve de quoi lire et jouer quand tous les autres commerces sont fermés. Mais j’ai vraiment peur 1. de donner encore énormément d’énergie pour rien. 2. De décevoir une nouvelle fois ceux qui compte pour moi. 3. De perdre mes illusions (ça parait couillon mais lorsque comme moi, on vit beaucoup dans sa tête, la partie fantasmée de la vie future acquière beaucoup beaucoup de valeur et sert en grande partie de calmant/garde-fou).

 En lien avec le point précédent, je m’interroge aussi souvent sur l’éventuelle ligne éditoriale d’une hypothétique maison d’édition. Si j’y vais à fond, cela donnerait des productions sobres, vastes, variées, austères, complexes, tentaculaires, en noir et blanc, pour adultes et lowcost.

Aujourd’hui, on mise beaucoup trop sur le graphisme. On peut vendre du vent s’il est joliment emballé. Devant combien de jeux/livres/bds ne me suis-je pas émerveillé (visuellement) pour les trouver bien maigres et simplets à la lecture ? Des dizaines. À l’opposé, il y a les jeux types GMT qui, si l’aspect visuel n’est pas toujours de notre époque (et bien que personnellement je les trouve envoûtants justement de par cet aspect désuet/sobre), ils n’ont pas peur de mettre la dose côté texte, matériel, etc…

J’aimerais faire un peu la même chose mais avec encore plus de place pour la narration. Je voudrais m’en tenir à ce style graphique noir et simple qui ne me prend pas trop de temps à faire. Je ne pense d’ailleurs pas que les choses ultra détaillées aident à s’immerger dans un univers. Au contraire, je pense qu’un peu de flou, d’ombre, de suggestion par omission permet à l’autre de s’approprier plus facilement les concepts en y collant ses propres goûts. je continuerai à développer ce point une autre fois, ça me semble intéressant. Je proposerais différents niveaux de jeu, produit simplement et proposer dans des sacs zippés (du jeu de qualité (contenu), solide mais sans chichi, l’important c’est ce que ça stimule dans la tête de l’autre). A-t-on besoin de 10000 règles, a-t-on besoin d’une carte full couleur et d’un verni sélectif sur une cover ? Je ne pense pas. Par contre, on a pas tous envie (ou les moyens de claquer 120€ pour un beau jeu léché).

C’est tout pour ce soir…

Pensée du soir…

Il est 3h18 mon putain d’orteil m’empêche de dormir, du coup, j’écris un peu…

† J’ai fais lire ma proposition de « programme bêta-testeurs » à deux personnes qui ont joué le jeu et rempli mon questionnaire. Je leur ai donc créé leurs avatars.

Ce système est amusant. Je pense que je vais pousser le vice jusqu’à faire de fausses affiches de recrutement (type propagande). Par la même occasion, j’ai commencé à imaginer des PNJ pour peupler le Vit de Fer. En voici deux : une géographe et un musicologue. Je me rends compte que la nénette fait un peu trop manga, m’enfin…

† Je suis en train de lire les règles de Nothing Gained But Glory, ce n’est pas évident à saisir mais ça donne envie de se lancer.

Pensée du soir…

00h41, tout le monde dort. Je suis complètement épuisé car le petit se réveille très souvent de la nuit. J’avance donc doucement sur les différents projets qui m’occupent.

† J’ai publié la version bêta de Caisses à charbon sur mon compte facebook mais personne n’a réagi. Je me rend compte que je m’isole de plus en plus. Étant donné que je dois tester un minimum les petits jeux que j’imagine, j’ai lancé un programme de béta-testeur afin de me constituer une mini communauté pour partager mes idées et avoir du retour sur ce que je fais. Vous pouvez aller y jeter un œil par ici. Il n’y a rien de commerciale, le but est vraiment d’échanger.

† J’ai presque terminé une version test (aussi) de FISHtre, un jeu de pêche contemplatif dans l’univers de Cortez ** *****. Voici le premier visuel. Je peaufines les règles et termine la mise en page puis l’enverrai à ceux qui seront intéressé.

† Je dois encore développer un autre mini-jeu qui traite des mouches. Ensuite, je passerai à une phase de tests général pour ce que j’ai sous la main avant de compléter l’ensemble, tout en commençant l’écriture détaillées de Cortez ** ***. Il faut aussi que j’imagine ou trouve un système de règles pour bataille navale. Je voulais acheter un exemplaire de IRON & OAK mais les prix sont affolants sur Amazon et les frais de ports hallucinants chez l’éditeur.

C’est tout pour l’instant…

Pensée du soir…

Il 23h34, tout le monde dort. J’ai normalement un peu le temps d’écrire avant que le petit ne se réveille pour prendre son biberon.

Avant tout, je voudrais remercier les quelques personnes qui m’ont envoyé des messages bien sympathiques concernant Moule et ce blog suite à la parution d’un article sur Le FIXdi6dent (merci à eux aussi). C’est très agréable de se savoir lu et de lire que son travail est apprécié.

† J’ai terminé à 99% un gros travail d’écriture sur une sorte de campagne d’horreur contemporaine pour une maison d’édition française. Il me reste un peu de correction et une bonne grosse relecture. Ensuite, ma partie sera prête. Hâte de voir le résultat.

Ma fille et moi sommes en train de lire un bouquin carrément magique : La cité des livres qui rêvent. C’est l’histoire d’un dragon écrivain à qui son parrain à légué une sorte de texte qui l’emmène à Bouquinbourg. Là, des centaines de librairies attendent les passionnés de littérature. Sous terre, un énorme labyrinthe abrite des livres interdits que s’arrachent des fous, chasseurs de livres. C’est terriblement bien écrit, intelligent et bourré d’histoires dans l’histoire, de méta-récits, de dessins incroyables et d’idées complètement originales. Je ne sais pas si c’est le contenu lui même qui la berce ou la mélodie qui se dégage des mots mais ma fillette ne tient pas plus de 5 à 10 minutes avant de sombrer dans le sommeil lorsque je me mets à lui lire quelques pages (à moins qu’elle ne trouve ça vraiment chiant et préfère ne pas me le dire 🙂 mais je ne pense pas).

Côté écriture, illus’ et créations, j’ai terminé plusieurs deux choses. Un récit Halloween pour enfant : Graisse et tentacules, une histoire du ♥craft Club qui raconte l’histoire des trois fillettes chevauchant des Sombres Rejetons de Shub-Niggurath pour lutter contre l’ignoble patron d’une chaîne de fast-food. Et la version bêta de Caisses à Charbon, un jeu de courses de chariots à vapeur dans l’univers de CORTEZ ** ****.  Je cherche d’ailleurs des testeurs pour ce dernier projet.

J’ai aussi pris des notes pour un jeu de pêche dans le même setting. Un truc contemplatif qui peut se jouer en partie sur un fond d’écran. À venir…

Je suis aussi en train d’essayer de mettre par écrit les grandes lignes de ce qui pourrait un jour devenir une ligne éditoriale concernant mon « travail » de création. Entre autre, il y est question de design un brin austère, de bizarrerie assumée, de Print-and-play, de mode solo, de contenu dense, labyrinthique et tentaculaires et d’ero guro pop belgicisé lowcost. Je n’y suis pas encore mais ça avance. J’aime en fait de voir que les choses commencent à prendre du sens et qu’une sorte de grand courant émerge doucement de mon bordel imaginaire.

† J’ai très envie de m’acheter Rangers of Shadow Deep et Raiders of the Deep.

voilà pour l’instant…

Pensée du soir…

Les petits dorment et ma compagne coud à côté de moi. Enfin au calme. Pour l’instant, une demi-heure de tranquillité relève du luxe !

† Je pense souscrire à un nouveau Kickstarter : Seekers Beyond The Shroud. Il s’agit d’un livre d’aventure solo plutôt sombre. C’est en anglais malheureusement. Ce n’est pas que je ne le comprends pas mais ça gène encore ma lecture, surtout pour du roman (ou apparenté). Et c’est du contemporain, ce qui n’est à priori pas ma tasse de thé. Mais j’ai vraiment envie de voir comment c’est construit puis le graphisme me plait. À voir donc…

† Je croix avoir trouvé une bonne méthode pour les combats dans mes différents jeux. Utiliser le système de Battleground fantasy warfare ou faire des pions papiers de tous les personnages. Je pense vraiment que ça me fera gagner du temps. Puis, j’ai toujours aimé les jeux de bataille. Et enfin, ça me permettra de créer des personnages et des bandes sans me prendre la tête (juste un concept, une illu’ et des caract’.

† J’ai aussi fait quelques dessins pour ce qui ne devait être qu’une entrée dans mon livre des idées avortées. J’en dirai plus bientôt…

† Plus des croquis, dont une partie est déjà mise au propre pour un jeu de Bluespunk.

Enfin, Annelyse m’a offert Sub Terra. J’ai lu La voie du tablier et suis sur Les indes noires.

Pensée du soir…

Il est 22h59 tout le monde dort à la maison.

† Je viens de mettre en ligne une nouvelle page « Le livre des idées avortées« . C’est là que je vais mettre tout ce qui déborde question concept. J’écrirai ça rapidement, au fur et à mesure, en mettant le plus de liens et de références possible.

† Depuis quelques temps, j’ai envie de travailler sur un jeu de pirates à l’époque des charbonnage avec un côté Pimp My Ride. J’ai posté un proto-pitch dans un groupe d’auteurs de jdr, ça a été un flop d’incompréhension (à une exception près). Il faut donc que je revois la manière dont je présente mes idées. Mais pour l’heure, voici une partie de ce que j’ai déjà écrit. Attention…c’est « râpeux »…

*

CORTEZ ** *****
Piraterie au temps des charbonnages

Quand Germinal rencontre l’île au trésor et l’Agence-Tous-risque en version NSFW !

Avertissement

Cortez n’a d’autre prétention que de fournir un cadre particulier à un jeu de pirate. Il ne se compare en rien à une mastodonte de connaissance tel Pavillon Noir et n’est en rien un jeu historique. Les libertés prises avec la réalité, la cohérence et le reste sont aussi grosses que la bêtise humaine. Ne cherchez donc pas en ces lignes de vérités sur la piraterie, ni plus sur la navigation, ni même sur le vrai Charleroi. Ceci n’est que fables et fariboles avec un arrière goût de poiscaille et de gin à deux sous.

Présentation

CORTEZ ** ***** est un setting pour le jeu de rôle. Les joueurs y incarnent des pirates luttant pour leur survie dans un dédal de canaux infestés de monstres géants tout en essayant de prendre le contrôle du fameux CHAPELET NOIR, l’archipel trois fois maudit situé au centre de SAMBRE, le fleuve spirale.

Entretenez et tunez votre bateaux, coulez (capturez) celui de vos adversaires, tuez des monstres et explorer les recoins cachés des canaux vaseux, établissez des commerces, marchandez, volez, extorquez. Si vous ne prenez pas le dessus sur les autres, vous finirez la panse ouverte ficelé comme une morue à l’ancre d’une péniche ou au fond du gosier puant d’un silure titanesque.

Sambre, le fleuve spirale

Sambre est un fleuve épais, lent et huileux qui s’écoule en une longue spirale paresseuse. Sept fois qu’il s’enroule Sambre, à travers une campagne miséreuse piquée de charbonnages essoufflés et de hameaux oubliés. Des joncs fins qui tremblent sous le vent recouvrent ses berges fatiguées tandis que des nénuphars racornis aux teintes pisseuses abritent à une faune rachitique et apeurée.

Sambre la noire, parfois mâle, parfois femelle infestée de poissons cauchemardesques. Une poiscaille impie, léviathans aveugles, qui chasse et baise dans ses eaux troubles. Surgissant de la vase, les monstres bouffent du batelier, ne recrachant que le fer des armes et les cris d’horreur poussés par des gorges béantes. On les chasses, les bêtes. Pour la gloriole ou juste pour ne pas crever. Rarement on les manges car elles puent la vase et la fumée des rafiots à vapeur. Il arrive qu’elle gisent aussi, à moitié dévorées par leurs semblables, toquant contre les lourdes portes de fer qui ferment les écluses rouillées.

Et il y en a des écluses ! Elles dissimulent, coquines, des canaux qui creusent des raccourcis irréguliers et peu sûres de boucles en boucles, pourfendant le cours du fleuve de chemins de traverses empruntés seulement par les plus hardis au sang échauffé.

Il est long, Sambre, et mal famé. Hanté par des pirates de tous bords. Ce sont d’anciens mineurs jetés là par la fermeture des charbonnages moribonds ou encore des vagabonds, des types qui ont tout perdus, des criminels, des ivrognes violents et cruels qui cherchent à fuir l’ennui ou à tâter la fortune. Elle est mooooche la populace de Sambre !

De ci, de là, des ports minuscules fendent les rives et écartent les cuisses pour accueillir ces butors de kermess. On y trouve du charbon, du gin, toujours des restes de filles et parfois des pièces détachées ou de la tôle pas trop froissée.

Et il en faut des pièces pour les rafiots. Pas de chaloupes policées ni de trois-mâts briqués de frais par ici. Ce n’est que péniches séniles, remorqueurs fatigués et bateaux de pêches reconvertis en sabordeurs. Une flottille déguenillée, un cancéreux de fer à la dérive qui crache une épaisse fumée noire peinant à décoller dans le ciel toujours gris. Les gars du fleuve font ce qu’ils peuvent pour ne pas prendre l’eau et rafistolent leurs embarcations avec les moyens du bord. On investit dans du blindage, dans un harpon supplémentaire. On achète une cargaison de charbon pour remplir la cale et voguer encore quelques temps. On amasse jalousement un arsenal pour ne pas finir au fond de Sambre, coulé par une bande adverses ou déchiqueté par un monstre. Car les risques et les combats sont nombreux, les pillages, les abordages monnaie courante. On tue, on éventre, on égorge et ont fait mal avec des armes qui n’en sont pas vraiment. Pioches, haches de mineurs, couteaux, piques, fourches. Sur Sambre, on tue comme on est…minablement.

Et tout ça pourquoi ? Pour cinq îles de mauvaises vies qui forment un archipel trois fois maudit au bout du fleuve. Le Chapelet Noir, source de vicieux fantasmes et de rêves fiévreux qui poissent les draps rongés de vermines dans les cales puants la sueur et les relents de chaudières.

Mais qui veille sur ce foutoir ? Personne. Hormis, une poignée de dieux invoqués à tour de bras par 1000 bouches édentées qui ne les méritent pas. Un panthéon misérable, de 5 couillons que l’on craint autant qu’on ne les aime et inconnu partout ailleurs. [Sainte-Sambre] règne sur cette cours divine. Matrone entre deux âges, bouille à baise aux courbes généreuses, elle est souvent représentée, croquées ou sculptée, sous les traits d’une sirène à la lourde poitrine et à la longue chevelure trempée, armée de deux harpons. On la prie pour tout et pour n’importe quoi et on lui dresse des autels à la surface de l’eau. Tout près, tout près des flots afin que de pouvoir lui chuchoter des crasses à l’oreille. Il y a aussi [Le noyé]. Un gamin débil, farceur d’un temps qui tomba un jour à l’eau pour ne jamais revenir. Allez savoir pourquoi, il monta au ciel avec les autres couillons et on se tourne à présent vers lui quand on cherche quelque chose. Le noyé serait le dieux des chasseurs de trésor s’il y avait des trésors sur Sambre. Puis, il y a [La Fausse Borgne], une vieille bougresse tordue. Elle est invoquée par les mourants et ceux qui s’apprêtent pour le combat. Il ne faut pas oublier [La Lavandière], jeune étourdie penchée sur la rive, décolleté béant qui frétille tel un appât, tentant le marin pour le ramener à terre. On ne parle pas de l’offrande qu’on lui verse mais tout batelier solitaire sait de quoi il s’agit. Et enfin, il y a l'[Éclusier]. Il est connu sous les traits d’un vieillard barbu confit dans le gin et fumant la pipe, une bouteille à la main. Il est le dieu de l’ivresse, de la fête et de tout ce qui est hasardeux. Les pirates lui versent les fonds de verres en guise d’offrande ou récitent son nom lorsqu’ils curent leur pipe par dessus le bastingage.

Voilà Sambre, sans pudeur et sans fard. Une lieu parmi d’autres, ni plus, ni moins sauf pour ceux qui tentent d’y survivre.

*

Qu’en pensez-vous ?

Je suis en train d’écouter Earl SweatshirtJe et, si vous ne connaissez pas, vous devriez essayer !

 

Pensée du soir…

Il est 23h05. Mes enfants et ma compagne dorment.

Je viens de remettre de l’ordre dans mes notes. Cela consiste en fait à trier tous les papiers sur lesquels j’ai griffonné depuis quelques semaines, les regrouper par concept puis les ranger dans l’une de mes deux fardes (dans une pochette utilisée si les notes viennent compléter une idée existante, dans une nouvelle pochette dans le cas contraire). Et c’est déprimant. J’ai aussi fait une sorte d’inventaire ou de listing de tout ce que contiennent ces deux fardes. Il y a 70 concepts tout juste.

Farde 1 :

01. Mook fiction
02. Bam*****
03. La chasse aux truffes
04. Dough
05. Amsterdamer + MylittleGriot
06. La librairie du marécage
07. Pentagruel
08. Rame tentaculaire
09. Western X DragonBallZ
10. App’ de contes
11. Plantation et grabataires
12. Saato
13. Mr. Bouquin
14. Archiver son imaginaire
15. Commerce de boite de conserve ++
16. Tu dépasses les bornes
17. Baleinier
18. Camargue
19. Caton, l’ours stoic
20. Le saule de réglisse
21. Otto10
22. MST
23. Taches dans des toiles
24. Ghost Whore
25. Les gardiens de sapins
26. Les tutos de l’oncle Otto
27. Splatchhhh!
28. Ramesh + 6000 gueux sur un terril
29. Troupeaux de nanotech
30. Moule
31. Pep******
32. Le Satcho
33. XXX + Moshe
34. Macarone & Stromboli
35. Coiffeur funk
36. US Pipes
37. Le chemin de briques noires
38. fille chauve souris
39. K7 K7 K7
40. Les pierrots (suite de cbn)
41. Rue de la petite misère
42. Jeu de plateforme
43. Moulins pré-SS
44. Chasseur de profonds
45. The Giant’s gloryhole
46. 2 chapeaux pointus
47. Pelotée
48. Chars hantés
49. Toriball (boing boing)
50. Livre à déchiré
51. Draveurs
52. Chope Chop Shubshub
53. Terrils esclavagistes
54. Parc à mitraille

Farde 2 :

01. Faisandé
02. Morbid German Sumotori
03. Monorad
04. Golem SS
05. Ol’ FAT James’s Show
06. 3 bonnets
07. Mules1399
08. Cablage
09. Jeu de l’anguille
10. Petite Peste
11. La rondelle du nord
12. Les gnomes
13. Les parapluies de Grimsh
14. Luciole
15. Choucroute et panzerwheel
16. Cortez

Je suis tombé sur un jeu qui me donne foutrement envie de tâter du jeu vidéo : Alder’s Blood. Le graphisme est magnifique, le thème excellent et ça semble amusant à jouer.

J’ai eu une nouvelle idée pour le Ol’ Fat James’s Show. Je pourrais faire comme si c’était des archives sur lesquelles j’ai mis la main. J’écrirais un faux article dans lequel j’expliquerai le concept, le contexte, les idées, la forme, le contenu, le créateur et ajouterais que les podcasts ont disparus. Il ne reste que quelques visuels et les notes qui seraient publiées régulièrement.

Pensée du soir…

Il est 00h45. Mon fils s’est réveillé dans son petit lit vers minuit trente, je l’ai pris avec moi dans le canapé et il vient de se rendormir. Ce petit bonhomme va déjà avoir 8 mois !

Ces satanés projets qui encombrent mon esprit trop étroit. Je ne parviens à en mener aucun à terme (ou presque) par manque de temps et, aussi, car ils ont tendance à perdre toutes saveurs dès lors que j’ai trop joué avec. Quoi que la réalité soit un peu plus nuancée. Car cette abondance d’échappatoires (car c’est bien ce que sont toutes ces idées au fond, des portes vers un ailleurs) me fait souvent du bien. Je ne sais pas trop comment l’expliquer mais j’associe des sensations à chaque concept, bien souvent rassurante et accompagnée d’un brin de nostalgie ou plutôt de romantisme.

Par exemple… un de mes projets s’appelle PELOTÉE. C’est un jeu de plateau qui propose de simuler des parties de balle-pelote explosive en prenant la tête d’une équipe de mutilés. À tous moments, la pelote peut péter à la tronche des joueurs, les estropiant au fur et à mesure des matchs. Il faut gérer ces blessures et, éventuellement, remplacer les membres manquants par des prothèses, travailler sa notoriété pour attirer de nouveau sponsors, imaginer le background de son équipe (membres, style, le local, les sponsors,…). Voilà pour le concept en lui même. Mais ce n’est pas tout. Car, dans sa forme aboutie, le jeu serait accompagné d’autres manifestations sur le plan physique cette foi, qui lui donnerait encore plus saveur. Et c’est là, justement, qu’une sorte d’alchimie opère avec mon être. C’est à ce moment là, quand l’idée rencontre la matière qu’il se passe quelque chose.

Pelotée serait normalement vendu en print and play ou au format papier. Il y aurait les règles, le plateaux et des personnages en papier. Mais…

  • Il y aurait aussi des figurines vendue dans des pochettes surprises (comme les Monster in my Pocket). Mieux encore, ces pochettes seraient uniquement disponibles dans des bars (comme Les Templiers), des bistrots et dans les clubs de balle-pelote.
  • Il y aurait des cartes de pin-ups vintage qui servirait à annoncer les résultats en écrivant sur leurs seins ou sur leurs fesses (directement sur les cartes).
  • Il y aurait un championnat à Charleroi dans les différents café le mardi soir + des séances d’échange et, pourquoi pas, de customisation de figurines.

Croupes, Charleroi, jouet de mon enfance et lieux que j’aime bien. Ce sont des choses qui, lorsque j’y pense, évoque en moi des sensations, des souvenirs et des sentiments agréables. Du coup, des que je pense à Pelotée, j’associe tout ça et y prend du plaisir. J’aime me plonger (mentalement) dans le concept et l’explorer. PELOTÉE est aussi fortement inspiré par La confrérie des mutilés de Brian Evenson.

Le gore et le métal bourrin arrive dans le jeu de plateau et le jeu de rôle. Ça ne m’attire qu’à moitié (le côté métal) mais j’aime bien les illus’ très sombres comme celles de Cryptic Explorers (celui-ci me fait même pensé à BLAME! dont je suis super fan) ou Mork Borg. Je trouve ça amusant, cette percée de l’imagerie Death Métal dans le jeu (et ici) Ça montre aussi qu’il y en a vraiment pour tout le monde et qu’aucune niche n’est à l’abris d’un bon produit bien ciblé et développé intelligemment. Ci-dessous, une vidéo de Cryptic Explorers !

J’ai commencé à chipoter sur un chouette programme qui permet d’animer des personnages en temps réel. Mon but ? Créer une série de podcast animée par une sorte d’alter ego encore plus « rugueux » que moi afin d’y présenter, dans un style très cru, intimiste et minimaliste, tout un tas de trucs que j’aime : Le OL’ FAT JAMES’S SHOW. J’y travaille assez sérieusement. La marionnette virtuelle est créée, les visuels aussi et j’arrive à animer grossièrement la chose. Je pourrais y passer des heures avant de me lancer mais je pense, au contraire, que je vais y aller comme un bourrin, voir ce que ça donne et affiner au fur et à mesure que je me familiariserai avec le programme. L’idée, c’est de pouvoir partager plein de chose rapidement sans avoir à montrer ma tête en vrai. J’essaye de faire quelque chose de très personnel et il faut que je reste naturel. Le personnage est massif, porte un bonnet noir et est assis/debout (je ne sais pas très bien) derrière un pupitre représentant trois larges fessiers. Ça devrait retenir l’attention et me permettre des monologues de fous.

Je pense que je vais poster ces vidéos sur Youtube, mettre l’équivalent sonore sur Soundcloud et les notes (comme Tim Ferris) sur ce blog. Si je veux aller au bout du concept, je dois aussi mettre deux visuels sur Spreadshirt et connecter l’affaire au programme d’affiliation d’Amazon. Ainsi, si l’un de mes recommandations fait mouche et qu’il y a achat, je toucherai une petite partie du bénéfice de ce dernier. Ce qui me permettra d’acheter de nouveaux jeux et de nouveaux livres (à terme et si l’idée à du succès (ce qui, venant de moi, m’étonnerait beaucoup)) dont j’ai vachement envie. J’aimerais vraiment gagner quelques sous par moi même et construire une micro business qui fonctionne. Le but n’est pas de gagner grand’chose mais simplement de réussir à faire tourner quelque chose moi-même. J’ai besoin de réussir.

Je profiterais aussi de cette vitrine pour présenter mes propres créations comme Moule et les dizaines d’idées qui dépérissent dans mes notes fautes de pleins de chose (sans doute un manque de couilles au final).

Je suis aussi tombé sur ce qui me semble être la forme ultime que devrait prendre un livre d’idées avortées. C’est un livre de Arno Scmidt. Une brique de plus de 1500 pages dont le texte est répartit sur trois colonnes avec de petits dessins, des notes supplémentaires. Ce serait parfait pour tous mes concepts et ça formerait le pavé que je rêve d’écrire un jour (et ça permettrait de pas foutre bêtement tout ce que j’ai en tête à la poubelle). Voici le livre en question :

Source : https://helmholtz-hzi.bibliotheca-open.de/Services/Raum-für/Arno-Schmidt

J’arrive aussi tout doucement à la fin de la première étape d’un gros travail d’écriture pour une maison d’édition de jdr française. Il s’agit de l’écriture d’une campagne d’horreur contemporaine en sept scénarios pour un total de 180000 signes. C’est une première pour moi et un excellent exercice qu’un texte aussi long. Mais c’est difficile. J’y travaille depuis longtemps, par petite séance alors que j’ai déjà tout en tête depuis autant de temps. Il faut donc se motiver à avancer. Comme dans tout.

La suite bientôt…

Pensée du soir…

Il est 22h44, la journée a été longue, la semaine a été longue, le mois a été long. Que se passe-t-il ? Sans doute pas assez de choses stimulantes pour l’esprit. Le travail, le travail dans la maison, les tâches routinières, le manque de sommeil, le manque de liard, le manque de temps. Bref… l’est urgent de trouver des solutions pour faire bouger un peu les choses.

J’en envisage des tonnes. Mais aucune ne me semble viable. Des dizaines d’idées comme toujours mais de plus en plus de doute. L’impression profonde que plus personne ne s’intéresse à rien hormis le divertissement facile, la nourriture, la gnole et les voyages. Comment vendre un service ? Comment vendre un produit ? Comment améliorer son sort en réussissant à faire passer quelques deniers d’une poche à une autre, de manière honnête et sans pour autant devoir pomper l’dard de n’importe qui ? C’est à se demander si c’est encore possible. Mais, sans doute, est-ce moi le problème. Mes goûts doivent être trop particulier, mes attentes farfelues, mon impatience trop grande et blablabla.

Merde. C’est devenu comme un défis personnel que d’arriver à gagner quelques sous moi-même (en indépendant j’entends car je travaille pour une entreprise en journée). J’aime bien écrire des jeux, des histoires et dessiner des trucs bizarre mais je me rends bien compte que ce n’est pas cela qui fera sonner les écus avant longtemps. Que faire dès lors ? Je n’ai d’autres compétences qu’en communication, j’ai l’impression de n’intéresser personne et, j’avoue que je n’ai pas vraiment l’énergie de travailler à ma propre promotion après l’avoir fait 5 jours sur 7, 8h par jour pour le compte d’un tiers.  Même écrire ce texte me casse les couilles !

Pensée du soir…

Il est 23h40, Ernest dort à côté de moi dans le canapé. Ce petit diable grandit bien mais est encore fort agité certaines nuits alors, il reste parfois près de papa pour laisser maman se reposer 🙂

† Mes deux premiers livres étant publiés sur Amazon, je me remets à travailler sur Mules1399. J’ai un peu tâté l’un ou l’autre projet mais il faut absolument que je me concentre sur un chantier avant d’en attaquer un nouveau. C’est TRÈS difficile et, à vrai dire, je n’arrive pas à m’y tenir (voir plus loin) mais j’essaie !

Pour rappel, j’avais présenté Mules1399 à l’occasion du Trolls et légendes 2019. Les retours avaient été positifs mais il y avaient tout de même des améliorations à apporter. J’ai mis un peu de temps à trouver des solutions mais ça commence à aller. De plus, j’ai décidé d’ajouter des profils de porteurs qui viendront s’ajouter au jeu de base comme des add’ons sous forme de petites cartes. La feuille de compagnie va aussi évoluer pour pouvoir accueillir ces nouveautés. Voici quelques exemples de cartes et une version test de la feuille de compagnie.

† Je suis en train de cogiter (bien que je ne devrais pas) à un autre jeu : CORTEZ ** ****, un jeu de pirate au temps des charbonnages dans une zone bizarre située au centre d’une fleuve en spirale. Je pose mes idées, dessine des cartes et collecte des images de péniches. Je pense que ça va être rafraîchissant. J’aimerais en faire un jeu de rôle/wargame. À voir.

† Je suis en train de lire le 8ème tome de l’Apprentis Épouvanteur : Le destin de l’épouvanteur. C’est toujours aussi agréable à lire et passionnant. J’ai aussi commandé les tomes 3, 4 et 5 de Gleipnir et j’ai acheté Auztralia.

† Je dois aussi me concentrer sur les travaux de ma maison. Il est grand temps que je finisse !